Antonio & Gabi - La Passion d'un Amour Impossible Index du Forum
Antonio & Gabi - La Passion d'un Amour Impossible
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missycam
Etape 7 - Sous les décombres


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MessagePosté le: Mar 14 Avr - 03:00 (2009)    Sujet du message: La proposition Répondre en citant

Chapitre 14:


Le soleil était couché depuis plusieurs heures déjà quand Antonio s’était à son tour couché, c’est-à-dire il y a 3 heures 43 minutes et des poussières.
Peu de temps après que Gabi ne soit entrée dans sa vie, Antonio avait apprit ce qu'insomnie voulait dire.
Il mettait longtemps à s’endormir, pour être réveillé dans la nuit et se lever que quelques heures à peine plus tard.
Cette nuit n’était pas si différente des autres, à part qu’il s’était relativement vite endormi. Avoir passé cet instant volé avec Gabi l’avait apaisé, cela lui avait permit de modérer ses angoisses au sujet de Francesca et de la cassette. Enfin surtout de Francesca.
Qu’est-ce qui lui avait prit d’aller la voir en premier lieu !? Il espérait quoi après s’être lamentablement jeté à ses pieds, allant jusqu’à lui proposer de coucher avec elle !!
Mon Dieu…. Coucher avec elle…
Et il se disait encore prêtre !

Oui.

Non.

Il ne savait plus.

Une main de femme apparue de nulle part et vint le toucher. Elle le caressait lascivement, faisant naitre de délicieux frissons. Alors qu’elles traçaient le pourtour de ses lèvres, il vint capturer ce doigt si alléchant. Laissant sa langue tourner autour, il ferma les yeux.

Puis il senti le doigt se retirer et être remplacé par une bouche, tendre et accueillante. Il ne pu retenir un soupir d’extase et laissa ses mains se balader sur les contours de ce corps qu’il connaissait par cœur.
Remontant, dans un froissement, la robe il parcouru de ses doigts la peau délicieusement moite et vibrante de sa partenaire.

-Oh Gabi…..

La bataille faisait rage entre leurs deux langues, puis le baiser s’acheva et il ouvrit enfin les yeux.

Et crut défaillir.

-Francesca !?

-Pourquoi vous vous êtes arrêté ?! Ce que vous me faisiez était tellement bon….

Oh Mon Dieu.
Avec un sourire aguicheur elle revint vers lui.

-Je vois que pour vous aussi c’était bon….

Elle le toucha et…….

Il se réveilla et s’assit d’un bond sur son lit. Il était trempé et pantelant.
Seigneur c’était quoi ce rêve !?
Bien sur ce genre de rêves il en avait l’habitude, mais Gabi était au centre de ces rêves d’ordinaire.
Il se frotta les yeux, les traces de sommeil se dissipant. Il avait chaud, beaucoup trop chaud, son cœur battant à tout rompre et il y avait des indices visibles de ce dont il rêvait.

Parfait. Tout simplement parfait.

Il se prit la tête entre les mains, essayant de comprendre.
Cette affaire allait beaucoup trop loin.
Avec le temps, rêver de Gabi ne le dérangeait plus. Il n’allait plus prier pour se faire pardonner d’avoir de telles pensées, de tels rêves à son égard. C’était devenu son petit secret.
Et puis il avait fait l’amour à Gabi et ses rêves avaient prit une tournure bien plus vivante, et les secrets avaient continué, suivi de tant d’autres.

Alors qu’est-ce qui n’allait pas chez lui ? Pourquoi avoir fait ce genre de rêves avec Francesca ?!
Etait-ce à cause de ce qu’il lui avait proposé ? Parce que ces temps-ci elle multipliait ses avances ?

Pourquoi !!?

Ca n’allait pas du tout.
Il était adulte maintenant et ce genre de lubie adolescente ne le concernait plus.
Et puis il avait prononcé ses vœux et du jour où il l’avait fait, il avait emprisonné l’homme. Quand ses rêves avaient commencé la première fois, il s’était justement questionné dessus. Pensant que c’était une manifestation de l’homme trop longtemps cadenassé derrière le col blanc.
Mais à l’époque c’était une femme sans visage, dans ces cas là facile de penser que son corps se rappeler à son bon souvenir juste comme ça.
Et il avait découvert que cette mystérieuse femme était Gabi, et cette révélation avait entrainé encore plus de questions et des réponses dont il ne voulait pas forcément à l’époque.

Etait-ce pareil aujourd’hui ? Non. Pas avec Francesca.

Peut-être que finalement c’était une simple histoire d’hormones et de libido emprisonnée.
Oui ça devait forcément être ça.

Fermant les yeux il fut assailli par des images et des sensations qu’avait provoqué cette femme dont il était sur qu’au début c'était Gabi et qui s’était transformée en Francesca.

Des mains sur lui.

Un doigt sur ses lèvres. Dans sa bouche.

Deux bouches qui se touchent. Deux langues qui se cherchent.

Des doigts qui descendent, toujours plus bas. Qui se perdent dans la moiteur d'un même désir.

Oh oh.

Rouvrant subitement les yeux, il ne put empêcher le rouge de lui monter aux joues.

Il avait l’impression de se retrouver dans les premiers méandres de l’adolescence.

Bien sur que ces sensations amèneraient certaines réactions. Il posa les pieds sur le sol, se débarrassa de son short qui ne cachait rien de sa splendeur, et se dirigea vers la douche.
Une douche froide, voilà ce dont il avait besoin pour se remettre les idées en place.
L’eau s’abattit sur lui et il soupira d’aise. Malheureusement, l’eau qui aurait du être froide ne l’était pas.
Il ferma alors de nouveau les yeux, conscient de ce qu’il allait retrouver, et qui ne se fit pas attendre.
Deux petites mains se glissèrent dans son dos et vinrent l’encercler.

-Gabi…..

Et toujours les yeux clos, il laissa sa propre main faire son travail.

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MessagePosté le: Mar 14 Avr - 03:00 (2009)    Sujet du message: Publicité

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missycam
Etape 7 - Sous les décombres


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MessagePosté le: Jeu 23 Avr - 16:26 (2009)    Sujet du message: La proposition Répondre en citant

Chapitre 15 :


Gabi s’impatientait, ça faisait déjà plusieurs jours qu’elle avait parlé des cassettes trouvées dans la chambre de Francesca à Antonio, et depuis pas de nouvelles. Elle l’avait appelé une dizaine de fois mais il trouvait toujours une excuse pour abréger leur conversation, ou alors elle tombait sur sa messagerie.

Quelque chose n’allait pas, elle le savait mais ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. C’était revenu comme à l’époque où il l’évitait par tous les moyens à cause de ses rêves.
Elle ne savait pas ce qu’il avait mais il fallait que ça cesse, ils avaient d’autres problèmes à gérer sans qu’il n’en rajoute un autre. Elle se décida alors à aller le voir à la mission.
Arrivée à Saint-Josef elle le repéra dans les jardins, et quelque chose la frappa. Il avait l’air triste, triste et abattu.
Il était debout et contemplait une rose qu’il avait en main, et son cœur se serra à sa vision.

Qu’est-ce qui pouvait bien se passer dans sa tête ?!

Cet homme pouvait être un tel mystère parfois, alors qu’elle le connaissait par cœur. Quel doux paradoxe.

-Antonio ?

-Je savais que tu étais là.

Il lui fit face, souriant légèrement.

-Est-ce que ça va ?

Son silence et son comportement l’inquiétait légèrement. Il regarda une nouvelle fois la rose.

-Oui. Je pensais.

-A quoi ?

-Je me disais juste que parfois j’aimerai pouvoir t’offrir un bouquet de fleurs, ou même une simple rose.

Son cœur se brisa en plusieurs morceaux en l’entendant dire cela. Elle aimerait ça elle aussi.

-Oh Antonio….

Elle alla alors se lover dans ses bras, et il la serra à l’en étouffer.

-Je suis désolé Gabi.

-De quoi ?!

Elle fronça les sourcils.

-Antonio qu’est-ce qui ne va pas ?

Il sourit d’un sourire ironique.

-Rien, tout. A toi de choisir.

Qu’est-ce que ça voulait dire ? Antonio n’était pas du genre à se laisser abattre de la sorte.

-Antonio ?

-C’est rien Gabi. J’ai juste passé une mauvaise nuit.

-Tu n’as pas réussi à trouvé le sommeil ?

Il rit.

-On peut dire ça comme ça.

Elle s’écarta de lui et lui sourit tendrement.

-Antonio donne-la moi.

-Quoi ?

-La rose. Offre-moi une rose.

Il lui sourit alors, elle ne cessera jamais de l’émerveiller.

Il lui offrit la rose, qu’elle huma en fermant les yeux. Elle avait envie de pleurer.

-Merci.

Son pouce vint s’écraser sur sa joue, balayant la larme amère qui s’y trouvait.

-De rien.

Ils se sourirent tendrement, puis il changea de sujet, il le fallait.

-Tu venais pour quelque chose de précis ?

-Non. Oui. En fait je me demandais si tu avais repensé à notre conversation.

Il fronça les sourcils, il n’y avait pas qu’un sujet de conversation entre eux, Dieu sait que ça aurait été plus simple sinon. Quoiqu’en ce moment Francesca occupait beaucoup le devant de la scène.

Francesca….. Il détourna les yeux.

-A quel propos ?

-De Francesca. Enfin des cassettes que j’ai aperçues dans sa chambre. Tu pourrais trouver un moyen de l’occuper un peu ?

Oh Seigneur pas ça !

-Non !!

Elle le regarda étrangement.

-Antonio…. ?

Merde !

-Je suis désolé, c’est que….

-Elle est revenue te voir c’est ça ?

-Oui. Enfin non.

On ne pouvait pas dire qu’une apparition dans un rêve, aussi agréable soit-il, était une visite réelle.

-Antonio qu’est-ce qui se passe ?

-Je te l’ai dit j’ai mal dormi.

Il fuyait son regard et ça ce n’était jamais bon signe.

Elle voulu faire un geste tendre mais il était en tenue cléricale, et ils étaient à la mission, dans les jardins certes, mais à la mission tout de même. Elle s’abstint donc.

Il était puéril et il le savait, et son refus catégorique était en train d’inquiéter Gabi en plus, mais « d’occuper Francesca » comme elle disait, n’était, selon lui, pas une bonne idée.

Comment la voir, et la distraire le temps qu’il fallait, alors que la nuit dernière il lui faisait…..

Oh Seigneur……

-Antonio ?

Il revint sur terre.

-Oui ?

-Pourquoi tu ne veux pas le faire ? Tu l’as dit toi-même on ne peut pas faire autrement. Il faut qu’on sache ce que contiennent ces cassettes, et voir si celle où on nous voit faire l’amour est là bas.

-Je sais.

Il soupira.

-Je vais le faire. Tu as raison on n’a pas le choix.

C’était dingue quand même. C’était lui qui l’avait convaincue de le laisser s’occuper de Francesca et maintenant il s’en voulait d’avoir même évoqué cette solution. Il espérait seulement qu’il pourrait se contrôler et que des images fugaces ne feront pas leur apparition dans son esprit.

-Tu es sur que ça va aller ?

Il lui remit tendrement une mèche de cheveux derrière l’oreille.

-Oui, j’en suis sur.

Dieu ce qu’il crevait de l’embrasser à cet instant.

Elle le regarda, soulagée.

-Merci.

Elle quitta le jardin, et Antonio, serrant précieusement la rose près de son cœur.

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missycam
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MessagePosté le: Jeu 23 Avr - 16:27 (2009)    Sujet du message: La proposition Répondre en citant

Chapitre 16 :


Gabi avait du mal à contrôler les battements de son cœur. Inspirant profondément et soupirant, elle ouvrit la porte de la chambre et referma derrière elle.

Ca y’était, elle se retrouvait sur les lieux du crime, enfin pas tout à fait. La chambre de Francesca….
Francesca était avec Antonio à cet instant précis…. Elle secoua la tête pour chasser ses pensées, et s’activa pour retrouver le carton de cassettes en espérant que Francesca n’avait pas eu la brillante idée de le déplacer.
Il n’était pas visible, mais se souvenant l’avoir vu près du lit, elle alla voir en dessous.

Alléluia !

Il était bien là. Elle dénombra six cassettes en tout.

Grand Dieu mais qu’est-ce que Francesca pouvait bien faire de toutes ces cassettes !?

Elle espérait qu’elle ne faisait pas chanter d’autres personnes. Quoiqu’avec cette femme on pouvait s’attendre à tout, la preuve.
Elle soupira. Il fallait se mettre à la tache, elle prit donc la première cassette et l’inséra dans le magnéto.

L’image floue du début fit place à une jeune fille blonde coincée dans…. la porte de garage…

What the….

C’était Scream.

Gabi mit en avance rapide, au cas où Francesca aurait eu la bonne idée de caler Antonio et elle faisant l’amour entre deux scènes de meurtre sanglant….

Finalement il n’y avait que ce film sur cette cassette….

Elle prit la seconde cassette en craignant le pire. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant un épisode des Simpsons, qu’elle avança rapidement, excédée.

Où tu as mit cette foutue cassette Francesca !?

Prenant son mal en patience, elle mit en marche la troisième cassette. Alors là c’était…..

Une femme à moitié dévêtue faisait des avances plus qu’explicites à un pauvre pilote d’avion. Et le dit pilote venait de perdre sa chemise en plus de son pantalon !

Gabi explosa de rire. Francesca louant un film pour adulte ça avait quelque chose de vraiment comique.

Un sourire aux lèvres, elle avança le film.
Qui sait elle apprendrait peut-être une chose ou deux. Ce ne fut, évidemment, pas le cas.
Sortant la cassette du magnéto, elle poussa un long soupir désespéré, se demandant si finalement Francesca avait bien la cassette ici.

En mettant en route la quatrième cassette, elle espérait que cette fois ça serait la bonne.

Manque de chance c’était une espèce de documentaire animalier sur la vie sexuelle des animaux sauvages. C’était bien sa veine ça !

Tu ne serais pas en train de te fiche de nous Francesca !?!?!

Non mais qu’elle besoin elle avait de savoir ce qui se passait dans la vie sexuelle de tout le monde celle là ?!

Gabi croyait rêver, même en mettant « avance rapide » la cassette semblait ne pas avoir de fin, d’ailleurs à plusieurs reprises elle dut détourner le regard. Voir des rhinocéros y aller comme des lapins ça avait un coté dérangeant.

Elle s’assit sur le lit.
Confortable.
Elle se mit soudain à se demander comment se serait de faire l’amour avec Antonio dans un lit.

Ma pauvre fille tu délires là ! Voilà ce que c’était de regarder ce genre de documentaire et de fantasmer sur un homme inaccessible en même temps.

N’empêche ce lit était vraiment accueillant…..

Oui et pourquoi pas sur la table, dans la douche et contre la porte pendant qu’on y était !!

Ricardo.


Elle était fiancée à Ricardo.
Elle souffla, se disant que ce soir elle allait préparer quelque chose de romantique, qui le ravirait et qui à coup sur leur ferait finir la soirée au lit, et elle en avait bien besoin.
Elle mit de coté le sentiment de remord qui venait d’apparaitre, comme à chaque fois qu’elle était intime avec Ricardo.
Il était libre, Antonio ne l’était pas.
Et puis elle aimait Ricardo, peut-être pas de la même manière qu’elle aimait Antonio, mais elle ne voyait pas le mal qu’il y avait à faire en sorte que son couple marche.
C’était bien pour ça qu’elle se retrouvait dans la chambre d’hôtel de Francesca non ?!
Et puis ils allaient se marier….

Son portable se mit alors à vibrer, elle avait reçu un message.

Antonio. Il lui disait que ça ne s’était pas passé comme prévu et que Francesca allait arriver d’une minute à l’autre.

Génial !

Comme si elle avait besoin de ça.
Elle appuya comme une enragée sur la touche « avance rapide » mais elle était déjà au maximum. Puis un clic se fit entendre et la cassette sorti.
Bon toujours pas de vidéos sous des décombres.
Elle regarda le cartons et vi qu’il ne lui restait que deux cassettes mais elle n’avait pas assez de temps. Elle les mit dans son sac, regarda si elle n’avait pas trop dérangé la chambre et s’éclipsa.
Elle sorti son portable pour prévenir Antonio qu’elle était partie mais qu’elle avait avec elle deux des cassettes quand elle percuta quelqu’un.

-Gabi !

Elle releva la tête.

-Francesca….

-Qu’est-ce que vous êtes venue faire par ici ?

Gabi ouvrit la bouche.

-Attendez laisser moi deviner. Vous êtes encore venue me menacer de ne pas approcher votre amant !?

-No… Oui, c’est tout à fait ça.

Merci Francesca !

-Vous n’étiez pas là donc je suis repartie et maintenant je n’ai plus le temps.

Et elle prit la poudre d’escampette, laissant derrière elle une Francesca pantoise et ayant subitement l’impression d’avoir dit une bêtise.

-Gabi ??????

Trop tard, elle était déjà loin. Peu importe, de toute façon elle avait d’autres projets hautement plus important.

Gabi arriva au loft plus vite qu’elle ne le pensait. Elle réfléchissait à la soirée romantico-surprise qu’elle allait préparer à Ricardo, et il fallait aussi qu’elle téléphone à Antonio pour le tenir au courant.
L’appeler n’était pas une bonne idée, elle lui enverrait un texto, cela semblait plus sur.
Et c’est avec un sourire sur le visage qu’elle ouvrit la porte.

-Ricardo !

Son sourire s’agrandit.

-Comment ça….. Oh Antonio.

Elle eut du mal à cacher sa surprise, ce qu’Antonio remarqua immédiatement.

-Bonsoir.

-Qu’est-ce que tu fais là ?

Ricardo vint l’accueillir comme il se devait, c’est-à-dire en l’embrassant.

-Je l’ai invité.

Génial !

-Ca ne te dérange pas ?

Elle baissa les yeux mais les releva bien vite, souriant.

-Non pas du tout. Au contraire.

Et alors que dans une conversation silencieuse elle faisait comprendre à Antonio que tout allait bien et qu’elle lui en parlerait plus tard, elle vit du coin de l’œil Ricardo déposer son sac près de l’entrée, une des cassettes dépassant.

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missycam
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MessagePosté le: Jeu 23 Avr - 16:29 (2009)    Sujet du message: La proposition Répondre en citant

Chapitre 17 :



Antonio referma la porte de sa chambre, s’adossant dessus il soupira. La soirée avait été particulièrement éprouvante. Regarder son frère avec Gabi, le regarder lui sourire, la toucher, l’embrasser, avait été un calvaire interminable.

Heureusement il était dans sa chambre à présent et pouvait enfin souffler. Il avait bien vu que Gabi semblait mal à l’aise à cause de l’excès de démonstration de la part de Ricardo, et elle semblait aussi être sous pression.

***

Quand un coup de fil se fit entendre, leur laissant un petit peu de temps seuls, Gabi pu lui dire que sur les six cassettes elle en avait visionnés quatre et qu’elle n’avait pas trouvé la leur.

-Et où se trouvent les autres ?

-Ici.

-Comment ça « ici » ?!

-Dans mon sac.

Antonio repéra le dit sac et découvrit stupéfait qu’une des cassettes allait en tomber.

-Gabi il faut…..

-Je sais. Antonio je ne peux pas les garder ici, il faut que tu repartes avec.

-Quoi !?

-Il faut……

-Qu’est-ce que vous complotez tous les deux ?

Ils sursautèrent à l’unisson.

-Rien !

Ricardo sourit.

-Je sais Gab’.


-Qui c'était?

-Le poste, je dois y passer tout à l’heure.

-A cette heure ?!

-Ouais.

-Il se fait tard de toute façon, je vais vous laisser.

-Non Antonio.

Ricardo et Antonio la regardèrent bizarrement, elle se reprit alors.

-Je veux dire qu’on n’a pas encore prit le café et…..

-C’est pas grave, crois moi je reste très bien éveillé sans.

Ricardo quant à lui, était plutôt content que son frère parte maintenant, cela lui laissait plus de temps en tête à tête avec Gabi.

-Bon passez une bonne soirée tous les deux.

-Antonio attends !

Il se retourna, surpris.

-Tu as oublié tes cassettes.

-Mes cass…..

Elle lui fit les gros yeux.

-Ah oui ! Merci.

Des vidéos ?! Antonio !?

Ricardo trouva ça étrange.
Qu’est-ce qu’ils avaient tous avec les vidéos ?
Il y a quelque temps déjà Francesca lui avait également parlé d’une cassette, mais il préféra ne rien dire.
Plus vite Antonio serait parti, plus vite il aurait Gabi pour lui tout seul.

-Bonne soirée frangin !

Gabi lui fit un sourire désolé et eu envie de le prendre dans les bras, ce qu’elle fit, au grand étonnement d’Antonio.

Il la serra contre lui, et lui déposa un rapide baiser dans les cheveux, et Gabi se dit que finalement elle n’était plus certaine de vouloir faire des galipettes avec Ricardo ce soir.

***

Antonio se regarda dans le miroir et s’aspergea d’eau. Il n’y avait pas eu que la soirée de fatigante, son entrevue avec Francesca l’avait été tout autant, pour d’autres raisons.

Il lui avait demandé de passer à la mission en fin de journée, et il en était encore à se demander ce qu’il pourrait lui dire quand elle arriva.

-Bonjour mon prêtre préféré !

Elle lui sourit d’un grand sourire charmeur.

-Francesca.

- Alors pourquoi voulez-vous me voir ? Je vous manque déjà ?!

Il soupira. Qu’est-ce qu’il était censé répondre à ça ?!


– Oh non Francesca pas du tout, à vrai dire je vous ai vu cette nuit dans un rêve de mes rêves, plus ou moins érotique d’ailleurs….. –

-Allo Ralph, ici Meggie !

-Pardon ?

-Rien. Alors… ?

Antonio était de plus en plus mal à l’aise. Ca le dérangeait de lui parler ici, dans son bureau.

-Pas ici.

-Oh « pas ici ». Seriez-vous d’humeur coquine Mon Père ?

Il l’emmena à sa suite dans les jardins de l’église, puis il contempla un instant le sujet à aborder. Il inspira profondément tout en admirant le paysage.

-C’est beau n’est-ce pas ?

-De quoi ? Les roses ?!

Elle eut un petit rire.

-Antonio de quoi vouliez-vous vraiment me parler ?

Merde !

-Je….. C’est à propos de ce que je vous ai proposé.

-Ah ça y’est les remords tapent à la porte.

-Non. Enfin oui. Je voulais m’excuser.

-Et pourquoi ça ? Parce que vous avez osé émettre une telle suggestion ou parce que finalement vous y avez réfléchi ? Réellement réfléchi.

Antonio ne sut que répondre, parce qu’il l’admettait ou non, il y avait bel et bien pensé.
Elle vit qu’elle avait sans doute vu juste et prit confiance. S’avançant vers lui, elle lui prit la main et la lui caressa.
Il ferma les yeux, voyant ses propres mains lui faire des choses…. Il les rouvrit aussitôt.

-Alors Antonio, avez-vous quelque chose à me confesser ?

-Francesca arrêtez !

-Arrêter quoi ? Je ne fais que poser une innocente question.

Elle lui sourit alors.

-Moi j’ai quelque chose à confesser. J’ai envie de vous embrasser, ici et maintenant.

Antonio recula d’un pas, son air prédateur ne présageait rien de bon.

-Et quelque chose me dit que vous ne diriez pas non.

-Vous délirez.

-Vous croyez ?!

Pour prouver qu’elle avait raison, elle posa la main qu’elle tenait sur sa taille et s’approcha doucement de lui.

-Stop !!

Antonio la repoussa fermement. Il ne pouvait pas faire ça à Gabi.

Il ne savait pas ce qui clochait dernièrement avec lui mais une chose était sûre, il voulait être un bon prêtre mais en même temps il ne pouvait s’empêcher d’aimer Gabi, et il ne voulait pas ruiner leur vie à eux deux. A eux trois, si jamais Ricardo venait à savoir ce qui se passait.
Aimer Gabi était une chose, désirer Francesca en était une autre. Il ne pouvait pas faire ça.

-Dites moi quelque chose. Pourquoi vous laissez-vous aller avec cette chère Gabi mais pas avec moi.

-Francesca combien de fois vais-je devoir vous répéter que Gabi et moi ne sommes pas amants….

Il soupira d’impuissance. Même à ses propres oreilles ses mots sonnèrent faux.

-Le nombre de fois nécessaire pour que je vous crois, et ce n’est pas prêt d’arriver. C’est de faire des infidélités à votre maitresse qui vous fait peur Antonio ?

-Je suis prêtre, ma vie est dédiée à Dieu, et c’est à lui, plus qu’à quiconque, que les infidélités seraient faites si jamais…..

Mon Dieu mais qu’est-ce qu’il racontait !?

Il était déjà infidèle à Dieu. A cause de Gabi. Et c’est bien elle qu’il pensait tromper si jamais Francesca arrivait à ses fins.
Elle vit qu’encore une fois elle avait touché une corde sensible. Elle ne savait pas exactement pourquoi Antonio l’avait appelé mais elle avait autre chose que ça à faire, et elle aurait tout le temps de le pousser à bout un autre jour.

-Merci pour cette conversation fort divertissante Antonio, mais je vais devoir vous quitter.

-Mais….

-Ne vous inquiétez pas, je me rappellerai à votre bon souvenir en temps voulu.

Elle lui mima un baiser avant de tourner les talons.

Re-Merde !!

Il espérait que Gabi avait eu assez de temps pour trouver la cassette, parce qu’honnêtement il ne pouvait pas retenir Francesca plus longtemps sans que cela ne dérape d’une façon ou d’une autre.

Il sorti son portable et envoya un message à Gabi.

***

Il était couché dans son lit, se tournant dans tous les sens, le sommeil le fuyant, et le pire dans tout ça c’est qu’il était épuisé. S’il fermait les yeux il n’était pas sur de trouver un sommeil sans rêves ou au contraire de retrouver sa double vie.

Il regarda alors les cassettes posées négligemment sur la table.

Oh Seigneur !!

Il ferma les yeux, essayant de ne penser à rien et de trouver le sommeil. A coup sur il se réveillerait demain encore plus fatigué qu’il ne l’était déjà.

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MessagePosté le: Jeu 23 Avr - 16:31 (2009)    Sujet du message: La proposition Répondre en citant

Chapitre 18 :



Après un coup de fil express passé à Gabi, il se rendit au loft.


-Salut.

Il baissa les yeux. Pour une raison inconnue il n’était pas à l’aise, elle le remarque de suite.

-Entre je t’en prie.

-Où est Ricardo ?

-Là où il passe le plus clair de son temps, au poste.

Il fronça les sourcils.

-Gabi ça va ?

-Oui.

Elle ne voulait pas lui expliquer la raison de son agacement. Hier soir, après son départ, Ricardo avait été plus que pressent pour avoir un tête à tête charnel avec elle, et bien qu’elle y avait pensé plus tôt dans la journée, hier soir ne lui avait pas semblé être le bon moment, et ça c’était terminé par une légère dispute.
Secouant la tête, elle re-concentra son attention sur l’homme en face d’elle, l’homme qu’elle ne pouvait s’empêché d’aimer.

-Tu as les cassettes ?

-Oui, il fallait à tout prix que je les sorte du presbytère.

-Je suis désolée.

-Tu n’as pas de raisons de l’être.

Il ne lui parla pas de la crise d’angoisse qui l’avait prit cette nuit, à 3 heures du matin, ni du fait qu’il lui en avait voulu durant un court instant.
Elle lui prit la première cassette et l’inséra dans le VCR. Des bijoux apparurent sur l’écran. Francesca avait du filmer l’objet de son prochain coup. Gabi regarda Antonio en lui demandant s’il reconnaissait ces bijoux, il lui répondit par la négative, elle avança alors rapidement la cassette.
Antonio soupira, si cette cassette n’était pas la bonne, ça voulait dire que celle qu’il avait en main avait de bonne chance de l’être.

-Bon ce n’est pas celle là. Passe-moi l’autre s’il te plait.

Il lui passa la dernière cassette, les mains tremblantes, n’étant plus sur de vouloir la mettre en marche.

Gabi souffla pour se donner du courage.

-La dernière cassette. Notre dernière chance.

Elle introduisit la cassette dans le magnéto, et se retourna vers Antonio, anxieuse.

Après quelques secondes d’attente, ils apparurent sur l’écran.

*Elle était en train de le débarrasser de son éternel col blanc.*

Ils savaient tous deux ce qui venait après.

*Elle lui ouvrit la chemise, s’abaissa et lui embrassa le torse, puis remonta vers le cou et trouva enfin sa bouche.*

Bien que connaissant par cœur la suite, ils ne purent détacher les yeux de la télévision.

*Il la retourna fermement, passant ainsi derrière elle, et lui embrassa le cou alors qu’il défaisait, une à une, ses bretelles. Alors qu’il la débarrassait de son haut, elle se retourna dans ses bras et captura à nouveau ses lèvres, insatiable.*

Un murmure rauque se fit entendre.

-Hum je crois qu’on l’a trouvé.

Gabi eu du mal à répondre.

-Oui, on l’a trouvé.

Ni l’un ni l’autre ne fit de mouvements pour arrêter l’enregistrement. Les yeux de nouveau rivés sur l’écran, ils virent Antonio l’allonger sur une couverture, qui par bonheur se trouvait là.

*Il se baissa pour l’embrasser, laissant ses mains errer là où elles le désiraient. Son corps était devenu sa possession et il commençait seulement à l’apprivoiser. Quand il sentit Gabi s’arquer sous lui à la recherche de plus de contact, il délaissa ses lèvres pour que sa propre bouche vienne à la rencontre de ses trésors cachés. Il apprit alors qu’elle n’était pas insensible aux caresses apportées à sa poitrine, qu’elle était légèrement chatouilleuse près du nombril et qu’elle était des plus réceptives quand il descendait plus bas.*

Gabi détourna quelques secondes le regard, gênée de se voir ainsi exposée, dans tous les sens du terme, et malgré tout fébrile de se voir, elle et Antonio faisant l’amour.

*Elle le fit remonter à sa hauteur, l’embrassa tendrement et le regarda dans les yeux, lui signalant qu’elle était prête. Il comprit le message et s’introduisit doucement en elle. Elle laissa échapper un soupir, et il se mit alors à bouger. Doucement au début puis lorsqu’elle vint à l’encontre de chacun de ses coups de reins ils se mirent à se mouvoir de plus en plus rapidement. Des râles, des gémissements, des cris et des respirations haletantes se mélangèrent dans le silence qu’entourait ce couple faisant l’amour dans les décombres.*

Gabi se précipita vers Antonio et lui arracha la télécommande des mains, mettant sur pause.


Elle et Antonio, figés sur l’écran, s’embrassant pendant qu’ils étaient toujours unis.

-Je….. Il faut qu’on la détruise !


Antonio n’eu aucune réaction, il regardait toujours l’image qui était devant lui.

Gabi et lui.

Lui et Gabi.

-Antonio tu m’entends ?!

Elle posa la main sur son bras, le faisant revenir sur terre.

-Quoi ?

Elle comprenait. Bien sur qu’elle comprenait, elle était dans le même état que lui. Quoiqu’un petit peu plus lucide, ça n’était pas la première fois qu’elle voyait la cassette, enfin la dernière fois elle n’avait eu qu’un petit aperçu.
Dieu sait que l’intégralité était…..

-Je te disais qu’il fallait détruire la cassette.

-Pourquoi ?

-Pourquoi….. Pourquoi nous devons la détruire !? Antonio !!!!

-Pardon. Oui, oui, je…. Il faut s’en débarrasser.

-Bien.

Il avait du mal à se concentrer sur autre chose que le spectacle dont il venait d’être témoin, et dont à l’époque, il avait été l’acteur.

Se revoir lui et Gabi, intimes, avait déclenché une myriade d’émotions, son cœur battait plus vite que jamais et son corps…. Son corps la désirait comme jamais il ne l’avait désiré jusqu’à maintenant.

-Il faut que……… La salle de bain !

Il allait pratiquement courir pour atteindre la salle de bain sauf que Gabi, bien qu’ayant une idée de ce qui le dérangeait, ne put s’empêcher de se mettre en travers de son chemin, l’empêchant de passer.

-Gabi qu’est-ce que tu fais ?

-Ca se voit non !?

-Laisse-moi passer.

-Non.

-No… Quoi ?!

-Antonio il faut qu’on parle.

-Gabi crois moi ce n’est pas le moment.

Elle le regarda dans les yeux puis laissa son regard descendre.

-Je crois au contraire que c’est le bon moment.

-Gabi……

-Ce qui est sur cette cassette…..

Ils se tournèrent tous les deux vers l’écran.

-Est encore en train de se produire.

-Quoi ?! Gabi on n’a pas….

-Je sais, mais je ne parle pas de ça, enfin pas totalement. Le fait qu’on en ait tous deux envie, encore, montre….

-Tu vas te marier à mon frère. JE suis supposé te marier à mon frère.

-Je sais, et TU es prêtre. Cela ne nous a jamais empêché de, d’avoir les sentiments que nous avons l’un envers l’autre.

Il baissa les yeux, se sentant alors coupable de l’avoir presque trahi avec Francesca.

-Gabi il faut que je te dise quelque chose.

-Je sais déjà ce que tu vas me dire.

Elle lui sourit et il grimaça.

-Je ne pense pas. C’est à propos de Francesca.

Elle déchanta rapidement.

-Qu’est-ce qu’elle a encore fait ?

-Ce n’est pas elle, c’est moi.

-Qu’est-ce qui se passe ?

Elle retint sa respiration, ayant peur de la réponse.

-Je crois que…..

Des soupirs de plaisir se firent de nouveau entendre dans la pièce. La cassette s’était remise en marche.

Il ferma les yeux, les rouvrit et se dirigea vers le magnétoscope pour en sortir la cassette, tout troubles étant oubliés.

-Gabi il s’est passé quelque chose. Avec Francesca.

Elle releva vers lui des yeux agrandis par la peur....

-Qu’est-ce qui se passe ici ?

Ricardo venait de rentrer. Les trouvant figés, se défiant du regard, il se dit que quelque chose d’important avait du se passer. Gabi passa d’Antonio à Ricardo sans pouvoir prononcer le moindre mot. Antonio se décida alors à détacher son regard d’elle.

-Il ne se passe rien.

Ceci sembla sortir Gabi de sa torpeur. Elle se dirigea alors vers la porte, mais Ricardo fut plus rapide et vint lui bloquer le passage.

-Ricardo laisse moi passer.

-Non.

Elle le regarda, énervée.

-J’ai besoin de prendre l’air !

-Non.

Il regarda tour à tour son frère puis Gabi.

-Il y a quelque chose que vous me cachez tous les deux, et je veux savoir ce que c’est. Maintenant.

Gabi leva vers lui des yeux suppliant. Il fallait qu’elle sorte.

-Tu ne sortiras pas d’ici tant que je ne saurai pas ce qui se passe Gabi.

Il regarda alors son frère.

-Et c’est pareil pour toi Antonio.

Gabi et Antonio soupirèrent ensemble, se regardant, une même pensée traversant leurs esprits.

Que faire maintenant ?!

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MessagePosté le: Dim 3 Mai - 14:38 (2009)    Sujet du message: La proposition Répondre en citant

Chapitre 19 :



-Alors ? J’attends, pourquoi vous êtes vous disputés cette fois ?


Après un dernier regard à Gabi, Antonio se lança.

-Nous ne nous sommes pas disputé Ricardo.

-La scène que j’ai interrompue en rentrant disait le contraire.

-On était…..

Ricardo remarqua seulement la cassette qu’Antonio avait en main, il devenait de plus en plus soupçonneux.

-D’accord c’est quoi cette histoire de cassette encore !?

Gabi sursauta. Les cassettes…. La cassette qu’Antonio tenait…..

-Ce n’est rien !

-Oh non Gabi tu ne vas pas t’en tirer comme ça cette fois. Qu’est-ce qu’il y a dessus ?

Antonio profita du manège que faisait Gabi à Ricardo pour s’emparer de la seconde cassette.

-Rien ! Il n’y a rien d’important dessus.

-Tu en es sûre ?!

-Bon ça suffit Ricardo arrête de la questionner comme si elle faisait parti de tes suspects ! Si tu tiens tant que ça à savoir ce qu’elle contient on va la regarder.

Gabi senti une vague de panique l’envahir.
Mais qu’est-ce qu’il faisait nom de Dieu !?!?

-NON !

Ricardo et Antonio se retournèrent d’un seul mouvement.

-Gabi….. ?

Elle ne comprenait plus du tout ce qui se passait, mais le sourire avenant d’Antonio lui fit comprendre qu’il avait un plan, elle s’en remit donc à lui, comme souvent.

-Rien. Vas-y Antonio.

Il acquiesça et se dirigea vers le magnétoscope. La vidéo démarra et des bijoux en gros plan apparurent.

-Qu’est-ce…..

Gabi écarquilla les yeux de surprise.

Très malin Antonio !
Antonio prit la parole avant qu’elle n’ait pu le faire.

-Ricardo ce n’est pas ce que tu crois. C’est à Francesca !

De dire que Ricardo était surpris était un euphémisme.

-Qu’est-ce qu’elle a avoir là dedans ?

Oui bonne question. Antonio qu’est-ce que tu vas raconter !?

Gabi commençait sérieusement à s’inquiéter.

-Je ne vais pas te dire comment, mais j’ai su qu’elle préparait un nouveau coup et j’ai voulu prendre les devants.

-En faisant quoi ?

-Je suis allé la voir, je lui ai parlé et elle m’a remit cette cassette.

Après un temps de flottement, cette explication eut l’air de convaincre Ricardo. Décidemment il était devenu un très bon menteur avec le temps. Ricardo se retourna alors vers Gabi.

-Gabi pourquoi tu ne voulais pas que je connaisse le petit secret de mon frère ?

-Pardon ?

Il lui sourit.

-Tu avais peur que je m’en mêle et lui fasse la leçon ? Tu sais Gab’ je ne suis pas toujours flic.

Il se retourna de nouveau vers son frère.

-Tu as bien fait Antonio, ça va sans doute lui éviter pas mal d’ennuis. J’irai rendre une petite visite à mademoiselle Vargas pour être sur qu’elle a bien comprit cette fois.

Gabi et Antonio se regardèrent, ce n’était pas bon pour leurs affaires ça.

-Ricardo je ne pense pas que ça soit une bonne idée, j’irai la voir si tu veux….

-Pourquoi….

-En me remettant la cassette elle m’a fait promettre de n’en parler à personne, ce que je n’ai visiblement pas fait, et elle le saura si elle te voit débarquer. Et puis elle n’a commit aucun crime donc tu n’as pas d’excuse valable pour aller la voir.

Et c’était vrai, Ricardo laissa alors tomber l’argument. La police de Sunset avait déjà beaucoup à faire sans s’occuper de Francesca Vargas qui, pour une fois, n’avait commit aucun délit.

-Ok Antonio mais je te préviens que si jamais il y a un vol de bijoux tu seras tenu à moitié responsable.

Ils partagèrent tous un rire, léger pour un et libérateur pour les deux autres.

Problème Ricardo réglé.
Souriant, Antonio rajouta.

-On m’a toujours dit que ma bonté me perdra !

-Je crois bien que c’est vrai frangin ! Tu veux une bière ?

Antonio regarda la cassette, puis Gabi et encore la cassette.

-Non, j’ai encore plein de travail.

-Ok il y en a pour qui le travail ne fini jamais !

Et avec une tape dans le dos et un sourire il disparut dans la salle de bain. Fermant les yeux il soupira.

-Merci Antonio.

Il les rouvrit.

-De quoi ?

-D’avoir trouvé une histoire convaincante si vite.

Il grimaça légèrement, il avait encore mentit, il ne semblait faire que ça ces derniers temps.

-Je n’avais pas le choix, il aurait tout découvert sinon. Gabi il faut se débarrasser de cette cassette au plus vite.

-Je sais, la prochaine fois il risque de ne pas être si prompt à nous croire.

Les yeux d’Antonio s’assombrirent.

-Il n’y aura pas de prochaine fois.

Elle le regarda, la détermination qu’elle y voyait la fit frissonner.

-Je sais.

Ne sachant tous deux de quoi ils parlaient vraiment, ils essayèrent en tout cas de se convaincre du bien fondé de leur conviction. Antonio s’éclipsa alors avec les deux cassettes, cassettes qu’il était venu lui confier à l’origine. Il sourit devant la triste ironie.
Ricardo sorti de la salle de bain quelque peu soucieux.

-Antonio est parti ?

-Oui tu sais il n’aime pas rester loin de son église.

-Ouais.

Gabi vu que quelque chose le tracassait.

-Qu’est-ce qu’il y a ?

-Pourquoi est-il venu ici pour te montrer cette vidéo ?!

-Quoi !?

-Gabi je sais que c’est ton meilleur ami mais je trouve ça étrange qu’il vienne te voir pour une histoire de ce genre là, surtout que je vous ai tous les deux mit en garde contre Francesca.

Aie.

-C’est de ma faute. Je suis désolée, je voulais juste l’aider.

Il vit qu’il était peut-être allé trop loin. S’approchant d’elle, il l’embrassa.

-Gabi ce n’est pas grave, mais si tu veux l’aider la prochaine fois tu lui dis de s’éloigner de cette femme d’accord.

Elle acquiesça contre lui, parce que selon elle, il fallait également qu’il s’éloigne à tout prix de Francesca Vargas.

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MessagePosté le: Lun 4 Mai - 15:57 (2009)    Sujet du message: La proposition Répondre en citant

Chapitre 20:



Antonio était de retour à la mission, rentrant dans sa chambre il souffla un bon coup. Il était toujours en possession de la cassette, avec Gabi ils s’étaient pratiquement grillés auprès de Ricardo et maintenant plus que jamais il devait parler à Francesca.
De s’être pratiquement fait surprendre par Ricardo lui avait fait tilt, il devait savoir si Francesca était en possession d’autres cassettes, et bien sur sans que Gabi ne soit au courant. Il mit bien vite de coté le sentiment de culpabilité qu’il ressentait, parler à Francesca était important, et même s’il n’aimait pas cacher des choses à Gabi, là il n’avait pas d’autre choix.
Empêtré dans ses certitudes et incertitudes, il ne se rendit pas compte que d’aller voir Francesca, seul, n’était certainement pas la chose à faire.
Il se dirigea alors vers son bureau, fermant la porte, il remarqua qu’il n’était pas seul, une sœur l’attendait.

-Bonjour ma sœur. Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ?

La sœur qui regardait par la fenêtre, se retourna alors très lentement.

-Oh oui Antonio vous pouvez faire quelque chose pour moi. C’est gentil à vous de le proposer.

Francesca. Dans son bureau. Habillée en bonne sœur.
Non, il devait rêver !

Francesca sourit devait l’air d’incompréhension d’Antonio, puis déchanta très vite lorsque l’incompréhension se transforma en fureur.

-Francesca qu’est-ce que vous venez faire ici dans cette tenue !?!?

-J’essaye d’attirer votre attention, ce que j’ai remarquablement fait je dois avouer.


Le sang d'Antonio ne fit alors qu'un tour.

-Vous déshonorez l’habit et la fonction de sœur !!!

-Oh et moi qui pensais faire tout le contraire !

-Arrêtez ce petit jeu Francesca ! Et retirez-moi ça tout de suite !!!

Son sourire s’élargit.

-A vos ordres ! Mais ne venez pas me dire que c’est moi qui me brûle les ailes.

Elle enleva alors sa coiffe, laissant ses cheveux retomber en cascade sur ses épaules.

-Qu’est-ce que vous faites ?!

-J’exécutes vos ordres Antonio.

Toujours ce même sourire provocateur, un de ceux qui vous défie de dire non, de lui dire non. Antonio, trop choqué pour avoir une pensée cohérente la laissa s’approcher. Il devait bien reconnaitre qu’elle venait d’ajouter un nouvel attrait à l’uniforme….. Puis elle posa délicatement une main sur lui, et il reprit enfin ses esprits.

-Ne me touchez pas !

-Ne me dites pas qu’une femme vous fait peur Antonio je ne vous croirai pas.

Il soupira et ferma les yeux. Dieu ce que les femmes pouvaient être épuisantes parfois.
Francesca laissa courir sa main jusqu’à la ceinture, ce qui fit instantanément ouvrir les yeux d’Antonio.

-Laissez-vous faire et je vous promets qu’après Gabi Martinez ne sera qu’un lointain souvenir….

-Non !!! Jamais !

Francesca mit la main sur le cœur et feignit d’être blessée.

-Aie ! Et après vous osez me dire que Gabi et vous n’êtes pas amants ! Quel sens de la vérité Mon Père.

-Sortez d’ici Francesca. Immédiatement ! Et enlevez cette tenue ridicule !

Il alla lui ouvrir la porte, la fusillant du regard. Elle dut s’avouer vaincue pour cette fois, et contrite, se retira, mais elle était loin d’en avoir fini avec lui, c’était bien trop distrayant.

Se pinçant l’arrête du nez, Antonio se demanda si dans une vie antérieure il avait fait quelque chose de mal pour être puni de la sorte.

Las de cette entrevue, de cette journée même, il alla jusqu’à sa chambre, se déshabilla aussi vite qu’il le put et se glissa dans son lit.
Havre de paix et lieu de torture à la fois.
Ne cherchant même pas à trouver le sommeil, celui-ci s’abattit sur lui avec une vitesse fulgurante, lui donnant subitement l’impression de se reposer, véritablement.
Le calme avant la tempête, diront certains.

** Il rentra de nouveau dans son bureau, sachant pertinemment qu’il allait retrouver Francesca dans une tenue des moins conventionnelles.

Elle était négligemment perchée sur son bureau, les jambes croisées, élégamment couvertes par des bas noirs. Une main posée nonchalamment sur son genou qui se laissait voir par la fente outrageuse de sa tenue de bonne sœur.

Il se passa la langue sur la lèvre inférieure, un combat faisant rage intérieurement.

Une voix profonde et sensuelle se fit entendre.

-Bonsoir Antonio. Je vois que j’avais raison, Gabi est loin maintenant. Très loin.

Elle descendit alors de son perchoir et s’approcha dangereusement de lui. Comme plus tôt dans la journée, elle vint le toucher.

-Laissez-vous faire Antonio. Ne me combattez pas.

Et contrairement à ce qui s’était passé alors, il la laissa faire.

Sa ceinture tomba dans un bruit sourd.

Un bruit de fermeture éclaire que l’on descend se fit entendre.

Une main qui s’introduit dans un endroit défendu.

Des frottements et des soupirs interdits se mélangèrent.

Il la regarda alors s’agenouiller devant lui puis ferma les yeux quelques instants.

Sentant son souffle chaud le caresser il les rouvrit. Des yeux d’un brun éclatant rencontrèrent ses yeux assombris par le désir.

Gabi…..

Gabi, sa Gabi, toute innocente et en même temps tentatrice dans cette tenue de couvent, agenouillée devant lui, prête à lui faire…..**

Oh Seigneur !!!!

Il se redressa d’un bond, comme il l’avait déjà fait quelques nuits auparavant, et se passa une main sur le visage.

Il fallait que ça s’arrête. Il le fallait mais c’était pourtant si…… bon.
Et Seigneur il n’avait que ça. Des rêves. Ses rêves.
Se frottant les yeux, il perdit la combat interne qu’il se livrait, et se rallongea, soupirant.

Et alors que ses doigts se refermèrent sur sa virilité, les lèvres douces et humides de Gabi vinrent l’encercler.

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MessagePosté le: Ven 29 Mai - 23:58 (2009)    Sujet du message: La proposition Répondre en citant

Chapitre 21:


Les sœurs et les paroissiens de Saint-Josef comprirent très vite que le Père Antonio avait du passer une mauvaise nuit. Depuis ce matin il était d’une humeur massacrante. Bien sur il restait tout de même l’homme le plus avenant de la Terre mais il avait ce coté pressant et ce ton sec qu’il n’arborait pas d’ordinaire.

Antonio quant à lui, sorti dès qu’il le put de la chapelle, excédé par la soudaine frayeur qu’il provoquait chez ses novices.
Il parti s’enfermer dans son bureau et s’autorisa à souffler un instant. Dire que sa nuit n’avait pas été tranquille était un doux euphémisme, et même après l’instant fugace de détente qu’il s’était autorisé, il n’avait pu dormir en paix.
Trop de choses en tête et ailleurs.

Gabi.

Francesca.

Francesca et Gabi.

Il sorti de lui-même de sa rêverie avant que ça ne soit trop tard.

D’ailleurs en y repensant il n’avait toujours pas demandé à Francesca si il n’y avait qu’une seule cassette. Cassette qui était en ce moment même en sa possession, et il fallait qu’il sache avant qu’elle ne se rende compte qu’elle n’avait plus aucune preuve contre eux, mais à vrai dire lui poser des questions avait été la dernière chose qu’il avait eu en tête lorsqu’il l’avait vu.
Il soupira, se demandant un instant ce qu’elle dirait si elle avait connaissance du rêve qu’il avait fait la nuit dernière. Elle aurait eu toutes les preuves qu’elle voulait.
La preuve qu’il était encore amoureux de Gabi et surtout qu’il commençait à ne plus être immunisé contre ses charmes.
Il secoua la tête, mieux valait ne pas y penser. Il s’assit alors à son bureau et y mit de l’ordre.
Brouillons du prochain sermon.
Prospectus pour diverses associations.
Tout était en ordre, finalement il n’était pas si désordonné que ça.

Regardant aux alentours, il vit qu’il n’avait pas d’autres choix que de sortir. De toute façon rester planqué dans son bureau ne lui servirait à rien.

Sortant alors de sa « planque », il vit que l’endroit était désert et se dirigea naturellement vers la chapelle. Il pila net à la vue de Gabi, seule, agenouillée devant l’autel.

-GABI !!

Celle-ci sursauta, surprise.

-Antonio ?

Il arriva à sa hauteur, le souffle court, et la pressa de se relever. Cette position lui rappelant des souvenirs encore bien trop réels et ancrés dans sa mémoire.

-Qu’est-ce que…..

Evidemment elle était désarçonnée, elle ne pouvait pas savoir….

-Tu n’es pas obligée de te mettre à genoux pour prier. Je veux dire…. Si tu veux….

-Antonio…. ?

Fuyant son regard, il essayait de gagner du temps, ne pouvant décemment pas lui expliquer ici. Il commença à marcher sachant pertinemment qu’elle le suivrait.

Elle s’arrêta néanmoins dans le couloir.

-Antonio pourquoi tu es si….. bizarre ?

-Je ne suis pas…..

Elle soupira.

Pourquoi fallait-il qu’il fasse toujours ça !? Qu’il élude ses questions.

-Qu’est-ce que tu as ?

Bien, apparemment elle voulait faire ça ici. Le milieu d’un couloir n’est généralement pas le lieu préconisé pour un interrogatoire.

Levant les yeux sur elle, il remarqua à qu’elle point elle était déterminée, à quel point elle était belle lorsqu’elle était déterminée.

Passons……

Il essaya de se détendre avant de se lancer dans des explications.

-Antonio…..

-Je rêve.

C’est….. tout ?!

-Je sais ça.

-Cette nuit j’ai rêvé de…..

Non, il ne pouvait pas faire ça !

-De…… ?

-Tu étais là, et tu faisais….. Et Francesca, et…..

-Pardon !?

Il leva les yeux, et sut qu’il n’avait pas dit ce qu’il fallait.

-FRANCESCA !?!? Tu as rêvé de FRANCESCA !?

Interdit, il regarda autour d’eux.

Ils étaient seuls, mais ils n’allaient pas le rester longtemps et il fallait qu’il gère…. la situation.

-Gabi…..

-Non ! Arrête avec tes « Gabi » !!

Il lui prit le bras et la fit avancer dans le couloir qui menait à sa chambre.

-Lâche-moi !!

Et une fois arrivés à destination c’est ce qu’il fit. Elle se détourna de lui, sachant très bien où ils se trouvaient, mais ne pouvant s’empêcher d’en faire la remarque.

-Oh ta chambre ! Ou devrai-je plutôt l’appeler « la scène du crime » !?

Il soupira.

-Gabi….

-Oui quoi ?! Tu vas me dire que ce n’est pas le cas peut-être ?

Oh ces explications promettaient d’être longues. Interminables même.

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MessagePosté le: Ven 29 Mai - 23:59 (2009)    Sujet du message: La proposition Répondre en citant

Chapitre 22:


Il se passa une main dans les cheveux, ne sachant pas tellement quoi répondre. Il était vrai qu’il avait commit des infidélités ici, en rêves peut-être mais ça n’enlevait pas moins sa part de responsabilité.

-Gabi je……

Elle regarda le sol, chagrinée.

-Je ne suis pas sûre d’avoir envie de savoir Antonio.

-Mais ce n’est pas ce que tu crois !

Elle leva vers lui un regard éloquent.

-Bon peut-être un petit peu, mais ce que je veux dire c’est que c’est de toi dont je rêve et tout un coup…..

-Pouf ! Francesca apparait comme par magie ?!

Il rougit.

-Oui.


Elle contempla un instant le sol.

-C’est de ma faute.

-Quoi !?

-Je n’ai pas arrêté de lui donner de bonnes raisons d’aller te voir !

-Non. Gabi, non. Francesca est….. quelqu’un de…..

-Ecoute si elle apparait dans tes rêves c’est que ça doit signifier quelque chose.

-Non.

-Je veux que tu trouve ce que ça signifie.

-Gabi…..

-Non ! Je ne veux plus…. la voir, ni…..

-C’est ridicule Gabi !

-Oh bien sur c’est moi qui suis ridicule maintenant !!

Il soupira.

-Ce n’est pas ce que j’ai dit.

-Et tu veux dire quoi ? Tu rêves que tu fais je-ne-sais-quoi avec elle et je suis censée faire quoi moi !?

-Calme-toi.

-Non ! Je te jure que si je lui mets la main dessus……

Elle ne put terminer sa phrase, Antonio venait de parler.

-Peut-être que je devrai me faire transférer.

Elle était sous le choc. Elle venait d’où cette idée ?!

Voyant qu’elle ne trouvait pas les mots, Antonio y vit une opportunité.
Sa bouche prit alors possession de celle de Gabi.
Fermant les yeux, elle laissa le sentiment de bien-être et d’appartenance couler en elle.
Elle rouvrit subitement les yeux, la colère se faisant sentir.

- Comment oses-tu !?

La gifle partie sans qu’aucun d’eux n’ait eu le temps de réagir.

Elle se retourna, prête à sortir de la pièce et lutant pour garder ses larmes sous contrôle. S’arrêtant, la main sur la poignée, elle lui fit face une dernière fois.

-Oui peut-être que tu devrais.

Elle le quitta, le laissant seul dans sa chambre, abasourdi et attristé, ne comprenant pas trop ce qui venait de se produire.

&&&

Il tourna dans tous les sens ce qui s’était passé.

La réaction de Gabi, ses paroles, tout.
Elle semblait vraiment agitée, rien d’étonnant, lorsque ça avait un rapport avec Francesca ou la cassette elle avait du mal à se contrôler, et là il devait dire qu’il avait fait fort, elle avait de bonnes raisons d’être hystérique.

Il fallait qu’il trouve un moyen de l’apaiser, de lui faire comprendre que…. Que quoi d’ailleurs ?
Se prenant la tête entre les mains il se dit qu’il donnait une image bien étrange des prêtres.
Curieux qu’il se considérait toujours comme tel après tous les derniers évènements.

Soudain il sentit un sentiment de panique l’envahir. Il y a quelques temps, alors qu’ils pensaient toujours à céder au chantage de Francesca, bien avant qu’il n’ait eu l’idée stupide de lui proposer son marché, Gabi devait prendre l’argent de la salle des pièces à conviction, qui s’était avéré être une arme au final.

Et tout un coup l’idée de savoir Gabi en possession d’une arme, alors qu’il y a quelques minutes à peine elle avait juré la destruction de Francesca, le rendait nerveux.
Bien sur il ne pensait pas vraiment qu’elle puisse passer à l’acte, mais nerveuse comme elle était à l’heure actuelle, un accident pouvait très vite arriver.

Devait-il ou non partir à sa recherche alors qu’il était à l’origine de son agitation ?

Non. En toute logique il devrait s’effacer pendant un temps, pour lui laisser le temps de prendre le recul nécessaire et aussi parce que s’il lui faisait part de ses craintes, à coup sur c’est lui qui prendrait une balle, et avec raison.

Et puis ses dernières paroles lui faisaient peur.

Voulait-elle vraiment qu’il s’en aille ?

Il devrait peut-être véritablement y réfléchir. Quand il avait prit conscience de ses sentiments pour Gabi c’est ce qu’il avait fait, demander un transfert pour le Guatemala.

Mais maintenant….. maintenant il savait ce que voulait dire avoir Gabi dans sa vie. Maintenant il savait que ses sentiments étaient réciproques. Maintenant trop de choses s’étaient produites.

Finalement le transfert était la bonne solution, la plus rationnelle.

Mais depuis quand les affaires de cœur étaient rationnelles ?!

S’il partait, Francesca ne serait plus un problème, quoiqu’ayant récupéré la cassette, elle n’en était plus vraiment un.

Gabi pourrait alors se consacrer entièrement à Ricardo.

Il chassa très vite le sentiment de jalousie qu’il ressentait.

S’il partait, il pourrait lui-même se re-concentrer sur l’autre chose la plus importante de sa vie, sa vocation, la vocation de toute une vie.

Ouais, partir était décidemment la bonne solution, et si elle ne l’était pas c’était à coup sur la plus simple.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:39 (2016)    Sujet du message: La proposition

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