Antonio & Gabi - La Passion d'un Amour Impossible Index du Forum
Antonio & Gabi - La Passion d'un Amour Impossible
Retrouvez le couple le plus touchant de Sunset Beach : Antonio et Gabi
 
Antonio & Gabi - La Passion d'un Amour Impossible Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

:: Le dilemme ::
Aller à la page: 1, 2, 3, 4  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Antonio & Gabi - La Passion d'un Amour Impossible Index du Forum -> Créations -> Fanfictions
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 10:50 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Voici ma première sexy fanfic sur le couple Antonio et Gabi sur la scène où Antonio fait un de ses rêves et que Gabi vient dans sa chambre lui servir un verre d'eau (épisode 420). J'ai repris les dialogues du début de la scène. Mais c'est une scène érotique, j'avais pas le cœur d'écrire les choses crument entre eux. Bonne lecture et n'hésitez pas à me donner votre avis  
 .

Scène 1   


Gabi ayant entendu du bruit dans la chambre d’Antonio frappa à sa porte :

Gabi : Est-ce que ça va Antonio?
N’obtenant pas de réponse, elle entra.
Antonio : Non, non.
Gabi : Antonio…
Antonio : Qui êtes-vous?
Gabi : Antonio, réveille toi, tu fais un cauchemar.

Antonio se réveilla si brusquement que Gabi eut un mouvement de recul.

Gabi : C’est Gabi. Qu’y a-t-il? Qu’est-ce qui se passe? Antonio, tu faisais un cauchemar, je t’ai entendu crier de ma chambre.
Antonio : Oh, j’ai crié.

Gabi s’asseya sur le lit, à côté de lui.

Gabi : Oui, tu tremblais. Tu sais de quoi tu rêvais?
A ce moment là, Antonio se remémora son rêve, l’air perdu.
Gabi : Antonio…

Gabi lui servit un verre d’eau.

Gabi : Antonio, tu es en nage.

Elle mouilla une serviette et lui épongea le dos. Antonio, troublé lui dit :

Antonio : Arrête! Ca va beaucoup mieux maintenant.
Gabi : Non, Antonio. Je vois bien que tu n’es pas bien et je ne quitterais pas cette chambre avant que tu m’ai dit ce qui te perturbe à ce point.
Antonio : Gabi, je t’en prie…
Gabi : Antonio, tu es mon meilleur ami et si tu as un problème j’aimerais pouvoir t’aider.
Antonio : Ce n’est pas important.
Gabi : Ca l’est pour moi. Quand j’ai eu besoin du réconfort d’un ami et de quelqu’un à qui me confier sur ce que j’ai vécu avec mon père, tu as toujours été présent pour moi. J’aimerais à mon tour pouvoir être là pour toi. S’il te plait, Antonio, ne me demande pas de quitter cette chambre en te laissant seul face à tes problèmes.
Antonio : Très bien, je vais te dire ce qui me tourmente. Depuis quelques temps, je fais des rêves étranges.
Gabi : Quel genre de rêves?
Antonio : Je rêve d’une femme. Elle me caresse.

Gabi, très surprise et un peu troublée par ce qu’elle entendit, lui demanda :

Gabi : Est-ce que tu sais qui est cette femme?
Antonio : Malheureusement, je n’ai jamais été assez loin dans mes rêves pour voir son visage. Mais au plus profond de moi, je sais qui elle est.

A ce moment précis, Antonio la regarda intensément, d’un regard plein d’amour et de désir. Gabi se sentit de plus en plus troublée et lui demanda :

Gabi : Qui est cette femme, Antonio?

Pour toute réponse, il lui effleura les lèvres du bout des doigts en lui disant :

Antonio : Je pense que tu le sais, Gabi.
Gabi : Antonio…

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’il l’embrassa tendrement.

Antonio : Je t’aime, Gabi. Je t’ai aimé à l’instant où j’ai posé le regard sur toi. J’ai essayé de toutes mes forces de refouler ces sentiments car mon frère était amoureux de toi et que moi, j’avais décidé de consacrer ma vie à Dieu. Mais aujourd’hui, je ne peux plus continuer à me mentir. Je suis fou de toi.

Et à cet instant précis, il l’attira contre lui et l’embrassa, insinuant sa langue dans la bouche de Gabi, qui elle aussi, pleine de désir pour cet homme, lui rendit son baiser. Après ce long et langoureux baiser, Gabi le regarda aussi intensément qu’il l’avait fait auparavant, et lui dit :

Gabi : Je t’aime aussi, Antonio. Plus que tu ne peux l’imaginer. Je t’en prie, fais moi l’amour.

Antonio lui sourit puis l’embrassa tendrement dans le cou, puis sur les épaules. Au moment où il souleva sa nuisette pour la déshabiller, Gabi sentit une intense chaleur dans le bas ventre et des frissons lui traversèrent tout le corps. Elle posa sa main sur son torse, puis y déposa de doux baisers.
Antonio la souleva dans ses bras et l’allongea sur le lit, puis il enleva son bas de survêtement et s’allongea près de Gabi.

Gabi : Antonio… Tu es sûr de vouloir faire ça?
Antonio : S’il y a bien une chose dont je sois sûr, c’est de mon amour pour toi.

Puis il l’embrassa de nouveau et pris son sein dans sa main et le caressa doucement, tendrement. Gabi sentit le sexe d’Antonio se durcir de plus en plus contre sa cuisse, ce qui l’excita encore plus qu’elle ne l’était déjà. Et lorsqu’il prit son sein dans sa bouche et qu’il insinua ses doigts en elle, elle se raidit de désir et poussa un gémissement de plaisir.

Gabi : Antonio, je ne peux plus attendre. Je t’en supplie, je veux te sentir en moi.
Antonio : Patience, Gabi. Laisse moi encore savourer un instant le goût de ta peau.

Antonio continua à goûter, de ses lèvres et de sa langue, la peau de Gabi, tout en descendant lentement vers son sexe si humide qu’Antonio fut envahit par une brûlante envie de posséder cette femme toute entière. Il remonta vers ses lèvres, lui passa une main dans les cheveux en l’embrassant passionnément puis entra en elle. A cet instant, tout deux poussèrent un gémissement de plaisir puis commencèrent de petits mouvements de va et vient, qui s’accéléraient au fur et à mesure que l’excitation augmentait.

Gabi : Oh Antonio, c’est tellement bon de te sentir en moi.
Antonio : Je rêvais de cet instant depuis tellement longtemps. Je t’aime Gabi, et je t’aimerais toujours.
Gabi : Je t’aime, Antonio.

Puis ils s’embrassèrent de nouveau. Leurs baisers devenaient de plus en plus fougueux, leurs va et vient de plus en plus rapide. Le corps de Gabi se mit à trembler tout entier, le souffle d’Antonio se fit de plus en plus haletant, puis, dans un hurlement de plaisir il explosa en elle. Le corps de Gabi se raidit puis elle poussa elle aussi un long et intense cri de jouissance.

Après avoir tout les deux repris leurs esprits, Antonio s’allongea, complètement détendu, et Gabi posa sa tête sur son torse.

Antonio : C’était magique. Jamais je n’aurais cru vivre ça avec une femme.
Gabi : Pour moi aussi c’était un moment intense. Je n’ai jamais ressenti un tel plaisir, même avec Ricardo.

A peine eut-elle le temps de finir sa phrase qu’un bruit les fit sursauter.

Ricardo : Oh mon dieu!!!

Ricardo se tenait sur le pas de la porte, les yeux exorbités.

Gabi : Ricardo, laisse-moi t’expliquer.
Ricardo : M’expliquer!!! M’expliquer quoi? Que ma fiancée a fait l’amour avec mon petit frère, un prêtre.
Antonio : Ricardo je t’en prie…
Ricardo : Toi, ferme-là.

Puis, regardant, Gabi, il lui dit :

Ricardo : Finalement, j’aurais dû écouter ma mère lorsqu’elle me disait que tu n’étais qu’une catin. Je ne pouvais pas m’attendre à autre chose de la part d’une femme qui a tout fait pour séduire le petit ami de sa sœur.

Puis, se retournant vers Antonio.

Ricardo : Mais, toi. Jamais je n’aurais imaginé que tu puisses me faire une telle chose. Allez tout les deux brûler en enfer.

Sur ces mots, il partit en claquant la porte. Antonio voulu se lever pour le rattraper, mais Gabi le retint par le bras.

Gabi : Non, Antonio, laisse-le partir.
Antonio : Mais enfin Gabi…
Gabi : Non, Antonio, écoute-moi. J’irais lui parler, mais laisse-le se calmer. Dans l’état de colère où il se trouve, la discussion ne servira à rien, si ce n’est qu’à empirer les choses. Je sais qu’il nous faudra assumer ce que nous avons fait et les conséquences que cela aura sur nos vies mais je t’en prie, laisse-moi rester avec toi cette nuit. Nous nous aimons mais je suis tout à fait consciente que tu ne quitteras pas l’église pour moi…
Antonio : Gabi…
Gabi : Non, laisse-moi finir. Même si tu le faisais, je sais pertinemment que cela se mettrait entre-nous un jour ou l’autre et que ça nous séparerait. Tu en viendrais peut-être même à me détester de t’avoir fait rompre ton engagement envers Dieu. Et je ne veux pas que cela arrive. Mais s’il te plait, profitons de cette nuit, la seule et l’unique, pour laisser libre court à notre amour.
Antonio : Oh Gabi, il n’y a rien que je souhaite le plus au monde.

Puis ils s’embrassèrent tendrement et firent l’amour jusqu’au lever du jour.
_________________


Dernière édition par Jessy33 le Lun 9 Juin - 10:55 (2014); édité 1 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 9 Juin - 10:50 (2014)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 10:52 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 2  



Après avoir découvert sa fiancée et son frère serré l’un contre l’autre dans le lit d’Antonio, Ricardo avait quitté Surf central complètement abattu. Il se remémorait sans cesse la scène qui venait de se jouer sous ses yeux, en essayant de comprendre comment cela avait pu se produire.

Ricardo : Comment ont-ils pu me faire ça? Comment les deux personnes que j’aimais le plus au monde et en qui j’avais confiance ont-elles pu me trahir?

Complètement anéanti par le chagrin et la douleur, Ricardo ne s’était pas aperçu qu’il s’était instinctivement dirigé tout droit chez sa mère. Lorsque Carmen le vit entrer, l’air hagard, tenant à peine debout, elle se précipita vers lui, inquiète.

Carmen : Ricardo… Que fais-tu ici à une heure aussi tardive? Et pourquoi as-tu l’air si abattu? Que se passe t-il, mon fils?

A cet instant, Ricardo se jeta dans les bras de sa mère et éclata en sanglot, tel un enfant meurtri par la douleur. Carmen, de plus en plus inquiète, lui demanda :

Carmen : Que t’est-il arrivé, Ricardo? Explique-moi!!!
Ricardo : Ils m’ont trahi maman.
Carmen : Qui? Qui t’a trahi, mon garçon?
Ricardo : Gabi a couché avec un autre homme.
Carmen : Gabi? Oh mon dieu!!! Je t’avais dis que cette fille n’était qu’une trainée. J’ai essayé de te mettre en garde, mon fils, mais tu ne m’as pas écouté. Qui est l’homme avec qui elle t’a trompé?

Ricardo s’écarta de sa mère. Il ravala ses larmes, puis, le regard vague, lui dit :

Ricardo : C’est mon propre frère, maman. C’est avec Antonio que Gabi m’a trompé.
Carmen : Avec Antonio… C’est impossible. Tu dois faire erreur. C’est un prêtre.

Ricardo balaya d’un seul geste tout ce qui se trouvait sur la table et hurla :

Ricardo : Je les ai surpris tout les deux, nu, dans le lit d’Antonio, maman. Quelle explication tu peux donner à ça? Tu penses peut-être qu’il lui enseignait les rudiments de la bible?
Carmen : Calme-toi, Ricardo. Il….

Elle n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’il attrapa le cadre contenant une photo de lui et son frère et le lança à travers la pièce.

Ricardo : Que je me calme!!! Mon propre frère a fait l’amour avec ma fiancée et tu me demandes de me calmer!!!
Carmen : Tu ne vois donc pas que c’est cette fille qui est la responsable de tout ça. Elle est mauvaise. Elle est venue à Sunset beach dans le seul but de faire le mal autour d’elle. Elle t’a d’abord séduit, toi, puis, lorsqu’elle a réussi, elle t’a ensuite accusé de viol, et la voilà maintenant qui séduit ton frère, un prêtre. Tu ne dois pas en vouloir à ton frère. Elle l’a manipulé, tout comme elle l’a fait avec toi.
Ricardo : Antonio n’avait pas l’air d’être sous l’emprise d’une manipulatrice, maman, tu peux me croire. Si tu avais vu la façon dont il la caressait. Ils vont payer. Ils vont payer tout les deux pour ce qu’ils m’ont fait.

Sur ces mots, il fit volte face et s’en alla, le cœur rempli de haine.
_________________


Dernière édition par Jessy33 le Lun 9 Juin - 10:56 (2014); édité 1 fois
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 10:53 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 3  



Au petit matin, Gabi fut réveillée par les premiers rayons du soleil qui pénétraient la chambre. Elle se tourna vers Antonio qui était toujours endormi. Elle admira quelques instants cet homme si beau, à qui elle s’était donné tout entière, puis se dit à elle-même :

Gabi : Oh Antonio, je t’aime tant. Si seulement tu n’appartenais pas à Dieu. Ce que nous avons partagé cette nuit restera gravé dans mon cœur à tout jamais, mais il faut que je pense à Ricardo. Je l’aime de tout mon cœur. Je lui dois des explications.

Antonio interrompit ses pensées en déposant sur ses lèvres un tendre baiser.

Antonio : Tu penses à Ricardo, n’est-ce pas?
Gabi : Oui. Il doit être anéanti à l’heure qu’il est. Comment avons-nous pu le trahir de la sorte?
Antonio : Ce qui s’est passé entre nous n’était pas prémédité. Nous n’avons pas agi dans le but de le faire souffrir. Nous avons simplement laissé nos sentiments l’emporter sur la raison. Mais tu as raison, Ricardo doit souffrir terriblement. Il faut que nous allions lui parler, Gabi.
Gabi : Je sais. J’espère seulement qu’il sera assez calme pour nous écouter, et qu’il trouvera en lui la force de nous pardonner.
Antonio : Je l’espère aussi.

Sur ces mots, Antonio se leva pour prendre sa douche, pendant que Gabi regagna sa chambre pour aller elle aussi se préparer. Une fois prêt, Antonio appela Gabi du bas de l’escalier.

Antonio : Gabi!!! Est-ce que tu es prête?

A peine eut-il finit sa phrase que Gabi apparut, vêtue d’une petite robe rouge. Elle était tellement belle dans cette tenue, qu’Antonio eut du mal à avaler sa salive. Mais il pensa instantanément à Ricardo et se repris rapidement.

Antonio : Bien, allons-y.

Lorsqu’ils arrivèrent chez Ricardo, ils le trouvèrent assis sur son lit, les yeux dans le vague. Il ne s’aperçut pas tout de suite de leur présence. C’est Gabi qui le sortit de sa torpeur.

Gabi : Ricardo… Est-ce que ça va?

Il leva les yeux mais lorsqu’il croisa le regard de sa fiancée et de son frère, son expression changea littéralement. Ses yeux étaient maintenant étincelant d’une haine à la hauteur de l’amour qu’il portait à ces deux êtres.

Ricardo : Comment osez-vous vous présentez devant moi après ce que vous m’avez fait!!!
Antonio : Nous sommes venus t’apporter des explications sur ce qui s’est passé cette nuit.
Ricardo : Je n’ai pas besoin d’explications!!! Je sais très bien ce qui s’est passé cette nuit!!! Mon frère, le prêtre, s’est envoyé en l’air avec ma fiancée. C’est tout ce qu’il y a à savoir.
Gabi : Ricardo, je t’en prie laisse nous parler.
Ricardo : Je n’ai rien à dire à une trainée dans ton genre. Que tu m’ais trompé est une chose. Mais que tu l’ais fait avec un homme de Dieu, qui se trouve être mon propre frère, je trouve ça à vomir. Je commence à me dire que ton père avait raison lorsqu’il te disait que tu n’étais qu’une petit allumeuse. Finalement tu as peut-être pris goût à ce que ton père te faisait. C’est pour ça que tu as couché avec un prêtre. Pour retrouver la jouissance de l’interdit. J’espère au moins que tu as bien pris ton pied.

En entendant Ricardo être aussi cruel avec elle en se servant de ce qu‘elle avait vécu pour la faire souffrir, Gabi s’enfuit, en larmes. Antonio, furieux de voir son frère torturer de la sorte la femme qu’il aimait, lui assena un violent coup de poing, puis courut pour tenter de la rattraper.

Antonio : Gabi!!! Gabi, attends!!!

Malgré les appels d’Antonio, Gabi ne s’arrêta pas. Ce n’est qu’au moment où elle arriva sur la jetée qu’Antonio parvint à la rattraper.

Gabi : Antonio, je t’en prie, laisse-moi seule.
Antonio : C’est hors de question. Je ne te laisserais pas seule dans l’état où tu te trouves.
Gabi : Ricardo a raison, je suis quelqu’un de mauvais. Je fais souffrir tout les gens qui m’entourent. D’abord il y a eu Paula, ma sœur dont j’ai voulu me venger car je la tenais responsable des agissements de mon père. Ensuite, il y a eu Ricardo que j’ai fais souffrir une première fois en l’accusant de viol après avoir tout fait pour le séduire. Et aujourd’hui, je le fais souffrir de nouveau en couchant avec son frère.

Antonio la prit dans ses bras.

Antonio : Tu n’es pas mauvaise, Gabi. Tu es la personne la plus gentille et généreuse que je connaisse.
Gabi : C’est ce que tu penses aujourd’hui, tout comme Paula et Ricardo le pensaient aussi. Mais qu’en sera-t-il quand je t’aurai fait du mal à toi aussi.?
Antonio : Je te le répète, Gabi. Tu n’es pas quelqu’un de méchant. N’importe qui aurait été perturbé après ce que ton père t’a fait subir alors que tu n’étais qu’une petite fille. Parfois, nos blessures nous font commettre des actes dont nous ne sommes pas très fier, mais il faut savoir se pardonner. Ricardo est en colère et il souffre beaucoup. C’est pour ça qu’il t’a dit toutes ces choses horribles. Mais au fond de son cœur il sait que tout ceci est faux.

Gabi s’écarta de lui et le regarda droit dans les yeux, le visage en larmes.

Gabi : Tu penses sincèrement que je suis quelqu’un de bien?
Antonio : Je n’en ai pas le moindre doute.
Gabi : Merci, Antonio. Je ne sais pas ce que je ferais si je ne t’avais pas dans ma vie. Tu comptes énormément pour moi.

Antonio posa tendrement sa main sur la joue de Gabi.

Antonio : Toi aussi tu comptes énormément pour moi. Mais ta place est auprès de Ricardo.
Gabi : Je le sais. Mais pourra-t-il nous pardonner…
Antonio : Il faut l’espérer. Tâchons d’être patient et de prier pour que cela arrive.

Gabi eut un petit sourire.

Gabi : Tu penses que tout peut être résolu par la prière, n’est-ce pas?
Antonio : Je pense que le Seigneur est miséricordieux et que si nous gardons foi en lui et que nous nous repentons sincèrement de nos erreurs, Dieu fera en sorte que les personnes que nous avons blessé nous pardonnent.
Gabi : J’espère sincèrement que tu as raison.
_________________


Dernière édition par Jessy33 le Lun 9 Juin - 10:56 (2014); édité 1 fois
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 10:54 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 4  



Au même moment, Carmen venait d’entrer chez Ricardo et elle le trouva en pleine contemplation d’une photo de Gabi. Il avait l’air perdu dans ses pensées.

Carmen : Ricardo, mon fils… Je suis venu voir comment tu allais.
Ricardo : Comment veux-tu que je me sentes après tout ça. Je me sens sali et trahi. J’avais tout pour être heureux. Une femme que j’aimais plus que tout au monde et que je voulais épouser. Un frère que j’aimais tout autant et en qui j’avais une confiance absolue. Et voilà qu’en un instant, j’ai tout perdu. Les deux personnes qui comptaient le plus dans ma vie m’ont trahi de la pire façon qu’ils puissent le faire.
Carmen : Ne dis pas ça mon garçon. Ton frère n’a pas voulu te faire de mal. C’est un homme bon. Tu dois lui pardonner.
Ricardo : Lui pardonner!!! Lorsque nous étions petits, tu nous disais toujours que nous devions tout partager. Parce que nous étions frère. Mais je ne pensais pas que des années plus tard, tu me demanderais de partager aussi ma fiancée avec mon petit frère.
Carmen : Ce n’est pas ce que je te demande, Ricardo. Antonio a fait une erreur, c’est évident. Mais c’est cette fille qui est responsable. Elle a tout fait pour séduire ton frère et l’entrainer dans son lit.

Carmen ne s’était pas aperçu que Gabi venait d’arriver et qu’elle avait tout entendu.

Gabi : Comment pouvez vous dire une chose pareille. Vous ne savez rien de ce qui s’est passé.

Carmen se retourna et fusilla Gabi du regard.

Carmen : Je sais tout ce qu’il y a savoir. Vous avez débauché un homme d’Eglise.

Elle s’approcha de Gabi et la gifla violemment.

Carmen :
Vous n’êtes qu’une catin. Une petite allumeuse qui sème le trouble dans ma famille depuis votre arrivée à Sunset Beach. Vous avez détruit la vie de mes deux fils et vous allez payer pour ça.

Ricardo, qui jusqu’à présent était resté silencieux, se leva et alla se poster entre Gabi et sa mère.

Ricardo : Je t’en prie maman, rentre chez toi. Laisse-moi régler ça.
Carmen : Mais enfin Ricardo…
Ricardo : Il n’y a pas de mais. Tout ça est entre moi et Gabi. Tu n’as pas à t’en mêler.
Carmen : Très bien. Comme tu veux.

Carmen prit son sac et se dirigea vers la porte. Mais elle se retourna une dernière fois vers Gabi.

Carmen : Ne pensez pas vous en sortir comme ça. Dieu vous fera payer ce que vous avez fait à ma famille.

Sur ces mots, elle quitta le loft.
_________________
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:02 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 5  



Après le départ de Carmen, un silence pesant s’installa entre Ricardo et Gabi. Ricardo était reparti s’asseoir sur le lit, tandis que Gabi fixait tristement une photo d’eux. Ce fut elle qui rompit ce silence.

Gabi : Ricardo, il faut que nous parlions.
Ricardo : Pour nous dire quoi?
Gabi : Nous devons parler de ce qu’il va se passer maintenant pour nous.
Ricardo : Il n’y a plus de « nous », Gabi. Tu as briser tout ce qui nous unissait à l’instant où tu t’es donnée à mon frère.
Gabi : Ricardo, crois-moi, je suis sincèrement désolé pour ce qui s’est passé entre Antonio et moi. Ca n’aurait jamais dû arriver.
Ricardo : J’ai une seule question à te poser.
Gabi : Je t’écoute.
Ricardo : Est-ce que tu aimes Antonio?
Gabi : Ricardo, je t’aime et c’est avec toi que je veux faire ma vie.
Ricardo : Tu ne réponds pas à ma question. Je pense que je mérite au moins que tu sois honnête avec moi. Est-ce que tu l’aimes?

Des larmes se mirent à couler sur les joues de Gabi.

Gabi : Oui.
Ricardo : Et Antonio t’aime aussi. Sinon il n’aurait jamais rompu ses vœux en faisant l’amour avec toi.
Gabi : Ricardo, pardonne-moi. Je suis prête à tout pour que nous puissions de nouveau être heureux.
Ricardo : Penserais-tu la même chose si mon frère n’était pas prêtre? Si ce n’était pas le cas, lequel de nous deux aurais-tu choisi?

Devant le silence de Gabi, Ricardo s’emporta. Il se leva, la prit par les épaules et hurla en la secouant.

Ricardo : Répond!!!

Les larmes de Gabi se mirent à couler de plus en plus.

Gabi : Je ne sais pas.

Il la lâcha, mais le regard qu’il lui lança lui montra toute la haine qu’il éprouvait pour elle.

Ricardo : Comment oses-tu me demander de te pardonner alors que tu ne peux même pas répondre à cette question!!! La vérité c’est que tu sais qu’Antonio n’abandonnera jamais son Eglise, même pour toi. C’est uniquement pour cette raison que tu te tournes vers moi.
Gabi : Non, c’est faux. Je t’aime de tout mon cœur, Ricardo.
Ricardo : Tu n’es qu’une menteuse!!! Tu t’es intéressé à mon frère dès l’instant où tu as posé les yeux sur lui. Et le pire, c’est que j’aurais dû voir les choses venir. Je vous voyais, jour après jour vous rapprocher et passer de plus en plus de temps ensemble. Mais je me disais que mon frère était prêtre et que ce que vous partagiez n’était que de l’amitié. Mais j’avais tort. La vérité c’est que vous étiez en train de tomber amoureux l’un de l’autre.
Gabi : Oui c’est vrai. Je suis tombé amoureuse de ton frère, mais crois-moi, j’ai tout essayé pour refouler ces sentiments. Je ne voulais pas te faire souffrir, parce que je t’aimais. Et je t’aime toujours, Ricardo. Je t’en prie, accorde nous une autre chance.
Ricardo : Comment le pourrais-je sachant que tu aimes Antonio. Je ne pourrais plus jamais te faire confiance. Tout ce que je te demandes maintenant c’est de quitter cette maison et de t’arranger pour ne plus croiser mon chemin.

Gabi lui jeta un dernier regard puis s’en alla. Elle savait qu’il était inutile d’insister, du moins pour le moment. Elle se disait que le temps permettrait peut être à Ricardo de lui pardonner. Mais elle ne se doutait pas que Dieu avait prévu tout autre chose pour elle, et qu’elle allait se retrouver face à un dilemme qui, quel que soit son choix, allait changer leur vie à tous les trois.
_________________
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:03 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 6  



Gabi passa les trois mois qui suivirent loin de Ricardo. Elle n’avait pas renoncé à lui mais préférait laisser le temps faire son œuvre. Elle espérait qu’avec le recul, il se rendrait compte que malgré ce qui s’était passé entre Antonio et elle, il l’aimait toujours, et qu’il reviendrait vers elle.
Depuis toujours, elle rêvait de devenir puéricultrice et elle avait donc décidé de reprendre ses études dans ce domaine et de s’y consacrer pleinement. Ce qui ne l’empêchait pas de rendre régulièrement visite à Antonio à la Mission. Même si, après avoir longuement discuté, ils en étaient venus à la conclusion qu’une relation amoureuse entre eux était impossible, aussi bien par rapport à la vocation d’Antonio, que vis-à-vis de Ricardo, ils restaient néanmoins très proche l’un de l’autre.
Ce jour-là, lorsqu’elle se rendit à la Mission, elle était sur le point de frapper à la porte du bureau d’Antonio, lorsqu’elle entendit une voix de femme qui ne lui était pas inconnue. C’était la voix de Carmen.
Elle décida d’attendre avant de frapper et écouta la conversation derrière la porte.

Carmen : Tu dois aller parler à ton frère Antonio.
Antonio : Maman, tu sais bien qu’à chaque fois que j’ai essayé, il a refusé de m’écouter.
Carmen : Tu dois réessayer, jusqu’à ce qu’il comprenne que la seule responsable dans tout ça c’est cette petite garce de Gabi.
Antonio : Gabi n’est pas une garce, maman. Et je suis aussi responsable qu’elle dans cette histoire. Tu n’es pas juste en lui mettant toute la responsabilité sur le dos.
Carmen : Tout ce que je sais c’est que mes deux garçons, qui ont toujours étaient si proches, ne s’adressent plus la parole. Et que c’est elle qui en est la cause. Tu dois rester à l’écart de cette fille Antonio. Elle ne t’apportera que des problèmes.

Antonio lui répondit un peu brusquement.

Antonio : Gabi est mon amie, maman. Et je n’ai pas l’intention de ne plus la voir. Peu importe ce que tu en penses. Je suis assez grand pour faire mes propres choix.
Carmen : Très bien, très bien, mon garçon, fais ce que tu veux. Si tu as envie de rester en contact avec elle malgré mes mises en garde, soit. Mais promets moi d’aller voir ton frère.

Antonio se radoucit.

Antonio : C’est promis. Maintenant, excuse-moi, j’ai du travail.
Carmen : Très bien je m’en vais.

C’est ce moment là que Gabi choisit pour frapper à la porte. En la voyant, Carmen lui lança un regard noir et lui dit :

Carmen : Mon fils a du travail.
Antonio : Maman…
Carmen : D’accord, je me tais.

Puis elle sortit.

Antonio : Tu étais là depuis longtemps?
Gabi : Assez longtemps pour avoir entendu votre conversation. C’est gentil d’avoir pris ma défense auprès de ta mère.
Antonio : C’est normal. Ma mère se trompe sur toi.

Antonio préféra changer de sujet.

Antonio : Alors, qu’est-ce qui t’amène?
Gabi : Je suis venue voir si tu avais besoin de mon aide. Je sais que tu as beaucoup de travail avec la préparation de la vente de vêtements pour les personnes démunies.
Antonio : Puisque tu m’offres si généreusement ton aide, j’aurais un petit service à te demander. Il reste quelques vêtements à trier. Tu pourrais t’en occuper pendant que je reçois l’un de mes paroissiens?
Gabi : Bien sûr. Où sont les vêtements?

Antonio alla chercher le carton qui contenait les derniers vêtements à trier et le posa sur son bureau.

Antonio : Les voilà. Tu penses que ça va aller?
Gabi : Bien sûr. Ne t’inquiètes pas. Tous ces vêtements seront triés à ton retour.

A peine avait-elle prononcé ces mots qu’elle fût prise d’un vertige. Elle perdit l’équilibre et Antonio la rattrapa de justesse et l’aida à aller s’asseoir. Il avait l’air très inquiet.

Antonio : Gabi, que se passe t-il?
Gabi : Ce n’est rien, juste un vertige.
Antonio : Est-ce que ça t’arrive souvent?
Gabi : De temps en temps. Mais je pense que c’est dû à la fatigue. Je dors très peu en ce moment. Je passe tellement de temps à étudier que j’en oublie de dormir.
Antonio : Tu devrais consulter le Dr Robinson pour être sûre que tout va bien.
Gabi : Je vais bien. Cesse de t’inquiéter.
Antonio : Ecoute, je vais me débrouiller pour les vêtements. Va plutôt te reposer.
Gabi : Je peux m’en occuper, Antonio.
Antonio : Non j’insiste. Rentre à la maison, bois un thé bien chaud et mets-toi au lit. Tu as besoin de repos.

Gabi était plutôt amusée de voir Antonio si inquiet pour si peu.

Gabi : Qui es-tu? Mon ange gardien?

Antonio lui rendit son sourire.

Antonio : Peut-être bien.

Il repris aussitôt son air sérieux.

Antonio : Maintenant, rentre. Et je t’en prie, va consulter Tyus.
Gabi : Très bien, j’irais dès demain matin si ça peut te rassurer. Mais je suis sûre que tu t’inquiètes pour rien et que tout va bien.
Antonio : Je l’espère. Repose-toi bien, Gabi. A plus tard.
Gabi : A plus tard. Bon courage.

Gabi sortit du bureau d’Antonio. Il ne pouvait pas s’empêcher d’être inquiet pour cette femme qu’il aimait tant.

Antonio : Je vous en supplie Seigneur, faites qu’elle aille bien.

Puis il se rendit à l’Eglise, où il avait donné rendez-vous à son paroissien.
_________________


Dernière édition par Jessy33 le Lun 9 Juin - 11:05 (2014); édité 1 fois
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:04 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 7  



Dès le lendemain matin, Gabi se rendit au cabinet de Tyus. Même si elle avait trouvé l’inquiétude d’Antonio un peu exagéré, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être un peu nerveuse malgré tout. Et si Tyus lui annonçait une grave maladie. Puis elle essayait de se résonner en se disant qu’après tout ce n’était que de simples vertiges, rien d’alarmant sachant le peu de repos qu’elle s’accordait en ce moment. Tyus vint interrompre ses pensées.

Tyus : Gabi, c’est à vous.

Gabi entra et s’asseya.

Tyus : Alors, je vous écoute.
Gabi : Et bien voilà, je viens vous voir car il m’arrive de temps en temps d’avoir des vertiges.
Tyus : Depuis combien de temps avez-vous ces vertiges?
Gabi : Environ un mois.
Tyus : Avez-vous d’autres symptômes comme des maux de tête ou bien des engourdissements ou des nausées?
Gabi : Non, rien de tout ça. Mais je vous avouerais qu’en ce moment je ne dors pas beaucoup. Je suis en pleine préparation d’un concours de puéricultrice et il est vrai que je passe énormément de temps à étudier mais beaucoup moins à dormir. Est-ce que cela pourrait venir d’un manque de sommeil?
Tyus : C’est possible, oui. Mais nous allons commencer par vous faire un bilan sanguin et en fonction des résultats, je pourrais vous en dire plus.
Gabi : Très bien.
Tyus : Je vais d’abord vous ausculter puis vous pourrez passer dans la salle en face de mon bureau, une infirmière viendra vous faire la prise de sang.

Tyus écouta le cœur de Gabi, lui prit sa tension puis vérifia ses réflexes.

Tyus : Tout est normal. A première vue, il n’y a rien d’alarmant. Je vous appelle dès que j’ai les résultats de vos analyses. Ils devraient être prêt dans l’après midi.
Gabi : Merci, Tyus.
Tyus : Et ne vous inquiétez pas trop. Il est très probable que tout ceci soit dû au manque de sommeil. En attendant, tâchez de vous reposer.
Gabi : Oui.

Après avoir fait sa prise de sang, elle décida de suivre les conseils de Tyus et de s’accorder une journée de repos. Elle se dit qu’une journée au bord de la mer à lézarder au soleil lui ferait le plus grand bien.
Après environ deux heures passés à dormir sur la plage, elle fut réveillée par une voix familière. Elle sursauta de surprise en voyant Ricardo accroupi devant elle.

Gabi : Ricardo!!!
Ricardo : Désolé de t’avoir fait peur. J’aimerais que nous parlions. Je ne te dérange pas?
Gabi : Bien sûr que non. De quoi veux-tu parler?
Ricardo : De nous.
Gabi : De nous? Mais je croyais que…

Il ne la laissa pas finir sa phrase.

Ricardo : Je sais que je t’ai dit que tout était fini entre nous. Mais durant ces derniers mois, j’ai passé beaucoup de temps à réfléchir. Tu me manques énormément, Gabi et malgré le fait que tu ais fait l’amour avec mon frère, je t’aime toujours. J’aimerais que l’on se donne une seconde chance.

C’est à ce moment là que le téléphone de Gabi sonna.

Gabi : Excuse-moi.

Elle décrocha et reconnu immédiatement la voix de Tyus.

Tyus : Gabi, c’est Tyus. Je viens d’avoir vos résultats d’analyses et rassurez-vous il n’y a rien de grave mais j’aimerais quand même que vous passiez à mon cabinet pour que nous discutions de tout ça.
Gabi : Très bien, j’arrive tout de suite.

Elle raccrocha et s’excusa auprès de Ricardo.

Gabi : Je suis désolé, Ricardo. Je dois partir. Je t’appelle plus tard pour que nous finissions cette conversation.
Ricardo : Que se passe t-il, Gabi? Tu as un problème?
Gabi : Je ne peux rien te dire pour le moment. On en reparle plus tard.

Ricardo n’eut pas le temps de répliquer qu’elle était déjà partie. Soudain, sa jalousie refit surface.

Ricardo : Je suis sûr qu’elle est partie rejoindre Antonio. Je dois en avoir le cœur net.

Il décida de la suivre.
_________________


Dernière édition par Jessy33 le Lun 9 Juin - 11:04 (2014); édité 1 fois
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:04 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 8 



Lorsque Gabi arriva à l’hôpital, Tyus la reçu immédiatement.

Tyus : Bien, asseyez-vous. J’ai donc pris connaissance de vos résultats d’analyses et il s’avère que vous êtes en excellente forme. Tout vos résultats sont parfaits.
Gabi : Mais alors, pourquoi ai-je ces vertiges?
Tyus : Vous êtes enceinte, Gabi. De douze semaines. Votre grossesse additionné à votre manque de sommeil sont la cause de vos vertiges.

Le sang de Gabi se glaça.

Gabi : Enceinte!!! Depuis douze semaines!!! Mais comment est-ce possible? Je n’ai aucun retard de règles!!!
Tyus : Cela arrive parfois. Mais en général, les règles s’arrêtent au plus tard au quatrième mois de grossesse.

Gabi était pétrifiée. Une seule question lui venait à l’esprit. Qui était le père de ce bébé? Ricardo ou Antonio?

Tyus : Gabi, est-ce que ça va? Vous avez l’air terrifié.
Gabi : Ecoutez Tyus, j’ai besoin de connaitre exactement la date de conception du bébé.
Tyus : Etant donné que vous êtes toujours réglée, je ne peux pas me baser sur la date de vos dernières règles, mais je peux vous faire une prise de sang pour calculer votre taux de beta Hcg, ce qui nous indiquera de façon précise la date de conception.
Gabi : Dans combien de temps aurez-vous les résultats?
Tyus : Comme ça à l’air très important pour vous, je peux les avoir d’ici une heure.
Gabi : Merci.

Tyus fit appeler une infirmière et celle-ci demanda à Gabi de la suivre. Une fois la prise de sang faite, elle se rendit dans la salle d’attente. Qu’allait-elle faire s’il s’avérait que le bébé était d’Antonio. Comment réagirait-il à l’annonce de cette future paternité? Et Ricardo qui était justement prêt à leur accorder une seconde chance. Jamais il n’accepterait le fait que son frère soit le père de ce bébé. Elle supplia Dieu de faire en sorte que Ricardo soit le père de son enfant, car, dans le cas contraire, quatre vies pourraient bien être bouleversées.

Après un temps qui lui parut interminable, Tyus vint enfin chercher Gabi.

Tyus : Gabi, les résultats sont arrivés. Suivez-moi dans mon bureau.

Les jambes de Gabi tremblaient, tellement elle avait peur du résultat des tests.

Tyus : Alors d’après les résultats, il apparait que le bébé aurait été conçu le 1er mars.

En entendant les paroles de Tyus, Gabi resta complètement figé sur sa chaise. Elle avait l’impression que le sol allait s’ouvrir sous ses pieds. Le 1er mars était justement le jour où Antonio et elle avaient fait l’amour.

Gabi : Est-ce que cette date est fiable à 100 %?
Tyus : Et bien, il peut y avoir une marge d’erreur de quelques jours, une semaine tout au plus.

Cette fois Gabi n’avait plus aucun espoir. Elle avait fait l’amour avec Ricardo pour la dernière fois le soir de la St Valentin. Antonio était donc sans aucun doute possible le père de son bébé. Qu’allait-elle faire? Tyus interrompit ses pensées.

Tyus : Gabi, est-ce que ça va?
Gabi : Pas vraiment, non.

Lorsque Gabi lui avait dit qu’elle avait besoin de connaitre la date de conception du bébé, Tyus avait comprit qu’elle avait eu une aventure avec un autre homme, et en voyant dans quelle détresse elle se trouvait en ce moment, il savait que Ricardo n’était pas le père de l’enfant.

Tyus : Je suis désolé que ces résultats ne soient pas ceux que vous espériez, Gabi. Mais si vous le voulez bien, j’aimerais vous faire une échographie afin de vérifier que le bébé se développe normalement.
Gabi : Une échographie? Oui, d’accord.

Elle semblait complètement perdue et sa détresse s’accentua lorsqu’elle vit son bébé à l’écran et entendit son petit cœur battre. A ce moment là elle prit conscience de la réalité des choses et elle fondit en larmes.

Gabi : Que vais-je faire Tyus? Comment annoncer à Ricardo qu’il n’est pas le père de mon bébé?
Tyus : Vous êtes la seule à pouvoir savoir ce qu’il faut faire, Gabi. Peut être devriez-vous demander conseil au Père Antonio. Je sais que lui et vous êtes très proche.
Gabi : Antonio…

Soudain elle réalisa que cette nouvelle allait complètement bouleverser la vie d’Antonio. Sa carrière de Prêtre risquait d’être totalement détruite si l’Eglise venait à l’apprendre. Il fallait qu’elle lui parle. Elle n’avait pas le choix, elle devait lui dire qu’elle attendait son enfant, quelles que soient les conséquences.
Elle regarda de nouveau ce petit être qui grandissait en elle et qui était le fruit de l’amour qu’elle et Antonio éprouvaient l’un pour l’autre. Que décidera t-il? Abandonnera-t-il l’Eglise pour qu’ils élèvent leur enfant ensemble? Un grand nombre de questions se bousculaient dans sa tête. Des questions auxquelles, seul Antonio pouvait répondre.
_________________
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:06 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 9 



Lorsque Gabi sortit de l’hôpital, elle était tellement préoccupée par ce qu’elle venait d’apprendre qu’elle ne vit pas la voiture de Ricardo garée de l‘autre côté de la rue. Celui-ci s’interrogeait.

Ricardo : Mais qu’est-ce que Gabi est venue faire à l’hôpital? Et pourquoi est-t-elle partie si brusquement tout à l’heure? Je dois découvrir ce qu’elle me cache.

Il décida donc de prendre en filature la voiture de Gabi et très vite, il comprit qu’elle était sur le chemin du presbytère afin de retrouver Antonio.

Ricardo : J’étais certain que tu allais finir par le rejoindre. Tu ne peux pas t’en empêcher. Tu ne pourras donc jamais te passer de lui ma parole.

Il était en colère de voir à quel point ces deux là étaient inséparables. Il était partagé entre l’amour qu’il vouait à son frère et à Gabi, et la haine qu’il éprouvait envers eux pour ce qu’ils lui avaient fait. Aveuglé par sa jalousie, il ne réalisa pas tout de suite ce qui était en train de se passer devant ses yeux. Gabi, totalement perdu dans ses pensées, évita de justesse une femme qui traversait la route puis perdit le contrôle de son véhicule et percuta un arbre de plein fouet. Lorsqu’il vit de la fumée s’échapper de la voiture de Gabi , Ricardo s’arrêta et se précipita à son secours. Il réussit à la sortir du véhicule juste avant que celle-ci ne s’enflamme. Au moment où il l’allongea sur la banquette arrière de sa voiture, il prit conscience que Gabi avait perdu connaissance. N’écoutant que son cœur, il sauta au volant de sa voiture afin de la conduire à l’hôpital de toute urgence.

Ricardo arriva au service des urgences complètement paniqué.

Ricardo : S’il vous plait, aidez-moi, ma fiancée vient d’avoir un accident.

Tyus se précipita vers lui.

Tyus : Ricardo, que s’est-il passé?
Ricardo : Elle a eu un accident de voiture, elle a violemment percuté un arbre. Elle a perdu connaissance.

Le docteur Robinson s’adressa aux infirmières.

Tyus : Nous allons la transporter aux service de soins intensifs pour la réanimer. Veuillez préparer un monitoring afin de vérifier comment se porte le bébé.

Ricardo n’eut pas le temps de répliquer car le temps qu’il réalise ce qu’il venait d’entendre, Tyus était déjà parti avec Gabi. Il avait parlé d’un bébé. Gabi était donc enceinte. A cette pensée, un large sourire illumina son visage.

Ricardo : Un bébé!!! Je vais être papa!!! C’est merveilleux.

Puis aussitôt, une immense inquiétude le submergea.

Ricardo : Et si le bébé n’avait pas survécu à l’accident. Il faut que je sache comment vont Gabi et le bébé.

Au moment où Ricardo arriva au service de soins intensifs, il vit Tyus sortir d’une chambre. Ricardo se précipita vers lui.

Ricardo : Comment va-t-elle, Tyus? Et le bébé? Parce qu’elle est bien enceinte, n’est-ce pas?
Tyus : Gabi est sortie d’affaire. Mis à part quelques contusions elle va bien. Quand au bébé, j’aurais préféré que ce soit Gabi qui vous annonce sa grossesse mais vu les circonstances, je n’ai pas eu le choix.
Ricardo : Comment va-t-il, Tyus?
Tyus : Nous avons encore quelques examens à lui faire mais à priori il se porte bien.
Ricardo : Merci, mon Dieu. Dite-moi, Tyus, j’ai une question à vous poser. Depuis combien de temps Gabi est-elle enceinte?
Tyus : Désolé mais je suis tenu au secret professionnel. Si vous avez des questions concernant cette grossesse, c’est à Gabi que vous devrez les poser.
Ricardo : Mais enfin, je suis tout de même le père du bébé!!!
Tyus : Je vous le répète, je ne peux rien vous dire. Adressez-vous à Gabi.

Puis il s’éloigna.

Ricardo : Pourquoi, ai-je la sensation qu’il me cache quelque chose? Il n’y a qu’un moyen de savoir ce qu’il en est vraiment. Il faut que je vois Gabi.

Il entra dans la chambre et vit Gabi allongée sur le côté, le regard vague.

Ricardo : Gabi, est-ce que ça va?

Lorsqu’elle entendit sa voix, elle tourna son regard vers lui, et en un instant, ses yeux se remplirent de larmes.

Ricardo : Gabi, que se passe t-il? Pourquoi pleure-tu? Si c’est à cause du bébé ne t’inquiète pas, il va très bien.

Gabi s’assit dans son lit.

Gabi : Il y a une chose qu’il faut que tu saches à propos du bébé.
Ricardo : Vas-y, je t’écoute.

Cette fois, Gabi ne put retenir ses larmes. Elle savait que ce qu’elle s’apprêtait à lui dire allait l’anéantir. Mais, elle n’avait pas le choix, elle se devait d’être honnête avec lui.

Gabi : Je suis sincèrement désolé, Ricardo, mais tu n’es pas le père de mon bébé.
Ricardo : Comment ça? Comment peux-tu en être sûre?
Gabi : J’ai fais un test pour connaitre la date de conception du bébé. Et il se trouve qu’il a été conçu le 1er mars. Tyus dit qu’il est possible qu’il y ait une marge d’erreur de quelques jours, ou même une semaine, mais pas plus. Et notre dernier rapport sexuel remonte au soir de la St Valentin.

Les paroles de Gabi résonnèrent dans la tête de Ricardo. La détresse se lisait sur son visage.

Ricardo : Non, non, c’est impossible. C’est un véritable cauchemar. Au moment où j’étais prêt à vous pardonner à tous les deux, voilà que j’apprends que tu attends l’enfant de mon propre frère.

Gabi était en larmes.

Gabi : Je suis sincèrement désolé, Ricardo. J’aurais tellement voulu que cet enfant soit de toi.
Ricardo : Pas autant que moi.

Puis il quitta la chambre. La vue de Gabi lui était insoutenable. Comment la femme qu’il aimait plus que tout au monde pouvait-elle attendre le bébé de son frère? Qu’avait-il fait pour mériter ça? Autant de questions se bousculaient dans sa tête. Des questions auxquelles il n’avait aucune réponse.
_________________
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:07 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 10 



Ricardo passa l’après midi à réfléchir. Il se demanda comment ils avaient pu en arriver là. Ils étaient tellement amoureux et heureux Gabi et lui. Pourquoi avait-il fallu qu’elle tombe amoureuse de son frère?

Déjà, à l’adolescence, toutes les petites copines qu’il avait eu finissait toujours par tomber sous le charme d’Antonio. Mais lorsqu’il était devenu prêtre, Ricardo s’était dit qu’il n’avait plus aucune crainte à avoir de ce côté-là. Il s’apercevait aujourd’hui qu’il avait tort. La soutane n’avait pas empêché Gabi de l’aimer. Pourtant, il connaissait son frère. Au fond de lui, Ricardo était convaincu qu’Antonio n’avait jamais cherché à séduire ses petites amies de l’époque, et encore moins Gabi. Il savait que son frère était quelqu’un de droit et d’honnête et que jamais il n’aurait cherché à lui faire du mal volontairement.

Puis soudain, des souvenirs lui revinrent en mémoire. Il se rappela les fois où Antonio cherchait par tous les moyens à les éviter Gabi et lui. Comment il s’était emporté quand Gabi avait insisté pour qu’il les accompagne au restaurant. Il pensait à l’époque qu’Antonio le fuyait pour une raison qui lui échappait, mais il comprit à ce moment là que ce n’était pas lui que son frère cherchait à éviter, mais bel et bien Gabi. Puis il repensa à toutes les fois où il avait demandé à Antonio de veiller sur elle pendant qu’il travaillait au poste de police. Il réalisa que d’une certaine manière, c’était lui qui avait poussé Gabi dans les bras d’Antonio.

Ricardo : J’ai beau avoir une part de responsabilité dans tout ça, il y a une chose dont je suis sûr c’est que j’aime Gabi plus que tout et que je ne peux pas prendre le risque qu’elle révèle à Antonio qu’elle attend son enfant et qu’il décide de quitter l’Eglise pour l’élever ensemble. Je ne supporterais pas de la perdre. Il faut à tout prix que j’arrive à la convaincre de ne rien lui dire. Mais comment?

Il retourna la situation dans tout les sens et il en vint finalement à la conclusion que s’il voulait garder Gabi près de lui, il n’y avait qu’une seule solution. La contraindre au silence.
En fin de journée, il retourna donc à l’hôpital pour parler à Gabi. Lorsqu’il entra dans sa chambre, elle était sur le point de partir. Tyus venait de lui dire que tout allait bien et qu’elle pouvait rentrer chez elle.

Ricardo : Tyus t’a autorisé à sortir?
Gabi : Oui. Il dit que tout va bien et qu’il ne voit aucune raison de me garder plus longtemps.
Ricardo : Tant mieux. Puisque tu n’as plus de voiture, est-ce que tu veux que je te raccompagne? J’aimerais beaucoup que nous parlions.
Gabi : Très bien. Je suis prête, nous pouvons y aller.

Le trajet s’effectua dans le silence le plus total. Ce n’est qu’une fois arrivé à Surf Central que Gabi rompit ce silence.

Gabi : Merci de m’avoir sauvé la vie, Ricardo. Si tu n’avais pas été là, je serais sûrement morte à l’heure qu’il est.
Ricardo : Ne me remercie pas. J’ai fais ce que toute personne aurait fait dans un pareil cas.
Gabi : Etant donné les circonstances, tu aurais très bien pu continuer ton chemin.
Ricardo : Gabi, malgré ce qui s’est passé entre toi et mon frère, je n’ai jamais souhaité ta mort. Je t’aime plus que tu ne peux l’imaginer.
Gabi : Même maintenant que tu sais que j’attend le bébé de ton frère?
Ricardo : Tu sais, Gabi, j’ai beaucoup réfléchi cet après midi et j’ai réalisé que j’avais ma part de responsabilités dans ce qui s’est passé. Je suis prêt à vous pardonner à tout les deux pour cette erreur car j’ai compris qu’à aucun moment vous n’avez cherché à me faire du mal. Tout ceci appartient maintenant au passé et ce qui compte pour moi aujourd’hui c’est l’avenir. Je veux que nous reprenions la vie commune et que nous élevions notre enfant ensemble.

Gabi ne comprit pas pourquoi, mais à la seconde où Ricardo prononça sa dernière phrase, un sentiment d’effroi la submergea.

Gabi : Notre enfant!!! Mais ce bébé n’est justement pas notre enfant. Lorsqu’Antonio apprendra qu’il est le père de mon bébé, tu penses sincèrement qu’il renoncera à cette paternité!!!
Ricardo : Antonio n’en saura rien pour la simple et bonne raison que tu ne vas rien lui dire.
Gabi : Tu voudrais que je mente à ton frère concernant ce bébé!!! Je suis désolé, Ricardo mais je ne peux pas faire une chose pareille. Antonio a le droit de connaitre la vérité.
Ricardo : Je suis sincèrement navré Gabi mais je ne te laisse pas le choix. Je t’aime trop pour prendre le risque que mon frère veuille prendre ses responsabilités vis-à-vis de cet enfant et que tu décides de l’élever avec lui. Je ne supporterais pas de te perdre.
Gabi : Lorsque tu dis que tu ne me laisses pas le choix, qu’est-ce que tu veux dire exactement?
Ricardo : Ce que je veux dire c’est que si tu révèle la vérité à Antonio, je me verrais obligé de mettre l’archevêque Damien au courant de la situation, mais je préviendrai aussi les médias. Tu sais l’importance que mon frère accorde à sa réputation, alors imagine sa réaction lorsqu’il lira la Une des magazines dont le gros titre sera « Un prêtre de la paroisse St Joseph fait un enfant à la fiancée de son frère ». Non seulement sa réputation sera brisée mais face à un tel scandale médiatique, que fera l’Eglise à ton avis. Elle enverra Antonio le plus loin possible de Sunset Beach, où il sera cloitré dans un monastère pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Et Antonio s’en voudra tellement d’avoir salit la réputation de sa paroisse qu’il acceptera cette pénitence sans broncher. Tu penses que tu supporteras de vivre loin de lui? Sans compter que ton enfant sera lui aussi éloigné de son père. Tu ne penses pas que cette situation serait pire que de ne rien lui dire et que toi et ton bébé puissiez être prêt de lui, même si ça implique qu’il ne sache rien?

Cette fois, Gabi eut l’impression que le sol s’effondrait sous ses pieds. Comment pouvait-il la menacer de la sorte après lui avoir dit qu’il l’aimait plus que tout? Tout ceci ressemblait plus à de la haine qu’à de l’amour. Elle avait l’impression qu’elle allait étouffer. Il fallait qu’elle sorte de cette pièce. Elle jeta un dernier regard à Ricardo et sortit en courant.

Ricardo : Pardonne-moi mon amour. Mon intention n’est pas de te faire souffrir. Je veux juste te garder près de moi. Je sais que tu m’aimes et avec le temps, je suis certain qu’on arrivera à être de nouveau heureux ensemble.
_________________
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:09 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 11 



Habituellement, lorsque Gabi n’allait pas bien et qu’elle avait besoin de quelqu’un à qui se confier, c’est vers Antonio qu’elle se tournait. Malheureusement, cette fois-ci, il était bien la dernière personne à qui elle pouvait parler. Elle décida donc d’aller marcher au bord de l’océan pour réfléchir. Elle se remémora alors les paroles de Ricardo. Il avait raison lorsqu’il disait qu’Antonio accordait une très grande importance à sa réputation et à celle de sa paroisse. Il ne supporterait pas un tel scandale. Puis elle se demanda ce qui serait le mieux pour son bébé. Bien qu’elle aime Ricardo et qu’il ferait certainement un très bon père, a-t-elle le droit de cacher la véritable identité de son père à son enfant? Et si elle révèle la vérité à Antonio, sera-t-il vraiment prêt à quitter l’Eglise pour assumer cette paternité? Si ça n’était pas le cas, son enfant grandirait sans papa. Est-ce vraiment ce qu’elle souhaitait pour ce petit être? Gabi était tiraillée entre le désir d’être honnête avec Antonio, et celui de les protéger, lui et son bébé, des conséquences d’une telle révélation. Après plusieurs heures de réflexion, Gabi décida de protéger l’homme qu’elle aimait en acceptant de garder le silence.

Elle rentra donc à Surf Central pour retrouver Ricardo et lui faire part de sa décision. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle entra et le trouva en compagnie d’Antonio.

Gabi :
Antonio!!! Qu’est-ce que tu fais ici?

Antonio lui adressa un sourire moqueur.

Antonio : Si je me rappelle bien, c’est ici que j’habite.

Gabi se sentit un peu gêné.

Gabi : Excuse-moi, ce n‘est pas ce que je voulais dire. Je suis juste un peu surprise de vous voir ensemble, Ricardo et toi.
Ricardo : Figure-toi que je lui ai demandé de venir pour lui dire que j’avais décidé de faire un trait sur le passé et de vous pardonner. Vous comptez bien trop pour moi pour que je laisse cette erreur détruire notre relation. Je sais que vous regrettez tout les deux ce qui s’est passé, et que cela n’arrivera plus. C’est tout ce qui compte pour moi à présent.
Gabi : Ricardo, il faut que je te parle.

Elle se tourna vers Antonio.

Gabi : Antonio, ça ne te dérange pas de nous laisser quelques minutes.
Antonio : Non, pas de problème. De toute façon, je dois retourner à la Mission.
Gabi : Merci. On se voit plus tard.
Antonio : Très bien, à plus tard, Gabi. A plus tard, Ricardo.
Ricardo : A plus, frangin.

Une fois Antonio parti, Gabi se tourna vers Ricardo et le fusilla du regard.

Gabi : A quel jeu est-ce que tu joues? Tu aurais au moins pu attendre que nous discutions de tout ça avant de parler à Antonio.
Ricardo : Je ne lui ai rien dis à propos du bébé si c’est ce qui t’inquiète. J’ai préféré attendre de connaitre ta décision avant d’aborder le sujet. Est-ce que tu as fais ton choix?
Gabi : Oui, mais avant de t’en faire part, j’aimerais savoir quelles sont vraiment tes intentions. Est-ce que tu veux sincèrement que nous vivions ensemble afin d’élever cet enfant comme le notre, ou est-ce que tu as l’intention de te servir de ce bébé pour te venger de ce qu’Antonio et moi t’avons fait?
Ricardo : Gabi, je peux t’assurer que, malgré les apparences, je vous ai pardonné à Antonio et à toi d’avoir fait l’amour ensemble. Ce que je ne pourrais pas supporter en revanche, c’est de te voir partir. Et c’est ce qui arrivera si tu dis la vérité à mon frère, j’en suis convaincu. Gabi, je t’aime comme je n’ai jamais aimé personne et je sais que tu m’aimes aussi. Seulement je ne me voile pas la face, je sais très bien que ton amour pour Antonio est plus fort que celui que tu me portes et je suis prêt à l’accepter. Tout ce que je te demande c’est de venir vivre avec moi et de me laisser aimer cet enfant et l’élever comme le notre. C’est ce que je désire le plus au monde tu peux me croire.

Gabi était profondément touchée par ses paroles. Elle savait à quel point il avait dû souffrir lorsqu’il les avait surpris son frère et elle. Elle ne pensait pas qu’il arriverait à trouver en lui la force de leur pardonner un jour. Et le voilà maintenant prêt à accepter qu’elle aime son frère plus que lui. C’était de la folie.

Gabi : Tu dis que tu es prêt à accepter mes sentiments pour ton frère mais qu’en sera-t-il quand je ne serais pas avec toi? Antonio est avant tout mon meilleur ami et je serais sûrement amené à passer des moments seule avec lui, comme nous le faisions à l’époque. Penses-tu que tu seras capable de gérer ces moments là sans te torturer en t’imaginant tout un tas de scénarios?
Ricardo : Vous pardonner implique aussi de vous faire confiance de nouveau. Alors, oui, je pense en être capable. Même si ça risque de ne pas être facile au début.
Gabi : Ricardo, j’ai une dernière question à te poser. Mettrais-tu réellement tes menaces à exécution si je choisissais de dire la vérité à Antonio?

A cet instant, le regard de Ricardo se durcit et Gabi comprit, avant même qu’il n’ouvre la bouche, quelle serait sa réponse.

Ricardo : Dans ce cas, je n’aurais plus rien à perdre.

Gabi resta silencieuse quelques instants, puis reprit.

Gabi : Je dois t’avouer que j’ai longtemps réfléchi avant de prendre ma décision. Et après avoir peser le pour et le contre, j’en suis venue à la conclusion que le mieux était de ne rien dire à Antonio. Il faut dire que tu ne m’as pas vraiment laissé le choix. Tu savais qu’en me menaçant de tout révéler aux médias, je chercherais à le protéger. Je suis tout à fait consciente qu’il souffrirait énormément si tout ceci était révélé au grand jour, mais je sais surtout qu’il serait complètement anéanti de savoir que son propre frère, à qui il voue un amour inconditionnel, a fait tout cela dans le seul but de le détruire. Un partie de moi te déteste de me forcer à faire un tel choix, mais malgré tout, l’autre partie de moi ne peut s’empêcher de continuer à t’aimer.
Ricardo : Ca veut dire que tu acceptes de venir vivre avec moi?
Gabi : Je suis prête à laisser une chance à notre amour.

Ricardo ne lui laissa pas le temps d’en dire plus. Il prit son visage entre ses mains et l’embrassa tendrement.

Ricardo : Tu fais de moi le plus heureux des hommes. Je te promets de tout faire pour vous rendre heureux, toi et le bébé.

Gabi lui sourit et le prit dans ses bras. Elle était décidée à tout faire pour que son bébé grandisse dans un vrai foyer, avec une maman et un papa. Mais elle ne put s’empêcher de se demander si elle aurait la force de mentir à Antonio jusqu’à la fin de sa vie. Elle, qui avait toujours été honnête avec lui. En serait-elle capable? Seul l’avenir le dirait.
_________________
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:10 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 12 


Gabi avait dit à Ricardo qu’elle emménagerait chez lui dès le lendemain matin, mais qu’elle préférait rester à Surf Central pour la nuit afin de faire ses cartons. Il se trouve que la véritable raison pour laquelle elle avait tenu à passer cette dernière soirée ici était Antonio. Elle souhaitait lui annoncer son emménagement avec son frère ainsi que sa grossesse sans la présence de Ricardo. Lorsqu’il rentra ce soir-là de la Mission, il trouva Gabi affairée à ranger des vêtements dans des cartons. Elle était tellement absorbée dans ses pensées qu’elle ne l’entendit pas entrer.

Antonio : Ce n’est pas parce que tu n’as pas pu te charger du tri des vêtements à la Mission que tu dois te punir en triant les tiens à onze heures du soir.

Gabi sursauta et se retourna vers lui. Il affichait un large sourire.

Gabi : Antonio!!! Tu m’as fait peur. Je ne t’avais pas entendu arriver.
Antonio : Désolé. Ca n’était pas mon intention. Alors dis-moi. Pourquoi tries-tu tes vêtements à une heure pareille? Tu ne devrais pas être avec Ricardo à l’heure qu’il est, compte tenu du fait que vous venez de vous retrouver?
Gabi : Oui, c’est vrai mais j’avais besoin de te parler.
Antonio : Quelque chose ne va pas avec mon frère?
Gabi : Non tout va bien avec lui. C’est justement de lui et moi que je veux te parler.
Antonio : Je t’écoute.
Gabi : Et bien voilà, comme tu le sais, ton frère a décidé de nous pardonner pour le mal que nous lui avons fait, et il veut tout faire pour que nous retrouvions la relation que nous avions avant.
Antonio : Oui je sais, c’est aussi ce qu’il m’a dit tout à l’heure. C’est merveilleux!!!

L’expression du visage d’Antonio montrait vraiment à quel point il était heureux et soulagé d’avoir retrouvé son grand frère, qu’il aimait par-dessus tout. Tout ces mois passés loin de lui l’avaient profondément affecté. En le voyant si heureux, Gabi ne put s’empêcher de lui rendre son sourire.

Gabi : Oui, c’est merveilleux. Mais ce n’est pas tout. Il m’a proposé de venir vivre avec lui.

Antonio posa son regard sur les cartons qui se trouvaient sur le canapé.

Antonio : Tu n’étais donc pas en train de trier tes vêtements mais bel et bien en train de préparer ton emménagement chez lui.
Gabi : Oui, j’emménage chez lui dès demain matin

Bien qu’Antonio soit heureux que tout ce soit arrangé entre Ricardo et elle, il ressentit malgré tout une pointe de tristesse de voir Gabi quitter cette maison qu’ils partageaient depuis plusieurs mois. Bien sûr, il fit tout son possible pour ne rien montrer à Gabi.

Antonio : Je suis vraiment content pour vous deux. J’espère sincèrement que vous serez heureux ensemble.
Gabi : Je le souhaite aussi.

Elle marqua une pause, puis reprit.

Gabi : Il y a autre chose dont je voulais te parler. Je suis aller voir Tyus hier matin, et il a trouvé la cause de mes vertiges.

Antonio la fixa avec inquiétude.

Antonio : Tu n’as rien de grave j’espère.
Gabi : Non ne t’inquiète pas, je vais bien.

Elle prit une profonde inspiration.

Gabi : Il se trouve que je suis enceinte.

A cet instant, Antonio repensa immédiatement à la fameuse nuit où ils avaient fait l’amour.

Antonio :
Gabi, est-ce que ce bébé…

Elle le coupa immédiatement.

Gabi : Non, ce bébé n’est pas de toi. Je suis enceinte de 14 semaines. Ricardo est bien le père de cet enfant.

En prononçant ses mots, elle sentit son ventre se nouer. Elle savait que ce qu’elle ressentait à ce moment précis était le poids de la culpabilité. Mais elle n’avait pas d’autres choix. Si elle voulait le protéger, il fallait qu’elle lui mente sur l’avancée de sa grossesse.

Antonio : Est-ce que Ricardo est au courant?
Gabi : Bien sûr. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est si impatient que nous emménagions ensemble. Il a toujours voulu que nous ayons un enfant alors imagine sa réaction lorsque je lui ai annoncé la nouvelle. Il a littéralement sauté de joie.

Gabi fut elle-même surprise du naturel avec lequel elle prononçait ses mots, qui n’étaient qu’une partie de la vérité. Elle comprit à cet instant, qu’elle venait d’entrer dans un engrenage de mensonges qui n’était pas prêt de s’arrêter.

Antonio : Je ne te cache pas que tu vas beaucoup me manquer.
Gabi : Toi aussi. Mais ce n’est pas comme si nous n’allions plus nous voir. Tu es mon meilleur ami, Antonio, ne l’oublie pas. Vivre avec Ricardo ne m’empêchera pas d’être toujours là pour toi.

Il la regarda tendrement puis la serra très fort dans ses bras. Puis il s’écarta d’elle et lui demanda :

Antonio : Tu as besoin d’aide pour préparer tes affaires.
Gabi : Non, c’est gentil, j’ai presque terminé. Je vais finir de mettre mes vêtements en carton puis je vais monter me coucher. Je suis complètement épuisée.
Antonio : Ricardo m’a parlé de ton accident. Je suis soulagé que tu n’ai rien.
Gabi : Oui, Dieu merci, le bébé et moi en sommes sortis indemne, en revanche, ce n’est pas le cas de ma voiture. Elle a prit feu juste après que Ricardo m’ai secouru.
Antonio : Une chance qu’il soit passé par là.
Gabi : Oui, c’est vrai.
Antonio : Allez, je te laisse terminer. Je vais monter prendre une bonne douche et me mettre au lit. Je suis moi-même assez fatigué.
Gabi : Très bien. Bonne nuit.
Antonio : Bonne nuit à toi aussi.

Puis il monta.
_________________
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:12 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 13 



Cela faisait maintenant plus de deux mois que Gabi avait emménagé chez Ricardo. Les premières semaines de vie commune avaient été difficiles car il ne pouvait s’empêcher de contrôler tout ses faits et gestes, mais petit-à-petit, elle parvint à le rassurer et à regagner sa confiance.

Ce matin-là, Ricardo se réveilla à l’aube tellement il était impatient. C’était ce matin même qu’ils avaient rendez-vous avec Tyus pour effectuer l’échographie du second trimestre de grossesse, et, enfin, connaitre le sexe du bébé. Il se tourna vers Gabi, qui dormait à poings fermés. Il se leva donc et entreprit de lui préparer un copieux petit déjeuner. Ricardo était au petit soin pour elle depuis le jour où elle avait emménagé. Il connaissait ses sentiments pour Antonio et était prêt à faire tout son possible pour la combler afin de la garder près de lui.
Gabi se réveilla au moment précis où il posa son plateau sur la table de chevet.

Ricardo :Tu as bien dormi ma chérie?
Gabi : Oui, comme un bébé.
Ricardo : En parlant de bébé, il va falloir se mettre à la recherche d’une maison plus grande pour qu’il puisse avoir sa chambre.
Gabi : Oui, j’ai justement entendu parler au Waffle shop d’une maison avec deux chambres à louer avenue de l’Océan. On pourrait aller y jeter un œil après notre rendez-vous avec Tyus.
Ricardo : Oui, ça serait super.

Ricardo déposa le plateau du petit déjeuner sur les genoux de Gabi.

Ricardo : En attendant, te voilà un délicieux petit déjeuner avec tout ce que tu aimes. Pain grillé avec de la confiture, café, jus d’orange et salade de fruits frais. Madame est servie.
Gabi : Gracias, j’ai justement une faim de loup ce matin.
Ricardo : Pendant que tu déjeunes je vais aller prendre ma douche.

Il l’embrassa tendrement puis se dirigea vers la salle de bain.

Son petit déjeuner terminé, Gabi se leva du lit et alla elle aussi se préparer. Ils avaient rendez-vous à 9 h et il était déjà 8h passé. Il n’y avait donc pas de temps à perdre. Pas question d’être en retard. Elle était bien trop impatiente de savoir si elle attendait un petit garçon ou une petite fille. L’un ou l’autre, de toute façon, elle aimera ce bébé plus que tout. Cet enfant était une partie de l’homme qu’elle aimait du plus profond de son âme, alors comment pouvait-il en être autrement.

Tyus les reçut dès leur arrivée à l’hôpital.

Tyus : Bonjour Ricardo, bonjour Gabi. Comment allez-vous?
Gabi : Très bien merci. Un peu de fatigue en ce moment mais à part ça tout va bien.
Tyus : Parfait. Voyons voir comment se porte ce bébé. Veuillez vous allonger sur la table d’examen.

Gabi s’installa.

Tyus : Alors, Ricardo, c’est la première fois que vous allez voir le bébé en image. Prêt?
Ricardo : Je suis impatient.

Tyus versa du gel sur le ventre de Gabi puis alluma l’échographe. Dès que l’on entendit le cœur du bébé, le visage de Ricardo s’illumina. Il se tourna vers Gabi avec un large sourire et une pointe d’émotion. Gabi était elle aussi émerveillée par ces battements de cœur et lorsque Tyus tourna l’écran vers eux, ils furent tout les deux si ému que leurs yeux s’emplirent de larmes.

Tyus : Et bien, on peut dire que ce bébé se développe parfaitement bien. Souhaitez-vous connaitre le sexe?
Gabi : Oui, bien sûr.
Tyus : Et bien j’ai le plaisir de vous annoncer que vous allez être les heureux parents d’une petite fille.
Ricardo : Une fille!!! C’est merveilleux!!! Tu as entendu, chérie, nous allons avoir une petite fille.
Gabi : Oui, c’est magnifique.

Cette fois, Gabi ne put retenir ses larmes. Elle se mit à penser à Antonio. Il lui avait confié un jour que son plus grand regret en devenant prêtre avait été de renoncer au désir d’avoir un enfant. Voilà que la vie lui offrait ce cadeau merveilleux, mais l’ironie, c’est qu’il n’en saurait jamais rien.
_________________
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:13 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 14 



Comme prévu, Gabi et Ricardo allèrent visiter la maison en bord de mer juste après leur rendez-vous. La maison était magnifique. Il y avait une grande pièce à vivre, une cuisine moderne toute équipée, une salle de bain avec une immense douche à l’italienne et deux chambres avec vue sur la mer. Il y avait aussi à l’arrière de la maison un immense jardin avec terrasse et jacuzzi. Ils furent tout les deux totalement sous le charme. Le propriétaire, qui allait lui aussi avoir son premier enfant, accepta de leur louer sa maison. Une fois les papiers signés, Gabi dit à Ricardo qu’elle avait promis à Meg de lui rendre visite.

Gabi : Je dois aller chez Meg. Je lui ai promis de passer la voir. Elle ne va pas très bien en ce moment. Elle vit très mal le fait que ta sœur, que tout le monde croyait morte, est fait son apparition après son mariage avec Ben. Non pas qu’elle regrette que Maria soit vivante mais son retour bouleverse complètement sa vie.
Ricardo : Je comprends, ne t’inquiète pas. Meg est ton amie et il est normal que tu veuilles la soutenir. Va la voir, pendant ce temps je vais passer au commissariat boucler quelques dossiers.
Gabi : Très bien. On se rejoint à la maison, alors.
Ricardo : Ok, à tout à l’heure. Je t’aime.
Gabi : Moi aussi.

Ils s’embrassèrent puis partirent chacun de leur côté. Mais au lieu d’aller rendre visite à Meg, Gabi prit un bus en direction de la Mission. Après l’émotion de l’échographie, elle n’avait qu’une envie, c’était de partager ça avec Antonio. Lorsqu’elle arriva à la Mission, elle trouva le bureau d’Antonio vide. Elle sortit dans le couloir et croisa Sœur Mary Margaret.

Gabi : Excusez-moi, savez-vous où se trouve le Père Antonio?
Sœur Mary Margaret : Il est en confession avec l’un de ses paroissiens. Mais il devrait bientôt avoir terminé. Vous pouvez l’attendre dans son bureau.
Gabi : Merci.

En attendant Antonio, Gabi se mit à feuilleter quelques livres puis son regard se posa sur la statue de la Vierge Marie, tenant le petit Jesus dans ses bras. Instantanément, l’image de son bébé sur l’écran lui revint en mémoire et elle se mit à genoux pour prier.

Gabi : S’il vous plait Seigneur, donnez-moi la force de ne rien révéler à Antonio. S’il apprend la vérité à propos du bébé, Ricardo fera tout pour détruire sa réputation et l’éloigner de Sunset beach.

Elle se releva en toute hâte lorsqu’elle entendit la voix d’Antonio qui parlait à son paroissien. Lorsqu’il la vit, il s’arrêta à la porte de son bureau et la contempla avec un regard plein de désir. Gabi le fixa tout aussi intensément.

Antonio : La grossesse te va à ravir. Tu es magnifique.
Gabi : Merci. Comment ça va?
Antonio : Bien, mais c’est plutôt à toi qu’il faudrait demander ça. Comment se passe ta grossesse?
Gabi : Très bien. Je suis un peu fatigué mais à part ça je me sens bien. Je viens justement de sortir de chez Tyus. J’avais rendez-vous pour la seconde échographie. Tyus dit que le bébé se porte très bien.
Antonio : Super!!! Et tu sais si c’est un garçon ou une fille?
Gabi : Oui…

Comme Gabi restait silencieuse, Antonio lui adressa un sourire taquin et lui lança :

Antonio : Et…? Je peux savoir ce qu’il en est?

Gabi lui rendit son sourire, un peu gêné.

Gabi : Oui, bien sûr, excuse-moi. C’est une fille.
Antonio : Une fille!!! Je vais avoir une nièce!!! C’est super!!!
Gabi : J’aurais cru que tu aurais préféré que ce soit un garçon.

Antonio se rapprocha d’elle et lui dit, sur le ton de la confidence :

Antonio : J’ai quelque chose à t’avouer. J’ai toujours rêvé d’avoir une petite fille. Etant prêtre, je n’aurais donc pas d’enfant. Alors avoir une nièce me comble de bonheur.

En le voyant si heureux elle ne put s’empêcher de culpabiliser davantage. Elle s’avança vers lui et posa la main sur son visage.

Gabi : Antonio… il faut que tu saches.

Puis sans réfléchir, n’écoutant que son cœur, elle l’embrassa. Il lui rendit son baiser et se laissa aller à son désir. Il posa ses mains sur sa taille, l’attira à lui et commença à l’embrasser dans le cou. Puis, d’un coup, il stoppa net. Il regarda Gabi, totalement émerveillé.

Antonio : Elle a bougé!!! Elle vient de donner un coup!!!

Gabi, qui s’était laissé complètement emportée par son désir, ne s’était rendue compte de rien. Sous le coup de l’émotion, elle ne comprit pas tout de suite ce qu’il voulait dire.

Gabi : Comment ça, qui a bougé? De quoi est-ce que tu parles?
Antonio : Le bébé!!! Je l’ai senti bouger.

Elle reprit ses esprits.

Gabi : Ah, elle a bougé. Je suis tellement habituée à la sentir remuer que je ne m’en suis pas aperçue.

Elle changea immédiatement de sujet. Il y a quelques instants, elle était sur le point de tout lui révéler mais elle réalisa que ce serait une erreur.

Gabi : Je suis désolé, je ne sais pas ce qui m’a prit. Je n’aurais pas dû t’embrasser. Je dois y aller.

Elle se dirigea vers la porte mais il la retint par le bras.

Antonio : Gabi, ce n’est rien. Moi aussi je suis fautif. J’aurais dû te repousser au lieu de te rendre ton baiser. Tu sais quoi, oublions tout ça.
Gabi : Tu penses vraiment qu’un jour on arrivera à redevenir de simples amis?
Antonio : Il le faut!!! Nous le devons à Ricardo.
Gabi : Tu as raison.
Antonio : Dis-moi, tout à l’heure, tu m’as dis qu’il fallait que je sache… Que je sache quoi au juste?
Gabi : Oublie ça, rien d’important.

Antonio lui lança un regard suspicieux. Un de ces regards qu’il lui lançait quand il la soupçonnait de lui cacher quelque chose.

Gabi : Très bien, puisque tu veux vraiment le savoir, je vais te le dire. Ricardo et moi venons de louer une magnifique maison en bord de mer.
Antonio : Celle qui se trouve avenue de l’Océan?
Gabi : Oui.
Antonio : Cette maison est superbe!!! Le propriétaire est justement l’un de mes paroissiens. Il me l’a gentiment fait visiter. C’est l’endroit idéal pour élever un enfant.
Gabi : C’est aussi ce que je pense. Cette fois, je dois vraiment y aller. Ricardo doit m’attendre.
Antonio : Très bien. A plus tard. Prends soin de toi et passe le bonjour à mon frère.
Gabi : En fait... il pense que je suis chez Meg.
Antonio : Tu ne lui as pas dis que tu venais me voir?
Gabi : Antonio, tu sais ton frère a encore des craintes à propos de nous deux. Je n’ai pas voulu qu’il s’inquiète.
Antonio : Gabi, ce n’est pas en lui mentant que l’on va regagner sa confiance.
Gabi : Je sais. Tu as raison. Je te promets de ne plus lui mentir lorsque je viendrais te voir. A plus tard.

Elle l’embrassa sur la joue et partit.

Antonio : Gabi, je suis sûr que tu me cache quelque chose. Et je suis bien décidé à découvrir ce que c’est.
_________________
Revenir en haut
Jessy33
Etape 6 - Tentations


Inscrit le: 07 Déc 2013
Messages: 158
Localisation: St André de Cubzac

MessagePosté le: Lun 9 Juin - 11:14 (2014)    Sujet du message: Le dilemme Répondre en citant

Scène 15 



Lorsque Gabi rentra chez elle, Ricardo n’était toujours pas rentré. Elle décida de se faire couler un bon bain pour se détendre et pour réfléchir à la situation. Au moment où elle se dirigeait vers la salle de bain, elle vit que le voyant du répondeur clignotait. Elle appuya sur le bouton pour écouter le message. C’était Ricardo qui lui disait de ne pas l’attendre, qu’il allait rentrer très tard car il devait absolument boucler un dossier avant demain. Son regard se posa alors sur la photo d’Antonio et Ricardo qui se trouvait près du téléphone.

Gabi : Seigneur, dites-moi ce que je dois faire!!! Plus les jours passent, et plus je me dis que je n’ai pas le droit de cacher une chose aussi importante à Antonio. Il avait l’air si heureux d’apprendre qu’il allait avoir une nièce, mais serait-il aussi heureux d’apprendre que c’est en fait sa fille?

Carmen : Quoi!!! Le bébé que vous portez est l’enfant d’Antonio!!!

Gabi se retourna brusquement et découvrit Carmen et Maria sur le pas de la porte, la fixant avec un regard horrifié.

Gabi : Carmen!!! Maria!!! Laissez-moi vous expliquer.
Carmen : Tout est pourtant très clair. Vous attendez l’enfant d’Antonio et vous essayez de faire croire à Ricardo que c’est le sien.
Gabi : Non, ce n’est pas ça du tout.
Carmen : Taisez-vous!!! Vous êtes pire que ce que j’avais imaginé!!! Ca ne vous a pas suffit de trahir mon fils en couchant avec son frère!!! Il a fallut que vous vous fassiez engrosser et qu’en plus, vous essayiez de faire passer ce bébé pour le sien!!! Mais ça ne se passera pas comme ça, petite catin, je peux vous l’assurer.

Voyant Gabi totalement désemparée, Maria intervint.

Maria : Maman, je t’en prie, calme-toi. Laisse-la au moins s’expliquer.
Carmen : S’expliquer!!! Comment peux-tu encore croire à ce qui sort de la bouche de cette menteuse!!!

Devant le soutien de Maria, Gabi se reprit et osa s’imposer face à Carmen.

Gabi : Je vous interdis de me traiter de menteuse!!! Si vous me laissiez m’expliquer, vous comprendriez peut-être dans quelle situation délicate je me trouve.

Surprise de sa réaction, Carmen se radoucit.

Carmen : Très bien, je vous laisse une chance de vous expliquer. Allez-y, je vous écoute.

Gabi se passa la main dans les cheveux et commença son récit.

Gabi : Et bien voilà, lorsque j’ai découvert que j’étais enceinte, j’ai tout de suite fait des examens afin de connaitre la date exacte de conception pour savoir qui d’Antonio ou de Ricardo était le père de mon bébé. Il s’est avéré qu’Antonio était le père de cet enfant et quand je l’ai appris, j’en ai tout de suite parlé à Ricardo.
Maria : Et comment a-t-il réagi?
Gabi : Il m’a demandé de ne rien dire à Antonio et voulait que nous élevions cet enfant comme le notre. Comme j’ai refusé, il m’a alors menacé de tout raconter à l’archevêque Damien et aux médias et de tout faire pour détruire la réputation d’Antonio et l’éloigner le plus possible de Sunset Beach.
Carmen : Vous mentez!!! Ricardo ne ferait jamais une chose pareille à son frère.

Cette fois Gabi était bien décidée à ne pas se laisser intimider par Carmen. Elle la fusilla du regard.

Gabi : Ah oui, vous croyez!!! Et bien, demandez-lui et vous verrez que votre fils peut être capable de beaucoup de choses par vengeance, y compris de détruire son petit frère.
Maria : Maman, tu connais Ricardo. Tu sais qu’il est capable de haïr autant qu’il aime.

Face au regard déterminé de Gabi, Carmen comprit qu’elle disait malheureusement la vérité.

Carmen : Tout est de sa faute. C’est elle qui a semé la haine dans le cœur de mon Ricardo.
Gabi : Je sais que vous me détestez mais je vous en prie, ne dites rien à Antonio. Si vous ne le faites pas pour moi, faites-le pour lui. Il serait anéanti d’apprendre les intentions de Ricardo. Et sa carrière de prêtre serait à tout jamais brisée.
Carmen : Sa carrière a été brisé dès l’instant où il a posé la main sur vous.
Gabi : Je comprends votre colère mais croyez-moi, révéler la vérité à Antonio à propos de mon enfant ne servirait qu’à détruire la vie de vos deux fils.
Maria : Elle a raison, maman. Et en plus, en faisant ça, tu perdrais l’amour de Ricardo. Jamais il ne te pardonnerait une chose pareille.
Carmen : Et que se passera-t-il si Antonio découvre seul la vérité?

Gabi fut saisie d’effroi à cette pensée.

Gabi : Ca n’arrivera pas!!!

Après un moment de réflexion, Carmen finit par dire, au grand soulagement de Gabi :

Carmen : Très bien, je vais me taire. Pour le bien de mes fils.
Gabi : Merci.
Carmen : Ne vous-y trompez pas, je ne le fais pas pour vous.
Gabi : J’en suis consciente.
Maria : Bien, nous allons te laisser te reposer maintenant.

Elle était sur le point d’entrainer sa mère vers la porte lorsque Gabi la retint.

Gabi : Attend, Maria, j’aimerais te parler…

Et posant son regard sur Carmen, elle ajouta :

Gabi : Seule à seule.
Maria : Très bien. Maman, je te rejoins à la maison.

Carmen lança un regard noir à Gabi et s’en alla.

Maria : Alors, de quoi veux-tu me parler?

Gabi hésita, puis se lança.

Gabi : De moi… et de mes sentiments pour tes frères.

Devant le silence de Maria, elle continua.

Gabi : J’ai dis à ta mère qu’Antonio n’apprendrait jamais qu’il est le père de mon bébé mais la vérité c’est que je ne sais pas du tout quoi faire. J’aime énormément Ricardo, mais il se trouve que ce que j’éprouve pour Antonio est bien plus profond. Lorsque je suis avec Ricardo, je ne peux pas m’empêcher de penser à Antonio. Mais quand je suis avec Antonio, lui seul compte. Je me sens vivante et pleinement heureuse. Lorsqu’il n’est pas là, j’ai la sensation qu’il me manque une partie de moi-même, et quand je suis à ses côtés, je n’ai qu’une envie, c’est d’être dans ses bras et de lui dire à quel point je l’aime. De tout mon cœur, et de toute mon âme.

Au fur et à mesure qu’elle parlait, des larmes se mirent à couler sur son visage.

Gabi : Je suis tout à fait consciente qu’il est prêtre et que cet amour est impossible, mais je n’arrête pas de me dire que peut-être, il quitterait l’église s’il apprenait qu’il allait devenir papa d’une petite fille. Et puis, je me mets à penser à Ricardo et au mal que ça lui ferait si une telle chose arrivait. Je suis complètement perdue. Je t’en prie Maria, dis-moi ce que je dois faire.

Maria était profondément bouleversée par ses paroles. Elle ne comprenait que trop bien les sentiments que pouvait éprouver Gabi. Elle-même ressentait exactement la même chose pour Ben. Impuissante devant la douleur de Gabi, elle lui dit :

Maria : Gabi, tu es la seule qui puisse savoir ce qu’il faut faire. J’aurais du mal à te conseiller quoi que ce soit étant donné que je suis la sœur de Ricardo et Antonio. Je ne veux voir souffrir ni l’un, ni l’autre. Ni prendre partie pour l’un ou pour l’autre. C’est à toi de décider ce qui est le mieux pour toi et ton enfant.
Gabi : Tu as raison. Je suis désolé de t’avoir mise dans l’embarras.

Maria lui sourit.

Maria : Ce n’est rien. En tout cas, même si je ne peux pas te conseiller, sache que je comprends très bien ce que tu ressens. Je sais à quel point c’est difficile d’aimer profondément un homme, et de ne pas pouvoir être avec lui.
Gabi : Je sais que tu souffres aussi beaucoup de voir Ben et Meg ensemble. J’espère sincèrement que toi et moi arriveront un jour à être pleinement heureuse.
Maria : J’en suis convaincue. Même si ce n’est pas forcément ce à quoi nous nous attendons, la vie finit toujours par nous apporter le véritable bonheur.
Gabi : Tu as sûrement raison.
Maria : Bon, je dois y aller avant que maman ne s'inquiète et alerte tous les hôpitaux de la ville. Tu la connais. Toujours en train de s’imaginer tout un tas de scénarios apocalyptiques.

Imaginant Carmen se rongeant les sangs en interrogeant ses cartes de tarot, elles partirent toutes les deux d’un grand éclat de rire.
_________________
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:11 (2016)    Sujet du message: Le dilemme

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Antonio & Gabi - La Passion d'un Amour Impossible Index du Forum -> Créations -> Fanfictions Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3, 4  >
Page 1 sur 4

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Flowers of Evil © theme by larme d'ange 2006
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com