Antonio & Gabi - La Passion d'un Amour Impossible Index du Forum
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:: Le dilemme ::
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BehondTheSunset
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MessagePosté le: Sam 21 Juin - 16:01 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Ces adieux sont émouvants ! Espérons qu'ils se retrouvent vite avec leur petite fille ! Si Antonio savait........
Je me demande s'il ne s'en doute pas un peu... ou du moins s'il n'espère pas un peu que finalement elle soit de lui !
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MessagePosté le: Sam 21 Juin - 16:01 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Jessy33
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MessagePosté le: Sam 21 Juin - 22:13 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

En tout cas Dieu fait tout pour le lui faire savoir dans ses rêves  Veryhappy . La suite bientôt
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Jessy33
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MessagePosté le: Dim 22 Juin - 17:41 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 19 



Ricardo s’approcha du lit de Gabi et vit qu’elle avait pleurer. Ce qui accentua sa colère.

Ricardo : Qu’est-ce qu’il faisait là?
Gabi : Il était juste venu voir comment j’allais. J’en ai profité pour lui faire part de la décision que j’avais prise.

Il ne put s’empêcher d’être inquiet.

Ricardo : Quelle décision?

Elle se passa la main dans les cheveux, ce qu’elle faisait toujours lorsqu’elle était nerveuse, puis lui répondit :

Gabi : Aujourd’hui, j’ai eu très peur pour le bébé, et j’ai pris conscience que ma fille était ce qui comptait le plus pour moi. Je veux faire ce qui est le mieux pour elle et malgré mes sentiments pour Antonio, j’ai tout à fait conscience que rien n’est possible entre lui et moi et que la situation telle qu’elle est actuellement n’est plus vivable. Ma priorité à ce jour est d’offrir à ma fille une vie stable et paisible. Je t’avoue que ça n’a pas été facile pour moi de prendre cette décision mais j’ai choisi de couper tout contact avec Antonio. J’ai compris que mes sentiments pour lui, ainsi que ceux qu’il éprouve pour moi font qu’une simple relation amicale est impossible. Nous nous faisons souffrir tout les deux et je sais à quel point tu en souffres aussi. Je veux que mon bébé vienne au monde dans un vrai foyer, avec un père et une mère. Et Antonio ne peut pas lui apporter cet équilibre puisqu’il est prêtre. J’ai donc décidé de tourner la page est de me consacrer entièrement à ma fille.

Ricardo : Alors c’est pour ça qu’il avait les larmes aux yeux quand il est sorti et qu’il t’a demandé de bien prendre soin de toi…
Gabi : Oui. Il m’a dit qu’il comprenait et qu’il respecterait mon choix.

Ricardo semblait soulagé par ce que venait de lui dire Gabi.

Ricardo : Est-ce que ça veut dire qu’on va enfin pouvoir être heureux et élever ce bébé rien que tout les deux?
Gabi : Si c’est toujours ce que tu souhaites…
Ricardo : Rien ne pourrait me rendre plus heureux.

Il s’assit sur le lit, lui prit la main et la porta à ses lèvres.

Ricardo : Je t’aime tellement.

Elle lui sourit puis le prit dans ses bras, soulagée. Elle avait réussi à être assez convaincante pour qu’il n’ait aucun soupçon sur ses véritables intentions. Elle n’aimait pas l’idée de lui mentir de la sorte mais si elle voulait protéger son enfant, elle n’avait malheureusement pas d’autre choix.

En rentrant à Surf central, Antonio décida d’enfiler sa tenue de sport et d’aller faire un jogging. Lorsqu’il n’allait pas bien, courir lui permettait de se vider la tête et d’évacuer le stress. Il longea donc la plage pendant près d’une heure et s’interrompit lorsqu’il croisa un homme avec un bébé d’environ 6 mois. Le bébé était allongé sur une serviette près de l’homme, et celui-ci s’amusait à chatouiller l’enfant, qui riait aux éclats dès que son père posait la main sur lui. Antonio les observa un instant puis se sentit submergé par une profonde tristesse. Il entreprit donc de rentrer le plus vite possible afin de fuir cette scène qui lui rappelait l’intense déception qu’il avait éprouvé lorsque Gabi lui avait dit qu’il n’était pas le père de son bébé.
De retour à Surf central, il alla se plonger dans le jacuzzi, espérant que l’eau bouillonnante l’aiderait à se détendre. Malheureusement, il ne parvenait pas à chasser Gabi de son esprit.

Antonio : Seigneur, que dois-je faire? J’envisage de quitter l’Eglise mais est-ce vraiment la solution?

Il se mit à contempler le ciel chargé d’étoiles, cherchant une réponse à sa question. Et quelques secondes à peine après avoir invoqué l’aide du Seigneur, il aperçut une étoile filante.

Antonio : Mon Dieu, voilà enfin la réponse à ma question. Je sais donc ce qu’il me reste à faire. Dès demain, j’appellerais Monseigneur Damien pour lui demander de venir à la Mission dès que possible.

Dès le lendemain matin, comme prévu, il contacta l’archevêque et lui demanda s’il pouvait se rendre à la Mission de St Joseph de toute urgence.

L’archevêque : Que se passe t-il, mon Fils?
Antonio : J’aimerais vous voir pour vous faire part d’une décision importante.

Au son de sa voix, l’archevêque sentit que quelque chose n’allait pas. Il décida donc de se rendre à la Mission sans tarder. Antonio, d’ordinaire si calme, semblait bouleversé et confus. Mais en même temps, il perçut une sorte de détermination dans sa voix.

L’archevêque : Je peux me rendre à la Mission disons pour 16 h. Ca vous convient?
Antonio : C’est parfait. Merci, Monseigneur.

Plus les heures passaient, plus Antonio était nerveux. Il appréhendait la réaction de l’archevêque lorsqu’il lui ferait part de sa décision d’abandonner l’Eglise. Sœur Mary Margaret interrompit ses pensées lorsqu’elle frappa à son bureau.

Sœur Mary Margaret : Monseigneur Damien vient d’arriver.
Antonio : Merci, ma Sœur, faites-le entrer.

Il prit une profonde inspiration pour se donner du courage.

Antonio : Merci, Monseigneur d’être venu si vite.
L’archevêque : Ca semblait urgent.
Antonio : Ca l’est, en effet.
L’archevêque : Alors, qu’y a-t-il, mon Fils?

Antonio lui proposa de s’asseoir sur la banquette et approcha une chaise pour s’installer en face de lui.

Antonio : Je ne sais pas trop par où commencer. Ce que j’ai à vous dire n’est pas facile.
L’archevêque : Et si vous commenciez par le début.

Il lui sourit, ce qui encouragea Antonio à continuer.

Antonio : Très bien, alors voilà, il y a maintenant plusieurs mois, j’ai commencé à faire des rêves. Dans ses rêves, une femme était présente, mais je n’arrivais jamais à voir son visage.

Le voyant hésiter, l’archevêque lui dit :

L’archevêque : Continuez.
Antonio : Je me suis longtemps demandé qui elle pouvait bien être. Puis un beau jour, j’ai réalisé que j’éprouvais des sentiments amoureux pour une femme, et j’ai compris que c’était elle qui hantait mes nuits. J’ai tout fait pour refouler ces sentiments mais je n’y suis pas parvenu. Et lorsque j’ai découvert qu’elle ressentait la même chose pour moi, j’ai succombé à la tentation.
L’archevêque : Vous avez fait l’amour avec cette femme?

Antonio fut surpris par la douceur avec laquelle l’archevêque lui avait posé cette question. Il s’attendait à le voir furieux, et au lieu de ça, il avait l’air très touché par son récit. Ce qui l’incita à se confier à lui plus intimement.

Antonio : Oui, j’ai rompu mon vœu de chasteté. Et le pire dans tout ça, c’est que je ne l’ai jamais regretté. Le moment que j’ai partagé avec cette femme a été magique.
L’archevêque : Vous savez mon Fils, renoncer à l’amour n’est une chose facile pour aucun prêtre. Vous n’êtes pas le premier à avoir cédé à vos désirs, et vous ne serez pas le dernier, malheureusement.  Demandez au Seigneur l’absolution de vos pêchés et demandez-lui la force de renoncer à cet amour afin de vous consacrer pleinement à votre vocation.
Antonio : Ce n’est pas si simple. Il se trouve que j’ai déjà essayé d’invoquer l’aide de Dieu pour avoir la force d’oublier cette femme, mais sans succès. Mais ce n’est pas tout. Il se trouve qu’elle est enceinte.
L’archevêque : De vous???!!

Cette fois, le ton de l’archevêque se fit plus sec.

Antonio : Non.
L’archevêque : Ce qui veut dire que cette femme n’était pas libre au moment où vous avez fait l’amour avec elle!!!
Antonio : C’est effectivement le cas. C’est pour cela que j’ai ensuite beaucoup culpabilisé mais lorsqu’elle m’a apprit qu’elle était enceinte mais que je n’étais pas le père de son bébé, j’ai éprouvé une intense déception. L’amour que je ressens pour elle est très fort et je ne peux rien contre ses sentiments. Voilà pourquoi j’ai décidé d’abandonner l’Eglise.

L’archevêque resta un long moment silencieux, ce qui rendit Antonio de plus en plus nerveux. Et après un temps qui lui parut interminable, l’archevêque daigna enfin ouvrir la bouche.

L’archevêque : Pourquoi renoncer à votre vocation puisque cette femme n’est pas libre et attend l’enfant d’un autre?
Antonio : Parce que j’ai la sensation que ma place n’est plus auprès de l’Eglise. Lorsque ma sœur Maria a disparu en mer et que je l’aie cru morte, j’ai ressenti le besoin de m’engager dans les Ordres pour me rapprocher du Seigneur afin de trouver du réconfort et des réponses à mes questions. A ce moment-là de ma vie, j’étais prêt à renoncer à l’amour pour servir Dieu car en me rapprochant de Dieu, j’avais l’impression de me rapprocher de ma sœur et à cette époque, c’est tout ce qui m’importait. Puis j’ai rencontré cette femme, et plus le temps passait, plus je me sentais irrésistiblement attiré par elle. Jusqu’à ce que je réalise que cette attirance s’était transformée en un véritable amour. Un amour si fort et si pur qu’il m’empêche aujourd’hui d’exercer ma vocation. Comment pourrais-je continuer à servir le Seigneur alors que toutes mes pensées vont vers cette femme?
L’archevêque : Vous pourriez partir exercer loin d’elle. Ca vous aiderait peut-être à l’oublier.
Antonio : Vous savez Monseigneur, cette femme n’est pas la seule raison qui m’a poussé à vouloir quitter l’Eglise. La déception que j’ai éprouvé lorsque j’ai su que je n’étais pas le père de son enfant m’a fait réaliser que finalement, renoncer à être père est un sacrifice bien trop grand pour moi. Aujourd’hui, sur la plage, j’ai vu un père jouant avec son bébé et mon cœur s’est serré lorsque j’ai réalisé que je ne connaitrais jamais le bonheur de la paternité.
L’archevêque : Antonio, je dois vous avouer que je vous ai toujours un peu considéré comme mon propre fils. Peut-être parce que je voyais en vous l’enfant que j’aurais aimé avoir et croyez-moi, j’ai conscience du sacrifice que représente le fait de renoncer à une paternité. Alors si vous êtes sûr de votre décision, et si ça peut vous rendre plus heureux, je respecte votre choix. Je ferais donc le nécessaire pour trouver un prêtre remplaçant pour la paroisse de St Joseph.
Antonio : Merci pour votre compréhension, Monseigneur.
L’archevêque : Mais c’est normal. Chacun est libre de choisir sa voie. Sachez que j’ai beaucoup de respect pour vous mon Fils et que je ne me permettrais pas de vous juger pour les pêchés que vous avez pu commettre. C’’est au Seigneur que reviens cette tâche, pas à moi. Je suis heureux que vous vous soyez confié à moi comme vous l’avez fait.

Ils se levèrent tout les deux puis l’archevêque serra Antonio dans ses bras. Cette étreinte toucha Antonio au plus haut point car il avait toujours vu en l’archevêque Damien une figure paternelle. Celle qui lui avait tant manqué depuis le décès de son père lorsqu’il était enfant.

L’archevêque : Pouvez-vous continuer d’exercer jusqu’à ce que je vous ai trouvé un remplaçant?
Antonio : Bien sûr. Je n’avais pas l’intention d’abandonner mes fonctions sur le champ.
L’archevêque : Vous êtes un homme bon, Antonio. Continuez dans cette voie.
Antonio : J’y compte bien.

Antonio baisa la main de l’archevêque en signe de respect, puis l’accompagna jusqu’à la porte. Lorsque l’archevêque fût parti, il ressentit un intense soulagement. Tout s’était finalement bien passé et il allait bientôt pouvoir commencer une nouvelle vie. Et à cet instant précis, il n’imaginait pas à quel point sa vie allait changer.
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Jessy33
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MessagePosté le: Ven 27 Juin - 19:31 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 20 



Après avoir passé 48h à l’hôpital, Gabi était impatiente de savoir si oui ou non Tyus allait l’autoriser à rentrer chez elle. L’infirmière lui avait dit qu’il passerait la voir dans la matinée mais à 14h, elle n’avait toujours aucune nouvelle de lui. Elle demanda à Ricardo s’il pouvait aller se renseigner auprès d’une infirmière, et lorsqu’il revint, il lui dit que Tyus avait été appelé en urgence pour un accouchement difficile, mais qu’il devrait maintenant ne plus trop tarder.

Ricardo : Comment te sens-tu?
Gabi : Très bien. La petite n’arrête pas de me donner des coups mais mis à part ça tout va bien.

Ricardo sourit puis lui dit, sur le ton de la plaisanterie.

Ricardo : Cette petite va nous donner du fil à retordre. Elle a l’air d’avoir déjà un sacré caractère.

Gabi lui sourit à son tour mais n’eut pas le temps de répliquer car Tyus venait d’entrer.

Tyus : Bonjour. Alors, vous êtes prête à partir à ce que je vois.

Elle était assise sur le lit, ses chaussures aux pieds et son sac déjà bouclé.

Gabi : Oui, je n’attends plus que votre feu vert.
Tyus : Bien, alors comment vous sentez-vous?
Gabi : Parfaitement bien.
Tyus : Parfait. Etant donné que vous n’avez pas eu de contractions depuis plus de 24h et que tout semble être rentré dans l’ordre, je ne vois aucune raison de vous garder ici plus longtemps. Cependant, dans les jours à venir et ce, jusqu’à l’accouchement, je vous demanderais de ne pas faire trop d’effort et de vous reposer autant que possible. Et surtout, évitez le stress.
Gabi : Bien sûr. Je ferais tout ce qu’il faut pour mener ma grossesse le plus loin possible.
Tyus : L’idéal serait d’arriver au terme de votre grossesse mais sachez qu’en règle générale, un bébé peut naitre sans risque à partir de 35 semaines de grossesse. A ce stade, les poumons du bébé sont arrivés à maturité et il peut donc respirer seul. Surtout s’il y a le moindre problème, n’hésitez pas à m’appeler.
Gabi : Merci, Tyus.
Tyus : De rien. Rentrez bien.

Ricardo prit le sac de Gabi et ils quittèrent l’hôpital.

Un mois s’était écoulé depuis qu’Antonio avait annoncé à l’archevêque Damien qu’il allait quitter l’Eglise. Il n’avait toujours pas informé sa mère et sa sœur de sa décision car il préférait attendre d’avoir totalement abandonné ses fonctions avant de leur en parler. Il devait bien avouer qu’il appréhendait beaucoup leurs réactions, en particulier celle de sa mère. Mais ce qui l’inquiétait par-dessus tout, c’était la réaction de Ricardo lorsqu’il finirait par l’apprendre.
L’archevêque Damien avait à présent trouvé un prêtre remplaçant pour la paroisse, le Père Ralph De Bricassart. Antonio était donc occupé à mettre toutes ses affaires en carton lorsque Maria frappa à la porte de son bureau.

Maria : Est-ce que mon petit frère préféré veut bien accorder un peu de son temps à sa grande sœur?
Antonio : Maria! Tu sais bien que j’ai toujours du temps pour toi. Ca me fait plaisir de te voir.

Il serra sa sœur dans ses bras. A chaque fois qu’il la voyait, il ressentait une vive émotion. Il avait encore du mal à réaliser que sa sœur était bel et bien vivante. Pendant cinq longues années, il l’avait cru morte noyée et lorsqu’elle avait fait son apparition au mariage de Ben et Meg, il avait été profondément choqué mais tellement heureux de la revoir.
Maria balaya la pièce du regard et lui demanda :

Maria : Mais dis-moi, pourquoi tous ces cartons. Ne me dis pas que tu es muté dans une paroisse à l’autre bout du monde.
Antonio : Non rassure toi, j’ai bien l’intention de rester à Sunset beach. Mais il y a quelque chose que tu dois savoir. Jusqu’à maintenant, je n’avais pas trouvé le courage de vous en parler à toi et à maman, mais je pense que le moment est venu de te l’annoncer.

Maria, qui était très curieuse, piaffait d’impatience.

Maria : M’annoncer quoi, Antonio?
Antonio : J’ai décidé de quitter l’Eglise.

La nouvelle était tellement inattendue que Maria resta sans voix. Au fond d’elle, elle savait que son frère avait prit cette décision à cause de ses sentiments pour Gabi, mais ce qu’elle ignorait c’était s’il savait qu’il était le père du bébé. Ne pouvant pas lui demander directement, elle le questionna pour tenter d’en savoir plus.

Maria : Est-ce que tu as pris cette décision à cause de tes sentiments pour Gabi?
Antonio : Plusieurs raisons m’ont poussé à faire ce choix. Mais il est vrai que l’amour que je porte à Gabi y est pour beaucoup. Je n’arrive plus à me concentrer sur mon travail à la Paroisse, elle occupe toutes mes pensées. Et lorsque je pense à elle, je ne peux m’empêcher de me sentir coupable par rapport à mes engagements envers Dieu. Je ne veux plus de cette culpabilité qui me ronge chaque jour un peu plus.

Maria s’approcha de son frère et lui prit la main.

Maria : Es-tu vraiment sûr de prendre la bonne décision, Antonio? Tu as toujours adoré consacrer ta vie à aider les autres. Même quand nous étions petits, tu ne pouvais pas t’empêcher de voler au secours de tout le monde.

Antonio sourit en repensant au jour où Maria était en larmes parce qu’elle n’avait pas pêché un seul poisson alors que ses frères en avaient rempli un seau entier. Il n’avait pas hésité à partager les siens avec sa sœur, qui avait instantanément retrouvé le sourire.

Antonio : Tu sais Maria, j’ai passé les cinq dernières années de ma vie à servir les autres en mettant mes propres besoins de côté. Tu as raison, j’adore aider les personnes en difficultés et je n’ai d’ailleurs pas l’intention d’arrêter de le faire, mais d’une autre façon. La prêtrise m’a beaucoup aidé à l’époque où je croyais t’avoir perdu, et sans elle je ne sais pas si j’aurais réussi à traverser cette épreuve. Mais aujourd’hui j’ai réellement la sensation que je dois passer à autre chose.
Maria : Sois honnête avec moi, Antonio. Tu ne fais pas ça dans l’espoir de voir Gabi quitter Ricardo pour être avec toi?
Antonio : Je ne cherche pas à faire souffrir Ricardo.
Maria : Je le sais bien ça, mais ce n’est pas ce que je te demande.
Antonio : Tu veux savoir si j’espère avoir un jour un avenir avec elle? Bien sûr que mon souhait le plus cher serait d’être près d’elle jusqu’à la fin de ma vie et d’être le père de ses enfants. Mais, rassure-toi, j’ai tout à fait conscience que c’est impossible car il y a Ricardo et qu’elle attend son enfant. Ce n’est pas ce qui m’a motivé à quitter l’Eglise si c’est ce que tu veux savoir.

Le sentiment d’injustice qu’il ressentait de ne pas pouvoir être avec la femme qu’il aime lui avait fait prononcer ses paroles sur un ton plus brusque qu’il ne l’aurait voulu.

Antonio : Excuse-moi, je ne voulais pas te parler aussi durement.
Maria : Ne t’en fait pas petit frère, je sais parfaitement ce que tu ressens. N’oublie pas que moi aussi j’aime une personne que je ne peux pas avoir.
Antonio : Oui c’est vrai.

Voyant la tristesse les envahir tout les deux, Maria voulut changer de sujet en faisant de l’humour.

Maria : Maman va nous faire une syncope lorsqu’elle va apprendre la nouvelle.
Antonio : Oui, elle ne va pas tarder à nous prédire une terrible catastrophe.

Il avait insisté sur les mots « terrible catastrophe », comme le ferait leur mère.

Maria : Oh, tu imites très bien maman.

Ils se mirent tout les deux à rire de bon cœur. Puis Antonio jeta un coup d’œil à sa montre et vit qu’il était près de 17h.

Antonio : Il faut que je me dépêche, le nouveau prêtre doit prendre ses fonctions dès demain. Je dois libérer le bureau. Tu veux bien m’aider à finir et à transporter tous ces cartons à Surf central?
Maria : Bien sûr. Alors dès demain, tu seras officiellement un homme libre. Toutes les jeunes femmes de Sunset beach vont se précipiter à ta porte lorsqu'elles apprendront la nouvelle.

Elle avait toujours aimé taquiner son frère, en particulier lorsqu’elle savait qu’elle allait le mettre mal à l’aise. Elle adorait le voir rougir quand elle faisait référence à son succès auprès des filles.
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BehondTheSunset
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MessagePosté le: Dim 29 Juin - 10:31 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Bravo Cool de voir Antonio qui quitte les ordres ! Ça va radicalement changer sa vie et peut-être celles de certains autres ! Clin d'oeil
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Jessy33
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MessagePosté le: Dim 29 Juin - 11:13 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Ah ça c'est très probable  Clin d'oeil
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Jessy33
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MessagePosté le: Lun 30 Juin - 10:40 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Voilà la suite. Bonne lecture  
 !!!

Scène 21 



Deux jours après le départ officiel d’Antonio, Carmen découvrit avec stupeur la note d’information publiée dans le journal local :

Note d’information à l’attention des paroissiens de l’Eglise de St Joseph
Le Père Antonio Torres ayant quitté les Ordres, il est à présent remplacé par le Père Ralph De Bricassart.


Carmen : Doux Jésus, mon fils a quitté l’Eglise!!! Aurait-il perdu l’esprit!!! Il n’a même pas prit la peine de m’en parler!!! Il faut que j’aille le voir de toute urgence.

Elle jeta le journal sur la table, attrapa son sac et se précipita à Surf central, espérant y trouver Antonio.

De son côté, Gabi venait elle aussi d’apprendre la nouvelle. Elle était totalement sous le choc. Elle avait tant rêver de ce moment qu’elle n’osa y croire.

Gabi : Mon Dieu, je n’arrive pas à y croire. Jamais je n’aurais cru ça possible. Est-ce que Carmen ou Maria aurait pu lui révéler la vérité à propos du bébé, ce qui aurait précipité sa décision? Il m’avait dit qu’il envisageait de quitter l’Eglise mais je ne pensais pas qu’il irait jusqu’au bout. Oh, Antonio, j’aimerais tellement pouvoir te voir pour qu’on en discute. Mais je ne peux pas courir ce risque. Si Ricardo l’apprenait, il serait furieux et Tyus m’a bien recommandé d’éviter le stress.

Elle s’assit sur le canapé pour réfléchir lorsque Ricardo la rejoint.

Ricardo : Est-ce que ça va, chérie? Tu n’as pas l’air dans ton assiette.

Elle dissimula discrètement le journal derrière les coussins du canapé.

Gabi : Non, non tout va bien. Je viens juste de finir le ménage, je suis un peu fatigué c’est tout.
Ricardo : Gabi, tu n’es pas raisonnable. N’oublie pas ce qu’à dit Tyus. Tu dois te reposer au maximum.
Gabi : Oui je sais mais c’est plus fort que moi, je n’arrive pas à rester à ne rien faire.

Le regard pétillant de malice, il lui dit :

Ricardo : J’ai une idée! Si nous allions tout les deux nous prélasser dans le jacuzzi?

Elle sauta sur l’occasion pour l’éloigner afin de pouvoir se débarrasser de ce maudit journal. Redoutant sa réaction, elle voulait absolument retarder au maximum le moment où il apprendrait la nouvelle.

Gabi : Pourquoi pas. Vas-y! Le temps d’aller enfiler mon maillot et je te rejoins.
Ricardo : D’accord, mais ne tarde pas trop.

Lorsqu’il se dirigea vers le jacuzzi, Gabi se précipita dehors pour jeter le journal dans la poubelle de recyclage. Puis elle monta se changer et alla le rejoindre. A peine fut-elle rentré dans l’eau qu’il se posta entre ses jambes et se mit à l’embrasser. Sur la bouche d’abord, puis il descendit vers son cou. D’une main, il détacha le haut de son maillot de bain puis lui caressa tendrement la poitrine. Malgré la douceur de Ricardo, Gabi ne pouvait penser à rien d’autre qu’à Antonio et lorsqu’il entreprit de lui ôter sa culotte, elle se raidit.

Ricardo : Que se passe t-il?
Gabi : Je suis désolé, je ne peux pas. Je ne pense pas que ce soit une bonne idée de faire l’amour. J’ai peur que ça ne provoque de nouvelles contractions.

Il parut tout d’abord déçu, puis lui dit :

Ricardo : Oui tu as peut-être raison.

Résigné, il ajouta :

Ricardo : Tant pis, je vais encore devoir patienter quelques semaines.
Gabi : Tu ne m’en veux pas j’espère.
Ricardo : Pas du tout. Après ce qui s’est passé, c’est normal que tu t’inquiètes pour le bébé.

Heureusement que Ricardo était un homme compréhensif car bien qu’elle fut inquiète pour le bébé, ce n’était pas la raison qui l’avait conduite à repousser Ricardo. La vérité c’est que plus les jours passaient, plus elle prenait conscience que ce qu’elle éprouvait pour Ricardo n’était autre qu’une profonde tendresse et une immense reconnaissance. Il lui avait pardonné de l’avoir injustement accusé de viol, et, pour cette raison, elle l’avait aimé. Et au fil du temps, ses sentiments avaient pris de l’ampleur mais elle se rendait compte à présent que ce qu’elle ressentait pour lui n’était en rien comparable à ce qu’elle ressentait pour Antonio. Elle aimait beaucoup Ricardo, mais ne le désirait plus. Le seul homme avec qui elle souhaitait faire l’amour était Antonio. Elle désirait le toucher, sentir ses mains la caresser, sa bouche parcourir chaque parcelle de son corps.
La voyant perdue dans ses pensées, Ricardo la sortit de sa rêverie en l’embrassant. Il lui demanda tendrement :

Ricardo : Puis-je savoir à quoi tu penses?
Gabi : J’étais juste en train de me dire que j’avais complètement oublié d’aller chercher ma robe chez le teinturier. Ca te dérange si j’y vais?
Ricardo : Tu es sûre que ça ne peux pas attendre?
Gabi : Et bien disons que si je n’y vais pas aujourd’hui, je n’aurais pas ma robe avant quinze jours car il prend ses congés. Avec mon ventre qui s’arrondit de jour en jour, je n’ai plus grand chose à me mettre.
Ricardo : Très bien, je m’incline. Vas-y. S’il y a une chose que j’ai appris c’est qu’il ne faut surtout pas contrarier une femme enceinte, sous peine de voir ses hormones se déchainer et de s’attirer ses foudres.

Gabi entra dans son jeu et lui rétorqua avec un grand sourire :

Gabi : Tu ne devrais pas plaisanter avec ça. La grossesse me rend aussi beaucoup plus susceptible. Tu ne sais pas les risques que tu prends en te moquant de moi de cette façon.
Ricardo : Que veux-tu, je dois avoir le goût du risque. C’est sûrement une déformation professionnelle.
Gabi : Probablement.

Elle l’embrassa sur la joue avant de sortir du jacuzzi.

Gabi : A plus tard.
Ricardo : Reviens vite.

Il la regarda s’éloigner en se disant que sa grossesse n’avait rien enlevé à sa beauté. Il la trouvait toujours aussi attirante.

Carmen ne prit même pas la peine de frapper. Ne trouvant pas Antonio, elle l’appella :

Carmen : Antonio!!! Antonio!!! Tu es là?

Occupé à l’étage et se demandant pourquoi sa mère faisait un tel raffut, il descendit en hâte :

Antonio : Maman… Que se passe t-il?
Carmen : Pourquoi as-tu fait une chose pareille?
Antonio : Je peux savoir de quoi tu parles?
Carmen : Qu’est-ce qui t’as pris de quitter l’Eglise du jour au lendemain?
Antonio : Je vois. Je suppose que tu as lu le journal…
Carmen : C’est à cause de cette fille, n’est-ce pas? Elle t’a complètement fait  perdre la tête.
Antonio : Maman, calme-toi. Gabi n’est pas responsable de ma décision.
Carmen : Ose me dire que tes sentiments pour elle n’ont pas influencé ta décision.
Antonio : Bien sûr que ça a influencé ma décision puisque ces sentiments étant là, je ne pouvais plus être en accord avec mes engagements. Mais j’ai fais ce choix en mon âme et conscience, Gabi ne m’a pas poussé à le faire. Elle ne me l’a d’ailleurs jamais demandé.

Carmen s’approcha de son fils et lui caressa la joue, comme elle le faisait quand il était petit garçon.

Carmen : Mon tout petit, pourquoi a t-il fallu que tu croises la route de cette fille. Tu as toujours été un prêtre modèle et il a suffit qu’elle débarque à Sunset beach et te voilà perverti.

Antonio faisait tout son possible pour garder son calme mais sentait peu à peu la colère l’envahir.

Antonio : Maman, je t’en prie, arrête de la persécuter de la sorte. Gabi est une femme exceptionnelle et si tu prenais la peine de chercher à mieux la connaitre, tu t’en rendrais compte. Laisse-là en dehors de tout ça tu veux bien.
Carmen : Tu es totalement aveuglé par tes sentiments mon garçon. Ne vois-tu pas tout le mal qu’elle a fait autour d’elle depuis son arrivée en ville?

Voyant sa mère s’acharner sur Gabi, il explosa :

Antonio : Ca suffit, j’en ai assez entendu!!! Tu as le droit de penser ce que tu veux de Gabi mais garde tes jugements pour toi, d’accord!!! Je n’ai aucun compte à te rendre concernant mes choix de vie, alors en ce qui me concerne la conversation est close.

Il sortit en claquant la porte, laissant sa mère seule, effarée par la réaction de son fils.
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Jessy33
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MessagePosté le: Mar 1 Juil - 14:23 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 22 



Au lieu de se rendre chez le teinturier, comme elle l’avait dit à Ricardo, Gabi décida d’aller sur la jetée afin de mettre de l’ordre dans sa tête. Elle avait encore une fois menti à Ricardo, mais cette fois, ce n’était pas pour aller retrouver Antonio mais bel et bien pour réfléchir. Lorsque Ricardo avait tenté de faire l’amour avec elle, elle s’était senti oppressée. Oppressée par tout cet amour qu’il lui témoignait et qu’elle ne pouvait lui rendre. Maintenant qu’elle savait qu’Antonio avait quitté l’Eglise, elle n’avait qu’une seule idée en tête, rétablir la vérité et élever sa fille avec l’homme qu’elle aime. Elle fit alors à faire une promesse à son bébé :

Gabi : Mon amour, je te promets que je vais tout faire pour que tu grandisses près de ton papa. Je l’ai déjà privé de tellement de choses… Je n’ai même pas eu l’occasion de lui montrer ta première photo que m’a donné Tyus.

Soudain, un bruit de pas venant des escaliers menant à la jetée la fit sursauter. Pensant que c’était Ricardo qui la cherchait, elle se cacha derrière un pilier en béton. Intriguée, elle risqua quand même un œil en direction de l’homme qui avait interrompu le cours de ses pensées et son cœur se mit à battre la chamade lorsqu’elle se rendit compte que l’homme en question n’était autre qu’Antonio. Au moment où elle s’apprêtait à sortir de sa cachette, une ravissante jeune femme d’une vingtaine d’années aborda Antonio.

La jeune femme : Bonjour. Ne seriez-vous pas le Père Antonio Torres?
Antonio : Oui c’est bien moi. Enfin, nouvellement ancien prêtre.
La jeune femme : Oui, j’ai appris ça. Je suis d’ailleurs ravie qu’un aussi bel homme que vous ait pris la décision de quitter les Ordres. Ca laisse une chance à toutes les jeunes célibataires de la ville de conquérir votre cœur. Que diriez-vous de venir boire un verre dans ma chambre d’hôtel?
Antonio : Euh… non merci.

Comprenant les intentions de la jeune femme, Antonio se sentit terriblement mal à l’aise. Cela faisait bien longtemps qu’il ne s’était pas fait draguer aussi ouvertement. Quand à Gabi, qui assistait à toute la scène, elle n’avait qu’une envie c’était de sauter à la gorge de cette femme. Elle ne manquait pas de culot. Antonio avait quitté l’Eglise depuis à peine deux jours, et la voilà déjà prête à le mettre dans son lit.

La jeune femme s’approcha d’Antonio et posa ses mains sur son torse.

La jeune femme : Essaieriez-vous de me faire comprendre que je ne suis pas à votre goût?
Antonio : Pas du tout. Vous êtes une femme ravissante. Disons juste que j’ai besoin d’un peu de temps pour m’adapter à ma nouvelle condition.
La jeune femme : Où peut-être bien que ce qui vous a poussé à quitter les Ordres était une femme?

Le voyant rougir, elle comprit qu’elle n’était pas si loin de la vérité.

La jeune femme : J’ai visé juste n’est-ce pas?
Antonio : Sans entrer dans les détails je dirais que mon cœur n’est pas à prendre.

Elle lui caressa la joue et lui dit d'un air profondément déçu :

La jeune femme : Dommage, j'aurais au moins essayé. La femme qui a su vous faire succomber à beaucoup de chance.

Sur ces mots, elle fit demi-tour et s’éloigna, à la recherche d’une autre proie. Antonio s’assit sur un rocher pour se remettre de ses émotions. Ce fut le moment que Gabi choisit pour lui signaler sa présence.

Gabi : Antonio…

Etant certain de reconnaître cette voix, il se retourna brusquement.

Antonio : Gabi! Tu es là depuis longtemps?
Gabi : Assez longtemps pour voir à quel point tu es irrésistible.

Elle essayait de faire de l’humour pour tenter de cacher sa jalousie. Il lui adressa un sourire un peu gêné.

Antonio : Je suis désolé que tu aie assisté à cette scène. Que fais-tu ici?
Gabi : J’étais venue pour réfléchir. J’ai lu le journal ce matin…
Antonio : Gabi…
Gabi : Non, je t’en prie laisse-moi parler. J’ai entendu ce que tu as dis à cette femme… que ton cœur n’était pas à prendre. Ca m’a beaucoup touché tu sais. Aujourd’hui, lorsque j’ai appris que tu avais quitté l’Eglise, j’ai réalisé à quel point j’avais rêvé de ce moment. Et j’ai pris conscience que j’éprouve beaucoup de tendresse pour Ricardo, mais que je ne suis pas capable de l’aimer comme il mérite d’être aimé. Parce que je t’aime, toi, Antonio.

Des larmes se mirent à couler sur son visage.

Gabi : Tu es le seul homme que je désire et avec qui j’ai envie de passer le reste de ma vie. Sache que j’ai l’intention de quitter Ricardo. Je ne peux plus continuer à faire semblant de l’aimer. Ca n’est pas juste pour lui. Pour le moment c’est encore trop tôt mais dans quelques semaines je pourrais enfin te révéler ce que je te cache depuis bien trop longtemps déjà. J’espère seulement que tu ne m’en voudras pas lorsque tu apprendras la vérité.

Elle essuya ses larmes puis se jeta littéralement dans ses bras et le serra très fort. Antonio était tellement abasourdi par tout ce que venait de lui dire Gabi qu’il resta d’abord sans réaction. Puis, ému de la voir si désemparée, il lui rendit son étreinte. Ils restèrent dans les bras l’un de l’autre de longues secondes, jusqu’au moment où elle le lâcha et partit sans se retourner. C’était un tel déchirement pour elle de devoir le quitter aussi brusquement. Mais elle n’avait pas le choix, elle devait penser à leur enfant avant tout. Si elle était resté plus longtemps, elle aurait sûrement craqué et lui aurait tout avoué. Qui sait comment il aurait réagi en apprenant que Ricardo l’avait menacé pour qu’elle garde le silence à propos du bébé. La situation aurait été bien trop stressante et elle ne voulait pas mettre la vie de son enfant en danger.

Après le départ de Gabi, Antonio se remémora tout ce qu’elle venait de lui dire. Il se mit à penser à son frère qui allait être terriblement malheureux lorsqu’elle allait rompre avec lui. Il savait à quel point Ricardo aimait Gabi. D’un côté, il était fou de joie d’imaginer sa vie avec Gabi à ses côtés, mais d’un autre il culpabilisait non seulement d’être en partie responsable de la souffrance de son frère, mais aussi de le priver de la joie de vivre avec sa fille, car il allait de soi que si Gabi le quittait, elle aurait la garde de leur enfant.
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MessagePosté le: Ven 4 Juil - 09:03 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 23   



Ricardo avait décidé de profiter de l’absence de Gabi pour se rendre au Shockwave où il diffusait un match de foot sur grand écran. Il se dirigea vers le bar pour commander une bière et une gaufre. A l’époque où Elaine était la propriétaire, jamais Ricardo ne se serait risqué à commander une gaufre tellement elles étaient infectes. Mais, Joan, quand à elle était une excellente cuisinière. Ses gaufres étaient absolument délicieuses.

Joan : Bonjour Ricardo. Qu’est-ce que je vous sers?
Ricardo : Bonjour Joan. Une bière et une gaufre s’il vous plait.

Tout en préparant sa commande, Joan demanda à Ricardo des nouvelles de Gabi.

Joan : Comment se porte Gabi et le bébé?
Ricardo : A merveille.
Joan : Où en est-elle dans sa grossesse déjà? Elle ne devrait plus trop tarder à accoucher si je ne me trompe pas.
Ricardo : Elle en est à 34 semaines. Nous sommes impatients que la petite vienne au monde, surtout Gabi qui commence à en avoir assez de se prendre des coups à longueur de journée.
Joan : Comme je la comprends! J’ai connu ça avec mes trois enfants. Mais une fois le bébé dans nos bras, on oublie les coups et la douleur de l’accouchement. Voilà votre commande.
Ricardo : Merci Joan. Puis-je avoir le journal?
Joan : Bien sûr. Tenez!

Elle lui tendit son plateau et le journal.

Joan : Embrassez Gabi pour moi.
Ricardo : Je n’y manquerais pas.

Il alla s’asseoir à une table et entreprit la lecture du « Sentinel » avant le début du match. Au moment où il arriva sur la page où était publiée la note d’information, son sang se glaça. Il relut la note plusieurs fois pour être sûr de ne pas s’être trompé. Mais non, c’était bel et bien la réalité : Antonio avait définitivement quitté les Ordres.

Ricardo : Je suis convaincu que Gabi est au courant. C’est sûrement pour ça que je l’ai trouvé bizarre tout à l’heure. Sois maudit Antonio!!!

La panique s’empara de lui. Maintenant que son frère n’était plus engagé envers Dieu, Gabi allait sûrement se précipiter auprès de lui pour lui dire toute la vérité. Et il les perdrait toutes les deux. Il se remémora alors la scène du jacuzzi, lorsque Gabi s’était refusée à lui et avait à tout prix voulut se rendre chez le teinturier.

Ricardo : Elle est certainement déjà partie le retrouver!!! Je dois en avoir le cœur net, mais avant, il y a quelque chose que je dois faire de toute urgence.

Il ne prit même pas le temps d’avaler sa gaufre et sa bière. Il laissa un billet de 10 dollars sur la table et quitta le bar à pas de course.

Lorsqu’il rentra, il trouva Gabi dans la chambre. Deux valises étaient posées sur le lit, dont une qu’elle finissait de remplir. Ricardo comprit immédiatement ses intentions et fut saisi d’effroi.

Ricardo : Gabi, que fais-tu?
Gabi : Je t’attendais, il faut que je te parle.
Ricardo : D’après ce que je vois, tu as l’intention de partir.
Gabi : Ricardo, je suis sincèrement navrée. Je ne peux plus continuer à vivre de cette façon. Tu es un homme exceptionnel, et j’éprouve énormément de tendresse et d’affection pour toi, mais j’ai réalisé que je ne pouvais pas te rendre tout l’amour que tu me portes, car mon cœur appartient à quelqu’un d’autre.
Ricardo : Mon frère…

Gabi fut effrayée par le regard qu’il lui lança. Elle n’avait jamais vu autant de haine dans ses yeux, même lorsqu’il les avait surpris elle et Antonio.

Gabi : Ricardo, je t’en prie, essaye de comprendre. Tu mérites vraiment d’être heureux, avec une femme qui t’aimera d’un amour sincère et profond, et je ne suis pas en mesure de t’apporter ce genre d’amour. Je te serais éternellement reconnaissante pour tout ce que tu as fais pour moi. Tu garderas toujours une place dans mon cœur et j’aimerais sincèrement que nous puissions rester amis.
Ricardo : Quand comptes-tu me dire que ce qui a réellement motivé ta décision est le fait qu’Antonio ai quitté les Ordres?

Elle sentit l’angoisse l’envahir. Il était donc au courant.

Gabi : Comment l’as-tu appris?
Ricardo : J’ai lu le journal au Shockwave. J’imagine que tu as couru le rejoindre dès que tu en as eu l’occasion. A propos, tu as pu récupérer ta robe chez le teinturier où étais-ce un mensonge de plus?
Gabi : Je ne suis pas partie pour le retrouver. J’avais seulement besoin d’être seul pour réfléchir.

Elle s’avança vers lui et voulut poser la main sur sa joue mais il la repoussa violemment.

Ricardo : Ne me touche pas!!! Prends tes valises et quitte cette maison!!!

Elle recula d’un pas, profondément attristée par ce geste de rejet. Elle comprenait sa souffrance, bien sûr, mais elle n’était pas habitué à le voir la traiter de cette façon, lui qui était d’ordinaire si doux et attentionné. Elle s’empara de ses valises et se dirigea vers la porte, mais juste avant de sortir, elle se retourna et lui dit :

Gabi : Je vais m’installer au « Seabreeze » pendant quelques temps, si tu as besoin de parler tu sais où me trouver.
Ricardo : N’y compte pas.

Il ne se retourna même pas pour la regarder partir. L’idée qu’elle le quitte pour son frère lui était intolérable.

Ricardo : Je jure qu’ils vont tout les deux me le payer très cher. Je vais faire de leur vie un véritable enfer.
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MessagePosté le: Sam 5 Juil - 11:30 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Merci Jessy !
En tout cas, les choses commencent à se préciser... Gabi a quitté Ricardo, et Antonio est sur le point de découvrir qu'il est le père de sa fille...
Je me demande bien comment vont se dérouler les choses maintenant ! Shoc
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MessagePosté le: Dim 6 Juil - 16:15 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 24  


Un mois s’était écoulé depuis sa rupture avec Ricardo. Gabi avait essayé d’avoir de ses nouvelles par l’intermédiaire de Maria, qui lui avait dit qu’elle avait eu peu de contact avec lui ses derniers temps. Chaque fois qu’elle lui rendait visite, il trouvait toujours une excuse pour s’éclipser. D’après elle, il se refermait de plus en plus sur lui-même, ce qui l’inquiétait beaucoup. Elle ne savait plus comment s’y prendre pour l’aider. Carmen avait bien essayé elle aussi de lui rendre visite, mais comme elle ne pouvait s’empêcher d’accuser Gabi du malheur de son fils, ses visites finissaient toujours en dispute et étaient donc rapidement écourtées.

Lorsqu’elle avait apprit la rupture de Gabi et Ricardo, Carmen s’était tout d’abord sentie
soulagée, mais très vite, elle s’était mise à redouter qu’elle cherche à mettre la main sur son autre fils, maintenant libre et père de l’enfant qu’elle portait. Elle avait donc une nouvelle fois tenté de mettre Antonio en garde contre cette fille si mal intentionnée selon elle, ce qui n’avait pas manqué d’attisé sa colère. Il ne supportait plus d’entendre sa mère dénigrer Gabi avec autant d’acharnement. Ce matin là, pourtant, Carmen vint de nouveau rendre visite à Antonio. Lorsqu’il la vit à la porte, l’air affolé, il comprit que sa mère allait encore mettre ses nerfs à rude épreuve en lui annonçant je ne sais quelle catastrophe.

Antonio : Bonjour, maman. Que se passe t’il encore? Quel mauvais présage es-tu venue m’annoncer? Le toit de la maison va s’écrouler sur ma tête? Je vais me faire renverser par un bus? Je t’écoute.

Son ton ironique et moqueur n’amusa pas du tout Carmen.

Carmen : C’est sérieux Antonio. Je viens de tirer les cartes, et ce qu’elles annoncent ne présage rien de bon. Quelque chose de terrible est sur le point d’arriver.
Antonio : Si tu as encore l’intention de me mettre en garde contre Gabi c’est peine perdue. Je ne partage pas du tout ton avis la concernant.
Carmen : Non Antonio. Le danger ne vient pas de Gabi. Elle va d’ailleurs elle aussi être touchée par ce malheur, tout comme toi.
Antonio : Maman, je t’en prie, tu sais quelle importance j’accorde à tes prédictions.
Carmen : Tu ne comprends donc pas Antonio. Un grand malheur vous guette Gabi et toi. Et ce malheur va être provoqué par ton propre frère.

Ses dernières paroles arrivèrent quand même à attirer l’attention d’Antonio. Il est vrai qu’il avait trouvé bizarre que Ricardo ne soit pas venu lui demander des explications lorsqu’il avait appris qu’il avait quitté l’Eglise. Une angoisse indescriptible s’empara de lui. Son frère serait-il capable de leur faire du mal à Gabi et à lui? Certes, il devait souffrir de la situation mais de là à s’en prendre à eux… Antonio se ressaisit en se disant qu’il était en train de devenir aussi paranoïaque que sa mère.

Antonio : Maman, tu m’excuseras mais je suis en pleine recherche d’emploi et je n’ai absolument pas le temps d’écouter tes élucubrations.
Carmen : Tu ne vois donc pas que ton frère n’est plus lui-même depuis sa rupture avec Gabi. Il refuse tout contact avec sa famille, même Maria n’arrive plus à communiquer avec lui.
Antonio : Je le sais bien mais que veux-tu que je fasse? Si je vais le voir, il refusera de me parler et pour tout te dire, je le comprends. Moi aussi à sa place j’aurais du mal à accepter que la femme que j’aime me quitte parce qu’elle est amoureuse de mon frère.
Carmen : Et il va vous le faire payer. Ton frère prépare sa vengeance, j’en suis convaincue.

Il dévisagea sa mère d’un air songeur.

Antonio : Admettons que tu aies raison. Que pourrais-je faire?
Carmen : Malheureusement, rien… Je suis juste venu te prévenir pour que tu restes sur tes gardes mais à ce stade, rien ne pourra l’arrêter.

Bien qu’assez sceptique, Antonio décida néanmoins de mettre dans un coin de sa tête les paroles de sa mère, au cas où…

Antonio : Très bien, je te promets d’être prudent. Maintenant, si tu veux bien, j’ai du travail.

Il ne lui laissa pas le choix. Il la prit par les épaules et la raccompagna vers la porte.

Carmen : Fais bien attention à toi mon fils.
Antonio : Au revoir maman.

Puis il ferma la porte.

Gabi en était à présent à sa 38 ème semaine de grossesse. Elle avait vu Tyus il y a deux jours pour une échographie de contrôle et il lui avait dit que la petite se portait très bien et qu’elle était maintenant tout à fait prête à venir au monde. Gabi décida que c’était le moment idéal pour aller parler à Antonio. Il avait raté toutes les étapes de sa grossesse et elle ne voulait en aucun cas le priver d’assister à la naissance de sa fille s’il le désirait.

Au moment de frapper, elle sentit le stress monter en elle. Comment allait-il réagir face à cette nouvelle? Lui en voudrait-il de lui avoir menti durant tout ce temps? Finalement elle se dit que le meilleur moyen de le savoir était de frapper.

Lorsqu’il la vit sur le pas de sa porte, Antonio lui adressa son plus beau sourire. Cela faisait quatre longues semaines qu’il ne l’avait pas vu et il ne put donc s’empêcher de la serrer dans ses bras.

Antonio : Gabi!!! Ca me fait vraiment plaisir de te voir!!! Tu m’as énormément manqué.

Elle lui rendit son sourire.

Gabi : Toi aussi tu m’as beaucoup manqué.

Il s’écarta pour la laisser entrer. Gabi préféra aller droit au but afin de ne pas laisser le stress prendre de l’ampleur.

Gabi : Je suppose que tu te doutes de la raison de ma visite.

Antonio, qui était lui aussi un peu tendu, tenta d’aborder les choses avec humour.

Antonio : J’imagine que tu es venue me révéler ce mystérieux secret.
Gabi : En effet. Ca fait déjà bien trop longtemps que ça dure et je pense qu’il est grand temps que tu connaisses toute la vérité. Tout d’abord, tu dois savoir que si je ne t’ai rien dit jusqu’à présent, c’était pour te protéger toi, ainsi que mon bébé.

Sentant que ce qu’elle était sur le point de lui révéler risquait de le bouleverser, il décida de s’asseoir sur le canapé.

Gabi : Ce que j’ai à te dire n’est vraiment pas facile.
Antonio : Je t’en prie Gabi, va droit au but! Tu commences vraiment à m’inquièter.
Gabi : Et bien voilà… l’enfant que je porte n’est pas celui de Ricardo. C’est toi son père.

Antonio resta figé face à cette nouvelle. Il avait rêvé plusieurs fois de l’entendre prononcer ces mots, mais il réalisa que cette fois, il n’était pas dans un de ses rêves mais bel et bien dans la réalité. Devant son manque de réaction, Gabi lui dit :

Gabi : Antonio, je t'en prie dis quelque chose.

Il sortit enfin de sa torpeur, se leva et posa une main sur le ventre de Gabi.

Antonio : Tu veux dire que le petit bébé que tu portes n’est pas ma nièce… mais ma fille?
Gabi : Oui, c’est bien ce que je veux dire.

Il ferma les yeux, essayant sûrement de se faire à cette idée. Mais lorsqu’il les rouvrit, Gabi vit de la colère dans ses yeux.

Antonio : Pourquoi ne m’as-tu rien dit? Pendant tous ces mois, tu m’as laissé croire que tu portait l’enfant de mon frère. Pourquoi? Pourquoi, Gabi? Explique-moi!

La colère avait maintenant laissé place à de l’incompréhension.

Gabi : Lorsque j’ai appris que j’étais enceinte, j’ai tout de suite cherché à savoir qui de toi ou de Ricardo était le père. Et lorsque j’ai su que c’était toi, je l’ai immédiatement avoué à Ricardo.
Antonio : Et comment a-t-il réagi?
Gabi : Il m’a demandé de ne rien te dire. Il voulait que nous élevions cet enfant comme le notre. J’ai refusé bien sûr, en lui disant que tu avais le droit de connaître la vérité, et c’est là qu’il m’a menacé.
Antonio : Il t’a menacé!!! Mais de quoi, voyons???
Gabi : Il m’a dit que si je te disais la vérité, il mettrait les médias et l’Eglise au courant, et que ça ferait un tel scandale que ça détruirait ta carrière de Prêtre. Il a ajouté que si l’Eglise l’apprenait, il t’enverrait sûrement dans un monastère loin de Sunset beach, et loin de ton enfant. Alors j’ai décidé de me taire. Je savais l’importance que tu accordais à ta vocation et à ta réputation. Je ne voulais pas compromettre tout ça. Et plus les mois passaient, plus je me disais que je n’avais pas le droit de te cacher une chose aussi importante. J’ai essayé à deux reprises de t’en parler. La première, quand nous étions à la paroisse, le jour où je t’ai embrassé. Ce jour là, j’ai manqué de courage à la dernière minute. Et la deuxième…
Antonio : Quand Ricardo nous a interrompu…
Gabi : Oui. Et ensuite tout s’est enchainé, j’ai failli accoucher prématurément et Tyus a bien insisté sur le fait que le stress pourrait précipiter l’accouchement et je ne voulais pas mettre la vie de notre enfant en danger. C’est pourquoi j’ai préféré que nous arrêtions de nous voir pendant quelques temps. Puis j’ai appris que tu avais quitté l’Eglise et que Ricardo ne pourrait donc plus mettre ses menaces à exécution. Ca n’aurait plus le même impact maintenant que tu avais abandonné ta vocation.

Il se dirigea vers la fenêtre et contempla le soleil qui descendait lentement vers l’horizon. Elle s’approcha de lui et posa ses mains sur ses épaules.

Gabi : Antonio, pardonne-moi.

Il se retourna et lui sourit.

Antonio : Je n’ai rien à te pardonner. Tu as fait ce qui te semblait juste, et je ne peux pas te blâmer pour ça.

Elle le serra dans ses bras en le remerciant d’être aussi compréhensif. Puis soudain elle se tint le ventre en grimaçant.

Antonio : Gabi, est-ce que ça va?

Elle attendit la fin de la contraction pour lui répondre.

Gabi : Oui ça va. J’ai juste quelques contractions assez fortes depuis ce matin, mais tout va bien, j’ai appelé Tyus et il m’a dit que c’était normal à ce stade de la grossesse.
Antonio : Tu es sûre que ça va aller?
Gabi : Cesse de t’inquièter. Puisque je te dis que tout va bien.

Elle paraissait amusé par son inquiétude exacerbée. Elle se demandait ce que cela lui faisait d’apprendre que d’ici quelques jours il allait être papa. Il faut avouer que ça lui laissait peu de temps pour s’habituer à son nouveau statut de père.

Gabi : Alors, Antonio, dis-moi, quel effet ça te fait d’apprendre que tu vas bientôt être père d’une petite fille?

A cet instant, comme s’il venait tout-à-coup de réaliser ce qui lui arrivait, il laissa exploser sa joie. Il prit son visage dans ses mains et l’embrassa. Puis, le sourire jusqu’aux oreilles, il dit :

Antonio : C’est magnifique!!! C’est la plus belle chose qui pouvait m’arriver!!!

Il s’interrompit lorsqu’il vit le visage de Gabi blêmir. Une énorme flaque venait de se former sous ses pieds.

Gabi : Mon dieu, Antonio. Je viens de perdre les eaux.
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MessagePosté le: Lun 7 Juil - 15:58 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 25     



Antonio, sous le choc, mit quelques secondes avant de réagir.

Gabi : Antonio, il faut que tu m’emmènes à l’hôpital!!!
Antonio : Oui, bien sûr. Assieds-toi. Je vais chercher les clés et on y va.

Il l’aida à aller s’asseoir sur le canapé. Une violente contraction fit pousser à Gabi un hurlement de douleur.

Gabi : Antonio, dépêche-toi!!! J’ai l’impression que quelque chose n’est pas normal!!! J’ai la sensation de la sentir descendre!!!
Antonio : Quoi??? Je vais appeler le SAMU c’est plus prudent. On ne peut pas prendre le risque que tu accouches dans la voiture.

Il se jeta sur le téléphone, les mains tremblantes, complètement paniqué. Pendant qu’il était en ligne, il entendait Gabi hurler de douleur. Dès qu’il raccrocha il se rua vers elle.

Antonio : Ca va aller ma chérie, le SAMU arrive.

Soudain, il vit dans le regard de Gabi une expression de terreur.

Gabi : Mon dieu, je sens sa tête!!! Antonio, ils n’arriveront jamais à temps!!! Tu vas devoir la mettre au monde!!!

A présent, ce fut lui qui eut une expression horrifiée.

Antonio : Comment ça ??!! Mais je ne peux pas faire ça!!! Je n’ai jamais fait ça de ma vie!!! Gabi, je ne peux pas prendre le risque de la perdre maintenant!!!

Le voyant totalement terrifié, Gabi comprit qu’elle devait à tout prix garder son sang froid afin de pouvoir le rassurer. Elle prit une profonde respiration et lui dit :

Gabi : Ecoute-moi Antonio. Nous n’avons pas le choix. Qu’on le veuille ou non, notre fille a décidé de venir au monde dans cette maison. J’ai confiance en toi, je suis convaincue que tu vas très bien t’en sortir. Alors s’il te plait, emmène-moi dans la chambre, on sera plus à l’aise que sur le canapé.

Rassuré par ses paroles, il la souleva dans ses bras et se dirigea vers la chambre à l’étage. Une fois qu’elle fut installé confortablement, il souleva sa robe et lui enleva sa culotte. Lorsqu’il aperçut le crâne de sa fille, la panique s’empara de lui de nouveau.

Antonio : Mon dieu Gabi, je vois sa tête!!!

Il eut pour seule réponse un nouveau hurlement de Gabi, qui se mit à pousser de toutes ses forces. Antonio fit rapidement une prière et demanda au Seigneur de faire en sorte que tout aille pour le mieux. Lorsque la tête fut entièrement sortie, il attrapa instinctivement le bébé par le cou et essaya de le tourner le plus délicatement possible pour tenter de faire passer les épaules. Pendant ce temps, Gabi continuait de pousser aussi fort que possible et lorsqu’elle entendit le premier cri de sa fille elle fondit en larmes.

Gabi : On a réussi, Antonio! On a réussi!

Antonio, lui aussi en larmes, déposa doucement la petite fille dans les bras de sa mère, qui se mit à l’embrasser.

Gabi : Mon bébé, enfin te voilà.
Antonio : Elle est magnifique, Gabi. C’est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire.
Gabi : J’aimerais que nous l’appelions Mila. Ca signifie « miracle » en espagnol.
Antonio : Mila… C’est parfait.

Il s’avança vers Gabi et l’embrassa tendrement, puis il se pencha vers sa petite fille et déposa un baiser sur sa tête.

Antonio : Ma princesse! Ma magnifique petite princesse! Si tu savais à quel point je t’aime.

Leur bonheur fut rapidement interrompu par un bruit de pas dans les escaliers. C’était les ambulanciers, qui, alertés par les pleurs du bébé, étaient montés directement. Seulement 15 min s’étaient écoulées depuis l’appel d’Antonio et ils furent donc surpris de voir le bébé déjà nait.

Un ambulancier : Et bien, on peut dire que le bébé n’a pas perdu de temps.
Antonio : Oui, ça c’est sûr. J’ai dû m’improviser sage-femme. Par contre, je vous laisse le soin de couper le cordon. J’ai eu assez d’émotions pour aujourd’hui.
Un autre ambulancier : Ne vous inquiétez pas, un médecin accoucheur est en route. C’est lui qui va s’en occuper.

L’ambulancier eut juste le temps de déposer une couverture chauffante sur Gabi et le bébé avant que le médecin n’arrive.

Le médecin : Bonsoir, je suis le Docteur Wallas. C’est moi qui vais me charger de vérifier si l’enfant se porte bien. Fille ou Garçon?
Antonio : C’est une fille.
Le médecin : Est-ce votre premier bébé?
Gabi : Oui.
Le médecin : Et bien, c’est très rare de voir une femme accoucher de son premier enfant aussi rapidement. En tout cas mes félicitations au papa, vous avez fait du bon boulot.
Antonio : Merci.

On pouvait déceler une certaine fierté dans sa voix. Après avoir examiner le bébé, le médecin leur annonça qu’ils avaient une magnifique petite fille en pleine santé et qu’ils allaient maintenant pouvoir les transférer à l’hôpital.

Gabi : Antonio, est-ce que tu peux passer au Seabreeze récupérer mes affaires et celles du bébé? Tout est dans un sac rouge près du lit.
Antonio : Bien sûr. Je te rejoins immédiatement.

Il embrassa Gabi et sa fille, endormie dans les bras de sa maman, puis fila, impatient de les retrouver.



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Dernière édition par Jessy33 le Mer 9 Juil - 20:52 (2014); édité 3 fois
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MessagePosté le: Mar 8 Juil - 22:10 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Fleur bleue Très intense la scène de l'accouchement ! Antonio s'est largement rattrapé de ce qu'il n'avait pas suivi de la grossesse de Gabi ! Et maintenant qu'il a quitté l'église rien de l'empêche plus d'être père.... Saut
Sauf peut-être Ricardo qui ne supportera pas leur bonheur... Baffe
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MessagePosté le: Mar 8 Juil - 22:19 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Je vais avoir du mal à écrire les scènes de la vengeance de Ricardo tellement ça va me faire de la peine  Pleure
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MessagePosté le: Mer 9 Juil - 20:38 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Mort Tu m'étonnes !!!! Mais qui sait... tu y trouveras peut-être du plaisir si happy end il y a ! Clin d'oeil
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:38 (2016)    Sujet du message: Le dilemme

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